Fin de Vie : Pour un débat ouvert et non biaisé

Le problème

A destination des parlementaires français ! Et du Président de la République 

Chers parlementaires, préserver l’unité de la nation c’est légiférer avec responsabilité sur la Fin de vie en refusant un texte qui créerait « une rupture anthropologique majeure », comme alerte Jean LEONETTI.  

Dans son interview accordé à la Croix et Libération le 10 mars dernier, Le président annonçait le lancement d'une démarche législative sur la fin de vie à son initiative.

Celle-ci devait être emprunte d’un esprit de « fraternité » et de « rassemblement » avec un texte qui ouvrait la possibilité de demander une aide à mourir sous certaines conditions strictes.

Malheureusement, le texte sorti de la commission- qui est examiné dans l'hémicycle depuis le lundi 27 mai - présente de graves dérives et semble interdire tout débat contradictoire. La présidente de la commission spéciale, Agnès Firmin Le Bodo (Horizons) considère même que "l'équilibre d'origine" du projet de loi "a été rompu"...

Cette pétition que nous vous adressons doit pouvoir sauver les valeurs de la république et l’éthique du soin. 

Pour être plus précis voici les excès du projet sur lesquels les soignants mais surtout de nombreux citoyens, s’interrogent :

🕳 Délit d'entrave à l'aide à mourir :

C'est reprocher à quelqu'un de retenir le geste d'un malade, d'un souffrant, d'un suicidaire ou d'un dépressif ! La prévention du suicide va-t-il devenir un délit ?

🕳 Euthanasie réalisée par un proche :

Les familles sont déjà majoritairement à l'origine des demandes d'euthanasie. Les proches n'auront même pas à demander à un tiers soignant d'accomplir le geste ? Et quid du soutien psychologique du proche qui aurait "soulagé" ? Aucun pays au monde ne le permet, pourquoi la France ouvrirait cette logique ?

🕳 Cantonnement de la clause de conscience :

Les pharmaciens sont considérés comme des boutiquiers en bout de chaîne, obligés de délivrer la substance létale. La clause de conscience des soignants est rognée progressivement dans tous les pays pratiquant l'euthanasie.

🕳 Disparition du critère de pronostic vital :

Ce n'est plus une loi sur la "fin" de vie, il "suffit" d'atteintes pathologiques. Handicaps lourds, troubles psychiatriques, débuts de pathologies deviennent éligibles...

🕳 Le médecin doit proposer au "demandeur d'aide à mourir" des soins palliatifs :

 Au moins 500 personnes meurent déjà chaque jour en France sans avoir pu accéder à des soins palliatifs. Comment proposer à celui qui veut mourir ce qu'on ne peut proposer à celui qui veut bien vivre sa fin de vie ?

🕳 48h chrono pour mourir :

Voire moins si le médecin (!) estime que la "dignité" n'est pas respectée ! Le médecin devient force de proposition de mort à l'encontre de l'autonomie de la volonté du patient ?

Députés, Sénateurs : la loi "n'aide pas à mourir", elle provoque la mort, sortons des ambiguïtés sémantiques entretenues ! Les vrais termes sont : "euthanasie" et "suicide assisté".

Moins de LIBERTE de vivre : on fait disparaître la souffrance en supprimant le souffrant

Moins d'EGALITE entre les citoyens : les plus vulnérables sont en ligne de mire (handicap, précarité, vieillesse, dépression...)

Moins de FRATERNITE : Provoquer la mort n'est pas un soin.

Moins de collégialité

Moins d'écrit

Moins de temps de réflexion ...

Chers Parlementaires, comme l’a suggéré le Président dans son interview du 10 mars accordé à La Croix et Libération : « laissant à chacun une liberté de vote selon sa conscience. C’est un texte sur lequel il faut avoir l’humilité de cheminer, de bouger, accepter que ses convictions puissent être bousculées », sachez donc prendre le temps, débattre intelligemment et refuser toute approche idéologique en succombant aux injonctions des lobbies « pro-euthanasie ».

Vous devez défendre les valeurs de la République et rien d’autre !

L’Institut Éthique et Politique, que je préside et qui s’appuie sur un comité de signataires de grande qualité et de grande notoriété, a rédigé cette pétition pour rappeler que nous devons avoir à cœur de défendre un corpus législatif sur la fin de vie qui permette une « aider à vivre dignement jusqu’au bout » et refuser une « aide à mourir » qui en réalité est un dispositif de mort provoquée.  

