Faire du Collège de Bétharram un Lieu de Mémoire

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Essayons d'atteindre les 50 signatures !
Les pétitions comptant plus de 1 000 signataires ont 5 fois plus de chances d'aboutir !

Le problème

 

 

 

 

 

 

 

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Il y a longtemps, j'étais élève au Collège de Bétharram. Loin d'être un havre de savoir, ce lieu était pour moi, et pour beaucoup d'autres, le théâtre d'une violence scolaire récurrente. Des brimades, du harcèlement, des coups, des punitions, du mépris — tels étaient les souvenirs que nous portions. Cette violence n'était pas seulement physique, mais aussi psychologique et sexuelle, laissant des cicatrices durables. Aujourd'hui, ces histoires sont presque oubliées, enfouies dans les recoins sombres de l'histoire scolaire, mais les survivants ont eu le courage de parler.

 

Le saint fondateur voulait créer « un véritable camp volant de soldats d’élite, prêts à courir, au premier signal des chefs, partout où ils seraient appelés », dont la mission était « de prodiguer aux autres le bonheur d’être anéantis ». Sous couvert d’éducation, les Pères de Bétharram se sont attaqués aux plus vulnérables, les enfants. Nos agresseurs, leurs recruteurs et leurs donneurs d’ordre sont aujourd’hui protégés par la prescription. Pour défendre et perpétuer leur « projet éducatif » qui a fait des centaines de victimes marquées à vie, ils tentent maintenant « d’envoyer le mot Bétharram aux oubliettes de l’histoire ».


Le Collège va être fermé, et la Congrégation a décidé de mettre en vente les bâtiments. Pourquoi ne pas convertirr cette souffrance en mémoire collective ? En transformant le Collège de Bétharram en un lieu de mémoire, nous pouvons refuser qu'il tombe dans l'oubli. Ce lieu serait non seulement un hommage aux élèves qui ont souffert, mais aussi un outil éducatif puissant pour sensibiliser les générations futures aux ravages de la violence scolaire. 

De nombreux établissements, en France et ailleurs, ont déjà adopté ce type de démarche pour des causes variées. Nous devons faire de même pour garantir que ces incidents ne se répètent plus. Selon une enquête menée par l'Observatoire national de la violence scolaire, près de la moitié des élèves français déclarent avoir été victimes de harcèlement à un moment donné pendant leur scolarité. C'est un problème national auquel nous devons répondre activement.


En tant que membre de cette communauté, il est impératif de raviver ces souvenirs pour qu'ils servent de leçon. Soutenez cette initiative pour veiller à ce que nos expériences douloureuses deviennent une étape pour un futur sans violence. Joignez-vous à moi pour demander que le Collège de Bétharram devienne un Lieu de Mémoire. Signez cette pétition aujourd'hui pour que jamais notre souffrance ne soit effacée de l'histoire.

Agissons pour un « plus jamais ça ».

Merci de votre soutien.

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