Lors d'une énième soirée de violence, il me menace avec un couteau, me répète que son statut de gendarme le protège, que je ne peux rien. Je compose le 17. Les gendarmes arrivent, m'isolent, m'écoutent puis repartent sans avoir fait de perquisition et sans le placer en garde à vue. Il doit seulement dormir ailleurs. Pourquoi ? Et pourquoi, lors de mon audition le lendemain à la brigade, suis-je obligée d’insister pour que le couteau soit mentionné dans mon procès-verbal ? Pourquoi me conseille-t-on de ne pas porter plainte. Pourquoi, lorsque j'appelle le jour suivant pour le faire on me le refuse ?
Chaque année, des femmes meurent sous les coups et les balles de leur conjoint policier ou gendarme alors qu'elles avaient alerté l'institution à laquelle ils appartiennent. Parce que l’homme qui leur nuit est assermenté, porte une arme, connaît les procédures, et peut être protégé par les siens, elles sont réduites au silence. Menaces, disparitions de plaintes, absence de sanction hiérarchique. Pour la première fois en France, deux femmes lèvent le voile sur l’une des hontes de notre pays dans un livre mêlant le témoignage d'une ancienne victime, Alizé Bernard, et l'enquête inédite d’une journaliste. Sophie Boutboul a recueilli la parole d'autres femmes ayant vécu le même calvaire, mais aussi celle de membres d'association, d'avocats, de magistrats, de policiers et de gendarmes.
Ensemble elles disent : Maintenant vous savez. Nul n’est censé ignorer la loi.
Alizé Bernard est attachée commerciale. Elle a été victime de violences conjugales perpétrées par son ex-conjoint, ex-gendarme. Elle est mère d’un enfant.
Sophie Boutboul est journaliste indépendante. Elle écrit sur les violences faites aux femmes et aux enfants en France et à l'étranger pour Mediapart, Le Monde, Le Parisien...
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Pourquoi l'enseignement public enseigne-t-il le faux aux élèves ?
Bien des opinions que nos maîtres nous ont inculquées à l'école obligatoire étaient justes. Mais un certain nombre étaient fausses. Par exemple que, sous l'Ancien régime, les Français n'avaient aucun droit ; que c'est Rousseau qui a affirmé le principe de la souveraineté de la nation ; que la constitution de 1791 était fondée sur le principe de la séparation des pouvoirs, selon lequel le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire ne doivent pas être réunis dans les mêmes mains ; que l'État n'existe que pour protéger l'individu.
Pourquoi l'enseignement public met-il des idées fausses dans la tête des élèves (captifs) ? Est-ce parce que les auteurs des manuels scolaires ignorent que ces affirmations sont fausses ? Ou bien est-ce parce que les auteurs des manuels scolaires sont malhonnêtes ? Ou est-ce pour une autre raison encore ?
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Une lettre ouverte de Churchill au chancelier allemand
Une lettre ouverte de Sir Winston Churchill au chancelier Hitler parue dans le quotidien britannique Times en 1938 contenait la phrase suivante : « Si l’Angleterre devait subir un malheur national comparable à celui de l’Allemagne de 1918, je prierai Dieu de nous envoyer un homme qui aurait une force de volonté et d’esprit égale à la vôtre. »