A l’Assemblée nationale comme au Sénat, plusieurs parlementaires se mobilisent et ont déjà pris des initiatives pour alerter leurs collègues parlementaires sur les dérives du texte :  « Il faut laisser le débat vivre et la liberté de conscience s’exprimer, le vote pour l’« Aide à Mourir », est loin d’être acquis malgré ce que certains prétendent ».

Monsieur le Président de la République,

je vous demande d’être le garant d’un débat libre, éclairé et non biaisé et en vous déclarant en faveur de la liberté de vote, assurer les conditions avec le gouvernement, d’un débat parlementaire respectueux et ouvert à la contradiction pour donner en priorité l’accès à des soins palliatifs de qualité partout en France, dans le respect des volontés et des consciences de tous, patients et médecins.

Concernant l’Aide à Mourir, l’autre partie du texte en examen, il faut laisser vivre le débat car on ne peut pas réduire le problème du vieillissement et de la maladie, à ce dispositif controversé.

Un État frileux et incapable de mobiliser un budget pour les soins palliatifs et ses EHPAD ( la dépendance) donnerait un mauvais signal en légiférant sur l’Aide à Mourir donnant l’impression de se débarrasser de ses anciens et des personnes non-productives.

Il faut faire attention de ne pas rompre avec le lien de confiance ancestrale entre les soignants et les patients, les parents et les enfants. C'est la société de la défiance et celle du meurtre par ordonnance qui s’avance.

Non, ce n'est pas un progrès. Ce serait plutôt la signature du retour en arrière après des siècles de civilisation et d'attention aux plus fragiles de la société.

Je vous prie de croire, chars parlementaires, monsieur le Président de la République, à l’assurance de ma très respectueuse considération.

Ludovic TROLLE

Président de l'Institut Éthique et Politique

ET

Le comité des signataires : 

 

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Institut ETHIQUE & POLITIQUELanceur de pétitionL institut Éthique et Politique est un laboratoire d’idées indépendant qui, par la recherche, l’organisation d’événements et des campagnes de mobilisation, œuvre à la refondation d’une politique basée sur la recherche du bien commun.

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Le problème

A destination des parlementaires français ! Et du Président de la République 

Chers parlementaires, préserver l’unité de la nation c’est légiférer avec responsabilité sur la Fin de vie en refusant un texte qui créerait « une rupture anthropologique majeure », comme alerte Jean LEONETTI.  

Dans son interview accordé à la Croix et Libération le 10 mars dernier, Le président annonçait le lancement d'une démarche législative sur la fin de vie à son initiative.

Celle-ci devait être emprunte d’un esprit de « fraternité » et de « rassemblement » avec un texte qui ouvrait la possibilité de demander une aide à mourir sous certaines conditions strictes.

Malheureusement, le texte sorti de la commission- qui est examiné dans l'hémicycle depuis le lundi 27 mai - présente de graves dérives et semble interdire tout débat contradictoire. La présidente de la commission spéciale, Agnès Firmin Le Bodo (Horizons) considère même que "l'équilibre d'origine" du projet de loi "a été rompu"...

Cette pétition que nous vous adressons doit pouvoir sauver les valeurs de la république et l’éthique du soin. 

Pour être plus précis voici les excès du projet sur lesquels les soignants mais surtout de nombreux citoyens, s’interrogent :

🕳 Délit d'entrave à l'aide à mourir :

C'est reprocher à quelqu'un de retenir le geste d'un malade, d'un souffrant, d'un suicidaire ou d'un dépressif ! La prévention du suicide va-t-il devenir un délit ?

🕳 Euthanasie réalisée par un proche :

Les familles sont déjà majoritairement à l'origine des demandes d'euthanasie. Les proches n'auront même pas à demander à un tiers soignant d'accomplir le geste ? Et quid du soutien psychologique du proche qui aurait "soulagé" ? Aucun pays au monde ne le permet, pourquoi la France ouvrirait cette logique ?

🕳 Cantonnement de la clause de conscience :

Les pharmaciens sont considérés comme des boutiquiers en bout de chaîne, obligés de délivrer la substance létale. La clause de conscience des soignants est rognée progressivement dans tous les pays pratiquant l'euthanasie.

