

Fin de la vidéosurveillance à Bastia
Le problème
Nous, habitantes et habitants, usagères et usagers de Bastia et de son agglomération, exigeons :

« Lorsqu'on commence à filmer les rues, les portails, on franchit un pas et l'efficacité de cet outil présenté comme dissuasif dans des villes moyennes comme Bastia n'a d'ailleurs pas montré de résultat » - Pierre Savelli le 02/05/23
Source: https://www.corsematin.com/articles/videosurveillance-bastia-fait-de-la-resistance-141284
Ces mots mêmes de l'ancien maire de Bastia contredisent ses actions, étant celui qui a introduit la vidéosurveillance et vidéoverbalisation. Pourquoi ce revirement ? Quelle différence majeure aurait pu survenir ces deux dernières années pour justifier ce choix politique, lorsque l'intégralité des études sur ces dispositifs démontrent encore aujourd'hui leur inefficacité quasi-totale malgré leur coût important ?
Sans réponse claire de la part de la municipalité, nous sommes obligés de les interpeller via une pétition pour être entendus.
- Une surveillance généralisée imposée sans transparence
En plus d'une opacité totale sur le nombre et l'emplacement des caméras, leur coût, les bénéficiaires des marchés publics, la mairie de Bastia refuse de communiquer les logiciels utilisés ainsi que les conditions de protection des données. Nous ignorons si ces dispositifs utilisent l'intelligence artificielle, la reconnaissance faciale, ou encore des outils de surveillance algorithmique.
Nous avons effectué plusieurs demandes d'accès aux documents administratifs auprès de la mairie qui a refusé d'y donner suite. S'est ajouté un recours à la Commission d'Accès aux Documents Administratifs (CADA) qui a invité la mairie à nous répondre sur la majorité de nos questionnements, mais celle-ci n'y a à ce jour, toujours pas répondu. Clairement, sans action citoyenne, la mairie continuera d'ignorer nos revendications légitimes et légales.
- Des caméras pour protéger ou s’enrichir ?
Ce qu'on voit émerger est la vidéoverbalisation plutôt que la "vidéoprotection" : il y a une hausse de la verbalisation à distance via les caméras pour gagner de l'argent sur le dos des Bastiais, tout en dépensant moins pour payer les policiers municipaux. La vidéoverbalisation devient alors un outil de pression et de sanction sur les Bastiais plutôt qu’une réponse à un réel problème de sécurité.
Cette situation est inacceptable et va à l'encontre des promesses faites par la mairie, qu'on ne peut décidément plus croire. Dans un contexte économique de plus en plus tendu, la course à l'amende n'est pas un choix acceptable.
- Surveillance et le droit à la vie privée
Derrière un discours sur l'« insécurité » se cache une logique démagogique qui surfe sur les tendances réactionnaires. Simeoni et Savelli, qui se gargarisent du processus de Beauvau né des émeutes Colonna en 2022, ont pourtant décidé d’installer des caméras sur les lieux et parcours des manifestations, se rendant complices objectifs du préfet et de ses forces répressives..
De plus, il est impossible d'entrer dans Bastia sans être filmé. Longtemps porté par le mouvement nationaliste, la lutte contre la surveillance généralisée semble définitivement être oubliée par la municipalité.
Bastia est-elle une ville au taux de crime si élevé pour justifier de l'installation massive de caméras au coût exorbitant et à l'inefficacité prouvée ?
Les Bastiais ont leur mot à dire.


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Le problème
Nous, habitantes et habitants, usagères et usagers de Bastia et de son agglomération, exigeons :

« Lorsqu'on commence à filmer les rues, les portails, on franchit un pas et l'efficacité de cet outil présenté comme dissuasif dans des villes moyennes comme Bastia n'a d'ailleurs pas montré de résultat » - Pierre Savelli le 02/05/23
Source: https://www.corsematin.com/articles/videosurveillance-bastia-fait-de-la-resistance-141284
Ces mots mêmes de l'ancien maire de Bastia contredisent ses actions, étant celui qui a introduit la vidéosurveillance et vidéoverbalisation. Pourquoi ce revirement ? Quelle différence majeure aurait pu survenir ces deux dernières années pour justifier ce choix politique, lorsque l'intégralité des études sur ces dispositifs démontrent encore aujourd'hui leur inefficacité quasi-totale malgré leur coût important ?
Sans réponse claire de la part de la municipalité, nous sommes obligés de les interpeller via une pétition pour être entendus.
- Une surveillance généralisée imposée sans transparence
En plus d'une opacité totale sur le nombre et l'emplacement des caméras, leur coût, les bénéficiaires des marchés publics, la mairie de Bastia refuse de communiquer les logiciels utilisés ainsi que les conditions de protection des données. Nous ignorons si ces dispositifs utilisent l'intelligence artificielle, la reconnaissance faciale, ou encore des outils de surveillance algorithmique.
Nous avons effectué plusieurs demandes d'accès aux documents administratifs auprès de la mairie qui a refusé d'y donner suite. S'est ajouté un recours à la Commission d'Accès aux Documents Administratifs (CADA) qui a invité la mairie à nous répondre sur la majorité de nos questionnements, mais celle-ci n'y a à ce jour, toujours pas répondu. Clairement, sans action citoyenne, la mairie continuera d'ignorer nos revendications légitimes et légales.
- Des caméras pour protéger ou s’enrichir ?
Ce qu'on voit émerger est la vidéoverbalisation plutôt que la "vidéoprotection" : il y a une hausse de la verbalisation à distance via les caméras pour gagner de l'argent sur le dos des Bastiais, tout en dépensant moins pour payer les policiers municipaux. La vidéoverbalisation devient alors un outil de pression et de sanction sur les Bastiais plutôt qu’une réponse à un réel problème de sécurité.
Cette situation est inacceptable et va à l'encontre des promesses faites par la mairie, qu'on ne peut décidément plus croire. Dans un contexte économique de plus en plus tendu, la course à l'amende n'est pas un choix acceptable.
- Surveillance et le droit à la vie privée
Derrière un discours sur l'« insécurité » se cache une logique démagogique qui surfe sur les tendances réactionnaires. Simeoni et Savelli, qui se gargarisent du processus de Beauvau né des émeutes Colonna en 2022, ont pourtant décidé d’installer des caméras sur les lieux et parcours des manifestations, se rendant complices objectifs du préfet et de ses forces répressives..
De plus, il est impossible d'entrer dans Bastia sans être filmé. Longtemps porté par le mouvement nationaliste, la lutte contre la surveillance généralisée semble définitivement être oubliée par la municipalité.
Bastia est-elle une ville au taux de crime si élevé pour justifier de l'installation massive de caméras au coût exorbitant et à l'inefficacité prouvée ?
Les Bastiais ont leur mot à dire.


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Pétition lancée le 17 juillet 2026