Fertilité au Québec : une seule FIV ne suffit pas


Fertilité au Québec : une seule FIV ne suffit pas
Le problème
Demandons une deuxième tentative de FIV gratuite au Québec : une question de justice et de dignité
Au Québec, le programme public de procréation assistée offre actuellement un seul cycle gratuit de fécondation in vitro (FIV) par femme. Bien que cette mesure soit un pas important vers un meilleur accès à la fertilité, elle demeure largement insuffisante.
Pourquoi ? Parce que la majorité des femmes ne tombent pas enceintes dès le premier cycle. Le taux de réussite d’une première FIV varie entre 30 % et 40 %, selon les profils médicaux et l’âge des personnes. Cela signifie que plus d’une femme sur deux ne connaîtra pas de grossesse à l’issue de ce premier essai. Pour ces femmes, une deuxième tentative est non seulement fréquente, mais souvent médicalement nécessaire.
Or, cette deuxième tentative n’est pas couverte par le régime public. Elle est entièrement à la charge du couple ou de la femme, avec des coûts variant entre 10 000 $ et 20 000 $. Un montant qui est hors de portée pour un grand nombre de Québécoises, peu importe leur âge ou leur situation familiale.
Dans un contexte de crise économique, où les familles jonglent avec des hausses marquées du coût du logement, de l’alimentation, de l’essence et même des soins de santé, ces frais supplémentaires deviennent un mur infranchissable.
Mais au-delà de l’aspect financier, il y a la souffrance humaine.
Le parcours de fertilité est déjà un chemin long, incertain et douloureux. L’échec d’un premier cycle est souvent vécu comme une épreuve déchirante, pleine de deuils silencieux. Lorsqu’on y ajoute la pression financière écrasante liée au coût d’un deuxième essai, la charge devient presque insupportable.
Cela engendre de l’anxiété, de la détresse psychologique, des tensions dans le couple, et peut avoir des effets à long terme sur la santé mentale.
En maintenant cette limite à une seule FIV gratuite, le Québec crée une inégalité brutale.
Les personnes avec de meilleurs revenus ou une assurance privée peuvent continuer à essayer. Les autres, non. Leur rêve d’avoir un enfant est stoppé net — non pas pour des raisons médicales, mais à cause de leur compte en banque.
Est-ce cela, l’équité que nous voulons promouvoir dans notre système de santé ?
Nous croyons que chaque personne qui désire fonder une famille mérite une chance réelle. Et parfois, cela passe par deux essais, voire plus. Une deuxième FIV gratuite ne devrait pas être un luxe réservé à ceux qui peuvent se le permettre. Elle devrait être un droit fondamental, au même titre que l’accès à d’autres soins de santé.
Nous demandons donc au gouvernement du Québec d’étendre la couverture publique à une deuxième tentative de FIV.
Offrir cette possibilité, c’est faire preuve de compassion, de cohérence et de justice.
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Le problème
Demandons une deuxième tentative de FIV gratuite au Québec : une question de justice et de dignité
Au Québec, le programme public de procréation assistée offre actuellement un seul cycle gratuit de fécondation in vitro (FIV) par femme. Bien que cette mesure soit un pas important vers un meilleur accès à la fertilité, elle demeure largement insuffisante.
Pourquoi ? Parce que la majorité des femmes ne tombent pas enceintes dès le premier cycle. Le taux de réussite d’une première FIV varie entre 30 % et 40 %, selon les profils médicaux et l’âge des personnes. Cela signifie que plus d’une femme sur deux ne connaîtra pas de grossesse à l’issue de ce premier essai. Pour ces femmes, une deuxième tentative est non seulement fréquente, mais souvent médicalement nécessaire.
Or, cette deuxième tentative n’est pas couverte par le régime public. Elle est entièrement à la charge du couple ou de la femme, avec des coûts variant entre 10 000 $ et 20 000 $. Un montant qui est hors de portée pour un grand nombre de Québécoises, peu importe leur âge ou leur situation familiale.
Dans un contexte de crise économique, où les familles jonglent avec des hausses marquées du coût du logement, de l’alimentation, de l’essence et même des soins de santé, ces frais supplémentaires deviennent un mur infranchissable.
Mais au-delà de l’aspect financier, il y a la souffrance humaine.
Le parcours de fertilité est déjà un chemin long, incertain et douloureux. L’échec d’un premier cycle est souvent vécu comme une épreuve déchirante, pleine de deuils silencieux. Lorsqu’on y ajoute la pression financière écrasante liée au coût d’un deuxième essai, la charge devient presque insupportable.
Cela engendre de l’anxiété, de la détresse psychologique, des tensions dans le couple, et peut avoir des effets à long terme sur la santé mentale.
En maintenant cette limite à une seule FIV gratuite, le Québec crée une inégalité brutale.
Les personnes avec de meilleurs revenus ou une assurance privée peuvent continuer à essayer. Les autres, non. Leur rêve d’avoir un enfant est stoppé net — non pas pour des raisons médicales, mais à cause de leur compte en banque.
Est-ce cela, l’équité que nous voulons promouvoir dans notre système de santé ?
Nous croyons que chaque personne qui désire fonder une famille mérite une chance réelle. Et parfois, cela passe par deux essais, voire plus. Une deuxième FIV gratuite ne devrait pas être un luxe réservé à ceux qui peuvent se le permettre. Elle devrait être un droit fondamental, au même titre que l’accès à d’autres soins de santé.
Nous demandons donc au gouvernement du Québec d’étendre la couverture publique à une deuxième tentative de FIV.
Offrir cette possibilité, c’est faire preuve de compassion, de cohérence et de justice.
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Pétition lancée le 8 juillet 2025