Petition updateFéminisme ou antimalisme ?La condition d'opinion
SOS men bashing
Mar 9, 2024

Ce que nous appelons familièrement la liberté d'expression n'est que la liberté d'expression des opinions. Une suite de mots organisée de manière à avoir un sens n'est pas nécessairement une opinion. Par conséquent, la liberté d'écrire ou de prononcer des suites de mots organisées de manière à avoir un sens est subordonnée à une condition préalable, la condition d'opinion. La première question que le censeur qui examine une suite de mots formant des phrases doit se poser est de savoir si ces mots, ces phrases, remplissent la condition d'opinion préalable. Si elles ne la remplissent pas, si elles sont autre chose qu'une opinion, le censeur en interdira l'expression parce que la liberté d'expression se limite à la liberté d'expression des opinions. Certes, la communication des opinions et des pensées est un des droits les plus précieux de l'homme mais il ne concerne que la communication des opinions. La communication des non opinions et des non pensées (la licence, les propos licencieux) n'est pas un droit. La liberté, oui. La licence, non.

Le contrôle (a priori ou a posteriori) de la nature des suites de mots ayant un sens est une conséquence de la reconnaissance des droits de l'homme. Sous l'Ancien régime, la libre communication des opinions et des pensées n'était pas un droit reconnu par la puissance publique. De ce fait, toute suite de mots ayant un sens était soumise à un contrôle a priori de sa conformité aux normes d'expression des opinions en vigueur (la censure) indépendamment de sa nature (opinion ou licence). La distinction entre opinion (libre)et licence (prohibée), conséquence de la reconnaissance de la liberté d'expression des opinions uniquement, n'était pas faite.

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