Petition updateFéminisme ou antimalisme ?Du fait à son explication
SOS men bashing
Apr 29, 2020

Le délire de persécution féministe repose sur le dogme qu'il n'y a pas, qu'il ne peut y avoir, qu'il est impossible qu'il existe une explication rationnelle à une différence entre les femmes et les hommes lorsqu'elle est au détriment des femmes. Il ne peut y avoir qu'une explication et une seule à cette inégalité : une force maléfique, toute-puissante et omniprésente, le "patriarcat" ou analogue, persécute les femmes "parce qu'elles sont des femmes".
Ce dogme a son corollaire : il ne peut y avoir, il est impossible qu'il existe une force maléfique et malveillante qui persécute les hommes "parce qu'ils sont des hommes". S'il existe une différence entre les femmes et les hommes au détriment des hommes, il existe toujours, nécessairement, inévitablement, une explication rationnelle à cette inégalité.
Considérons la population carcérale. Elle est composée de plus de 95 % d'hommes et de moins de 5 % de femmes. N'y aurait-il pas une « inégalité » au détriment des hommes ? Oui, bien sûr, il y en a une. Mais si la population carcérale est masculine pour plus de 95 %, ce n’est certainement pas parce que les hommes sont persécutés "parce qu'ils sont des hommes". Ils ne sont pas victimes du féminismat. Comme il est impensable qu'il existe une force maléfique et malveillante qui persécuterait les hommes "parce qu'ils sont des hommes", il existe nécessairement une explication rationnelle à la disproportion considérable de la population carcérale. Quelle qu’elle soit, il est certain qu'il en existe une.
Ce corollaire est indispensable au dogme parce que, pour que les femmes puissent être persécutées pour la seule raison qu’elles des femmes, il est indispensable que les hommes ne soient jamais persécutés parce qu’ils sont des hommes. S’il n’en était pas ainsi, les deux sexes seraient persécutés. Et si les deux sexes sont persécutés, même à inégalité, l’appartenance au sexe féminin ne peut plus être l’unique explication des persécutions. C’est pourquoi le dogme ne peut exister sans son corollaire.
Même si les autorités intellectuelles en parlent peu, il apparaît de plus en plus que les hommes décèdent davantage que les femmes de l'épidémie du coronavirus. Peut-être 60% d’hommes pour 40 % de femmes, peut-être 70% d’hommes pour 30 % de femmes.
A ce sujet, j’ai entendu un médecin déclarer que ce n’étaient pas les hommes, mais les personnes en surpoids qui décédaient davantage. Cette affirmation complexe signifie i) que les hommes sont plus en surpoids que les femmes ; ii) que les hommes décèdent davantage que les femmes parce que les personnes en surpoids (ou diabétiques ou souffrant d’un autre facteur de risque) meurent plus que les personnes en bonne santé. Nous avons de la sorte notre explication : les hommes décèdent davantage que les femmes parce qu’ils sont davantage en surpoids que les femmes. Nous sommes passés du fait (les hommes décèdent davantage) à son explication (les hommes décèdent davantage parce qu’ils sont davantage en surpoids). Cela fait passer la cause du fait au premier plan et le fait lui-même (le sexe des victimes) au second.
S’il est bien vrai, comme l’affirmait ce médecin (implicitement, je précise), que les hommes sont davantage en surpoids que les femmes, dire que les personnes en surpoids décèdent davantage que les autres, c’est dire que les hommes décèdent davantage que les femmes puisque nous avons accepté l’affirmation que les hommes sont davantage en surpoids. Mais ce n’est pas ce que ce médecin a dit. Ce qu’il a dit, c’est précisément l’inverse : « Ce ne sont pas les hommes qui meurent plus que les femmes. » Passer du fait à l’explication, à la cause, du fait ne fait pas seulement passer le fait au second plan ; cela aboutit à le nier : les hommes ne meurent pas plus que les femmes du coronavirus.
