Si vous vivez dans une grande ville comme Paris, Lyon, Marseille, Lille ou Strasbourg, vous n’avez pu manquer de remarquer sur les murs de ces villes des slogans en grandes lettres noires sur fond blanc tels que ceux-ci : « Elle le quitte, il la tue. », « Aux femmes assassinées, la patrie indifférente. » ou encore « Céline, défenestrée par son mari. 19 e féminicide. »
Ces slogans sont l’initiative de femmes militantes hostiles aux hommes auxquelles on a donné le nom de « colleuses ». « Le collage, c’est concret. Avec ces messages en grandes lettres noires sur fond blanc, les femmes tuées reprennent une place dans l’espace public », affirme Léa, l’une de ces « colleuses».
Si beaucoup de slogans parlent de « féminicides », certains slogans concernent d’autres sujets. La pornographie, notamment. C’est ainsi que nous avons pu voir ce slogan sur les murs de nos villes :
« Consommateur de porno, ta bite dans un mixeur. »
Évidemment, le châtiment proposé par ces femmes est sévère. Il nous ramène au bon vieux temps du gibet de Montfaucon, de l’écartelage et de la roue. Mais après tout, comme le dit la sagesse populaire, aux grands maux les grands remèdes. Et, nul ne le nie, la pornographie est un grand mal qui appelle un grand remède.
Une question se pose toutefois dans le cas des adolescents. Selon une étude récente de l’ARCOM, dès douze ans, plus de la moitié des mineurs consomment du porno. Ce pourcentage monte à 65 % chez les 16-17 ans. Que convient-il de faire dans leur cas ? Devons-nous également déchiqueter leur bite dans un mixeur pour leur apprendre la vie ? Convient-il de réserver le châtiment que les colleuses appellent de leurs vœux aux adultes ?
Une autre question se pose au sujet des adolescentes. Même si elles sont moins nombreuses que les garçons, 30 % des filles de 12 à 17 ans consomment du porno. Comme le clitoris des filles est moins saillant que la bite d’un garçon, il ne sera pas facile de le déchiqueter dans un mixeur. Il faut par souci d’équité, trouver une alternative. Si les colleuses, par souci d’égalité de traitement entre les sexes, demandent un châtiment d’une sévérité équivalente à celle de la sanction qu’elles réclament pour les garçons, la solution qui se recommande le mieux serait l’ablation du clitoris avec un couvercle de boîte de conserve rouillé.
