Contre l'interdiction d'accès aux clubs des propriétaires équins

0 a signé. Prochain objectif : 15 000 !


Monsieur le Président de la FFE,

Nous, propriétaires d’équidés, sommes aujourd’hui surpris de votre Communication spéciale - équidés dits de « propriétaire » interdisant même les propriétaires d'équidés d'accéder aux structures hébergeant leur animal de compagnie.

En effet les centres équestres sont des équipements sportifs et en effet ils accueillent du public.

Mais les chevaux ne sont pas des ballons : ce sont des êtres vivants doués de sensibilités avec des besoins vitaux, des habitudes et des sentiments.

Les centres équestres ne sont pas des lieux confinés : il y est très facile de ne pas avoir de contact.

Votre décision radicale est plus qu’inquiétante tant pour nos chevaux que pour les gérants des structures.

En effet, nombre de structures ne disposent pas d’assez de personnel pour satisfaire les besoins des chevaux. Expliquez-moi comment les gérants avec 30 chevaux et pas de salariés vont faire pour nourrir, sortir, soigner, curer les boxes, divertir et/ou travailler chaque cheval (longe ou autre), et parfois même gérer ses propres enfants ? Avec toute la volonté du monde de la part de ces dirigeants, j’ai du mal à croire que les chevaux de ces écuries sortiront indemnes de ce confinement.

Connaissez-vous vraiment le monde équestre rural ?
Savez-vous que nombre de structures ont des chevaux qui se portent bien parce que les propriétaires sont là ?
Monsieur, avez-vous déjà retrouvé vos chevaux amaigris et sur un lit de crottin, parce que vous aviez fait confiance à « un homme de cheval » et que vous étiez parti en vacances 2 semaines?
Ce sont des situations extrêmement courantes et vous ne pouvez pas demander aux propriétaires qui n’ont tout simplement pas de terrain pour avoir leurs chevaux chez eux, de ne pas visiter leur animal de compagnie pendant des semaines, de ne pas s’assurer de leur bonne santé. De faire entière confiance à un dirigeant, qui plus est, va se retrouver débordé !

Il y a bien moins de risques d’aller visiter son cheval que d’aller s’acheter à manger : les distances sont bien plus facile à respecter en club qu’au supermarché.

Alors pour le bien être tant des structures que des chevaux, et aussi des propriétaires, des solutions alternatives sont tout à fait possible :

·         Autoriser un nombre limité de propriétaire dans les structures par exemple, en mettant en place des plannings.
·         Autoriser le travail à pied des chevaux afin de leur éviter des semaines de « placard »..

Je vous le redis : il ne s’agit d’une activité sportive comme les autres : elle implique des êtres vivants qui ont d’autres besoins qu’un ballon de foot ou un ballon de basket. Et vous nous demandez en quelque sorte de les abandonner, de leur faire subir l’incivilité d’une poignée d’humains incapables de respecter certaines règles simples.

Comment gérerez-vous les gérants malades, les accidents lors de la reprise de l’activité parce que les chevaux auront gardé leur énergie pendant des semaines ? Comment faire si notre cheval fait une colique par exemple ? on laisse le dirigeant gérer le cheval en plus des autres ??? ou au détriment des autres… à voir….

La crise sanitaire est grave nous en sommes tous conscients, et des moyens existent pour la vaincre avec des gestes simples. Mais votre décision radicale est aussi très grave puisque vous en oubliez complètement le bien-être animal. Des solutions existent et ce serait peut-être plus à vous de faire confiance à vos dirigeants en leur donnant des directives d’organisation claires qui leur permettrait dans le même temps de mieux s'occuper de leur structure dans ce contexte déjà très complique, plutôt qu’à nous propriétaires.

Prenez le temps d’aller visiter des structures accueillant 50 chevaux avec 1 ou 2 salariés, et posez-vous la question de l’état psychologique de ces chevaux au bout de 4 semaines, voire plus…. Non pas que ces personnes soient mauvaises dans leur travail, mais elles sont humaines...

Je vous l’assure Monsieur le Président, votre décision aura des conséquences très néfastes pour le monde équestre et pour certains chevaux. Permettez aux propriétaires de garder le contact avec leurs chevaux.

Une propriétaire d'équidés