L’expression : les femmes sont plus victimes que les hommes de ceci ou de cela sans précision de la raison pour laquelle il en est ainsi est une expression féministe et, en tant que telle, elle ne s’utilise qu’à propos des femmes. Par exemple : « 60 % des femmes et 70 % des hommes partent à la retraite avant 62 ans », et non pas « 60 % des femmes et 70 % des hommes partent à la retraite avant 62 ans parce que ceci ou cela (ici une explication des raisons pour lesquelles les hommes partent plus tôt à la retraite) ». Si l’énoncé du fait n’est pas suivi de son explication, c’est parce que l’explication du fait est implicite et évidente pour tous : « 60 % des femmes partent à la retraite avant 62 ans parce qu'elles sont des femmes et 70 % des hommes partent à la retraite avant 62 ans parce qu'ils sont des hommes. » Comprenez : les femmes sont, comme toujours, persécutées par le patriarcat. Si on ne le dit pas, c’est parce que cela va mieux en ne le disant pas.
Aujourd’hui les autorités intellectuelles parlent peu du fait que les hommes décèdent davantage que les femmes du coronavirus. Mais si demain elles ne pouvaient faire autrement qu’en parler, elles ne diraient pas : « Les hommes décèdent plus que les femmes du coronavirus », mais « Pourquoi les hommes décèdent plus que les femmes du coronavirus. » Elles passeraient du fait à son explication parce qu’il y a forcément une explication au fait. Le surpoids ou autre chose. Ce qui est sûr, c’est que les hommes ne décèdent pas plus que les femmes du coronavirus parce qu’ils sont des hommes.
Il y a donc toujours une explication au fait. Ces explications sont diverses mais dans leur essence, elles se ramènent toutes à une cause unique : c’est de leur faute. Quand un médecin dit que ce ne sont pas les hommes qui meurent davantage que les femmes, mais les personnes en surpoids, ce qu’il veut nous dire, c’est que si les hommes sont en surpoids, c’est de leur faute. Les femmes prennent soin d’elles mêmes, elles se surveillent, font de l’exercice. Les hommes affalés sur leur canapé suivent des matches de foot à la télé en se bourrant de cochonneries. S’ils sont en surpoids, c’est de leur faute.
Un libraire un jour m’a confié que sa clientèle était à 90% féminine. Il a ajouté aussitôt que si les hommes lisent peu, ce n’est pas parce qu’on les empêche de lire. C’est parce qu’ils ne s’intéressent pas à la lecture. C’est de leur faute.
J’ai parlé de la population carcérale à peu près entièrement masculine. Quelle est, à votre avis, l’explication du fait ? Voici ce qu’une signataire de cette pétition en pense :
"Dans la rue, les femmes SDF se cachent car elles se font violer à tout bout de champ (de rue, plutôt) [voir le témoignage de l'une d'entre elle qui s'en est sortie et a écrit un livre], quant à leur population dans les prisons, il semblerait en effet que les hommes sont plus violents, délinquants, criminels, et qu'ils arrivent plus facilement en prison ... Pourquoi réfuter ces évidences ?" Merry Ann, La vie platinée des hommes, 27 juillet 2019
Je ne nie pas que les hommes sont plus violents, délinquants, criminels que les femmes. Ce que je veux dire (mais je ne sais pas si j’y suis parvenu), c’est qu’il pourrait éventuellement y avoir une explication au fait que les hommes plus violents, délinquants, criminels que les femmes. Par exemple que la vie des femmes est plus facile que celles des hommes. Si les hommes ont plus de mal que les femmes à s’intégrer dans la société, c’est peut-être parce que la société ne les aime pas. Elle ne fait rien pour les aider. Naturellement, l’explication que je propose n’est pas la bonne. Car jamais les hommes ne sont persécutés "parce qu’ils sont des hommes". La bonne explication, c’est que c’est leur faute.

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