Faisons pression pour que l'État interdise les LBD

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Le problème

Stop à l’emploi d’armes de guerre contre les manifestants

Depuis plus de deux semaines, la jeunesse des lycées porte ses revendications pour une éducation et une vie digne, dans la rue, devant les établissements scolaires, sur les réseaux sociaux et par tous les moyens à sa disposition pour se faire entendre. Ils aspirent à une vie digne et ce sont nos proches, nos enfants, nos frères, nos sœurs. Ils ne demandent rien d’extravagant : la fin des journées de cours interminables et de l’épuisement constant, des salles de classes avec un plafond qui ne s’écroule pas, une cantine accessible pour pouvoir se nourrir, des perspectives d’avenir fiables autres que la guerre et l’algorithme de Parcoursup.


Face à cela, l’État déploie une répression policière sans précédent, notamment en tirant sur les lycéens avec des Lanceurs de Balles de Défense (LBD) et en employant des grenades et du gaz chimique contre tout types de manifestant, jeune ou vieux, élèves ou enseignants, toutes celles et ceux qui se battent pour une vie meilleure.

On ne recense plus les personnes ayant subi des blessures graves attribuées à des tirs de LBD : traumatismes faciaux, fractures, pertes d’un œil, traumatismes crâniens. 

Une personne est morte et au moins 66 ont perdu l’usage d’un œil depuis que l’utilisation des LBD par la police a été généralisée en France.

Eden, quatorze ans, s’est fait tirer dessus dans le Val d’Oise et n’a plus de mâchoire. Un tir ciblé sur un lycéen de quinze ans à Lens lui a coupé la main. Des dizaines de personnes ont été éborgnées durant les gilets jaunes. Tous les mutilés ne récupéreront jamais ni leurs mains, ni leurs yeux, ni leur mâchoire.


Le ministre de l'intérieur Laurent Nunez l'a dit on ne peut plus clairement : "On a oublié qu'ils sont lycéens, ce sont tout simplement des voyous, des délinquants.”. Des lycéens de 14 ans sont interpellés, mis en garde à vue, violentés et maltraités par la police. Avec les LBD, c’est tout un réel arsenal guerrier qui est déployé aux abords des établissements scolaires : des hélicoptères, des drones… Depuis des années, toutes les armes de la police (lanceur cougar, taser, lance-grenades…) ont été utilisées pour mutiler les manifestants. Les LBD, grenades assourdissantes et toutes armes contenant des explosifs ou assimilés doivent être interdites. Tant que le système capitaliste poussera l’État à agir contre les intérêts de la majorité et à se doter d’une armée de policiers pour empêcher sa population de réclamer ses droits, la police ne sera jamais de notre côté. Plus qu’une réforme de la police, c’est tout le système qui est à revoir.


Tirer sur des lycéens avec des armes de guerre, c’est un choix assumé du gouvernement.

Face à l'injustice, il est humain de se révolter. On ne peut pas opposer des armes de guerre à des adolescents demandant une vie et un avenir digne.


Nous citoyens, démocrates, syndicalistes, révoltés exigeons la fin de l’utilisation des LBD dans toutes les mobilisations sociales et que justice soit faite pour tous les mutilés.


Il est temps de nous unir pour la défense de nos libertés démocratiques et pour faire en sorte de pouvoir lutter et manifester sans risquer d’être mutilés, voire carrément de perdre la vie.

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FÉDÉRATION SYNDICALE ÉTUDIANTE NATIONALLanceur de pétitionFÉDÉRATION SYNDICALE ÉTUDIANTE, ton syndicat de lutte, de proximité et inclusif ! fse-national.fr

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