🕳 Disparition du critère de pronostic vital :

Ce n'est plus une loi sur la "fin" de vie, il "suffit" d'atteintes pathologiques. Handicaps lourds, troubles psychiatriques, débuts de pathologies deviennent éligibles...

🕳 Le médecin doit proposer au "demandeur d'aide à mourir" des soins palliatifs :

 Au moins 500 personnes meurent déjà chaque jour en France sans avoir pu accéder à des soins palliatifs. Comment proposer à celui qui veut mourir ce qu'on ne peut proposer à celui qui veut bien vivre sa fin de vie ?

🕳 48h chrono pour mourir :

Voire moins si le médecin (!) estime que la "dignité" n'est pas respectée ! Le médecin devient force de proposition de mort à l'encontre de l'autonomie de la volonté du patient ?

Députés, Sénateurs : la loi "n'aide pas à mourir", elle provoque la mort, sortons des ambiguïtés sémantiques entretenues ! Les vrais termes sont : "euthanasie" et "suicide assisté".

Moins de LIBERTE de vivre : on fait disparaître la souffrance en supprimant le souffrant

Moins d'EGALITE entre les citoyens : les plus vulnérables sont en ligne de mire (handicap, précarité, vieillesse, dépression...)

Moins de FRATERNITE : Provoquer la mort n'est pas un soin.

Moins de collégialité

Moins d'écrit

Moins de temps de réflexion ...

Chers Parlementaires, comme l’a suggéré le Président dans son interview du 10 mars accordé à La Croix et Libération : « laissant à chacun une liberté de vote selon sa conscience. C’est un texte sur lequel il faut avoir l’humilité de cheminer, de bouger, accepter que ses convictions puissent être bousculées », sachez donc prendre le temps, débattre intelligemment et refuser toute approche idéologique en succombant aux injonctions des lobbies « pro-euthanasie ».

Vous devez défendre les valeurs de la République et rien d’autre !

L’Institut Éthique et Politique, que je préside et qui s’appuie sur un comité de signataires de grande qualité et de grande notoriété, a rédigé cette pétition pour rappeler que nous devons avoir à cœur de défendre un corpus législatif sur la fin de vie qui permette une « aider à vivre dignement jusqu’au bout » et refuser une « aide à mourir » qui en réalité est un dispositif de mort provoquée.  

A l’Assemblée nationale comme au Sénat, plusieurs parlementaires se mobilisent et ont déjà pris des initiatives pour alerter leurs collègues parlementaires sur les dérives du texte :  « Il faut laisser le débat vivre et la liberté de conscience s’exprimer, le vote pour l’« Aide à Mourir », est loin d’être acquis malgré ce que certains prétendent ».

Monsieur le Président de la République,

je vous demande d’être le garant d’un débat libre, éclairé et non biaisé et en vous déclarant en faveur de la liberté de vote, assurer les conditions avec le gouvernement, d’un débat parlementaire respectueux et ouvert à la contradiction pour donner en priorité l’accès à des soins palliatifs de qualité partout en France, dans le respect des volontés et des consciences de tous, patients et médecins.

Concernant l’Aide à Mourir, l’autre partie du texte en examen, il faut laisser vivre le débat car on ne peut pas réduire le problème du vieillissement et de la maladie, à ce dispositif controversé.

Un État frileux et incapable de mobiliser un budget pour les soins palliatifs et ses EHPAD ( la dépendance) donnerait un mauvais signal en légiférant sur l’Aide à Mourir donnant l’impression de se débarrasser de ses anciens et des personnes non-productives.

Il faut faire attention de ne pas rompre avec le lien de confiance ancestrale entre les soignants et les patients, les parents et les enfants. C'est la société de la défiance et celle du meurtre par ordonnance qui s’avance.

Non, ce n'est pas un progrès. Ce serait plutôt la signature du retour en arrière après des siècles de civilisation et d'attention aux plus fragiles de la société.

Je vous prie de croire, chars parlementaires, monsieur le Président de la République, à l’assurance de ma très respectueuse considération.

Ludovic TROLLE

Président de l'Institut Éthique et Politique

ET

Le comité des signataires : 

 

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Les décisionnaires

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Pétition lancée le 28 mai 2024