Actualización de la peticiónFéminisme ou antimalisme ?Simone de Beauvoir et la culture de l’accusation de viol
SOS men bashing
31 jul 2020

La culture de l’accusation de viol ne date pas d’aujourd’hui. Elle remonte au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Il y a plus de soixante dix ans de cela, Simone de Beauvoir écrivait dans le Deuxième sexe que la première pénétration est toujours un viol :

« L’homme, fût-il déférent et courtois, la première pénétration est toujours un viol ». Le deuxième sexe.

Si la première pénétration est toujours un viol, tout homme qui a un rapport sexuel avec femme qui n’a pas encore perdu sa fleur est un violeur. Pour qualifier sournoisement tous les hommes qui dépucellent une femme de violeurs, Simone de Beauvoir élargit le sens du mot viol. Elle ne l’utilise pas dans le sens précis et limitatif que lui donne le code pénal – à savoir une pénétration sexuelle imposée par la violence – puisqu’elle précise que la première pénétration est un viol même si la femme est consentante. Elle l’emploie dans un sens figuré, subjectif : la première pénétration est un viol parce que la femme la ressent comme un viol. Et si la femme la ressent comme un viol, c’est véritablement un viol. Le fait que le mot viol n’est pas utilisé dans son sens propre est oublié. Il n’est reste plus qu’une chose : tout homme qui pénètre sexuellement une femme dont c’est le premier rapport est un violeur. Cela, bien entendu, Simone de Beauvoir ne le met pas noir sur blanc. Finaude, elle préfère affirmer que la première pénétration est toujours un viol plutôt tout homme qui pénètre sexuellement une femme dont c’est le premier rapport est un violeur. Pourtant, de son point de vue, le fait que la pénétration est toujours ressentie comme un viol par la femme fait que l’homme est toujours un violeur.

Cette affirmation de Simone de Beauvoir posait la première pierre de la culture féministe, ou plutôt de la politique féministe, d’accusation de viol qui a pris l’extension formidable que nous constatons aujourd’hui.

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                            Ce qu’est la science politique

La science politique remplit deux fonctions essentielles. La première est de légitimer le pouvoir de l’État car il faut que celui-ci acquière une autorité morale sur laquelle il puisse appuyer sa structure institutionnelle et sa suprématie légale. La seconde fonction de la science politique est de dissimuler la nature et les rouages des systèmes politiques modernes afin d'empêcher les gens de les comprendre. Ces deux fonctions sont directement liées l'une à l'autre car c'est en dissimulant le fonctionnement des institutions politiques que la science politique parvient à les légitimer.

Contrairement au nom qu'elle se donne dans le but de tromper mieux, la science politique n'est pas une science mais un art, celui du mensonge. Les juristes publics ne sont pas des scientifiques mais des plaideurs qui assurent la défense de leur client, L’État. Tout enseignant en science politique est un obscurantiste de profession.

 

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