
Paris-Match a publié dans son numéro du 12 déc. 2019 une longue interview de Roman de Polanski. Ce fait doit être salué parce que les journaux qui lui ont permis d'exprimer son point de vue ne sont pas si nombreux. Pourtant, nous devons remarquer que durant cette interview, les deux journalistes de Paris-Match posent à Roman Polanski certaines questions qui n’en sont pas réellement.
Ainsi, après avoir évoqué les accusations de Charlotte Lewis, qui accuse Roman Polanski de l'avoir violée en 1982 (nous sommes en 2020) Paris-Match revient à la charge et lui demande : « Mais quel intérêt aurait-elle de vous accuser à tort ? »
Cette question est une variante de la fameuse question féministe : « Pourquoi mentirait--elle ?» Cette question n'est pas une question mais une affirmation. La poser revient à affirmer qu'elle n'a aucune raison de mentir. Et si elle n'a aucune raison de mentir, elle ne ment pas. Et si elle ne ment pas, elle doit être crue sur sa seule parole comme l'exigent les féministes.
Personne au rebours ne pose jamais la question : « Pourquoi mentirait-t-il ? » car seules les femmes n'ont aucune raison de mentir. Les hommes au contraire, ont toutes les raisons de mentir. Comme ils ont toutes les raisons de mentir, ils mentent nécessairement et ne doivent jamais être crus. C'est la raison pour laquelle la question « Pourquoi mentirait-t-il ? » n'est jamais posée.
Ainsi, pour les féministes, la parole de la victime (comprenez la femme) et celle du bourreau (comprenez l'homme) ne pèsent pas du même poids. La femme doit toujours être crue sur sa seule parole parce qu'elle ne ment pas ; l'homme ne doit jamais être cru parce qu'il ment toujours.
Ainsi, les hommes ne sont pas présumés coupables, mais coupables sans avoir été préalablement présumés coupables puisque leur culpabilité est établie par les accusations d'une femme. Ils sont coupables non en raison de leurs actes, puisque les faits n'ont pas à être établis, mais en raison de leur sexe. Ils sont coupables d'être nés de sexe masculin et d'être devenus des hommes. Ils sont coupables parce qu'ils sont des hommes. Ils sont coupables d'être des hommes.
Nous pourrions ainsi être tentés de croire que la question : « Pourquoi mentirait-elle ? » signifie qu'une femme qui accuse un homme doit toujours être crue sur sa seule parole. Or, ce n'est pas la véritable signification de cette question. Les femmes peuvent mentir, tout le monde le sait. Elles peuvent proférer de fausses accusations. L'exemple du jeune Emmett Till en est un exemple.
En 1955, dans le Mississippi, le jeune Emmett Till, âgé de 14 ans fut assassiné parce qu'une femme, Caroline Bryant, avait déclaré à son époux que l'adolescent l'avait attrapée par la taille, lui avait malaxé les seins et avait-essayé de l'embrasser.
Le mari, Roy Bryant, accompagné de son beau-frère, enleva le garçon. Son corps lesté d'une hélice d'égreneuse à coton fut retrouvé dans la rivière Tallahatchie, un œil crevé, une balle dans le crâne, le visage ayant quadruplé de volume. Lors de la veillée funèbre, Mamie Till décida de laisser le cercueil ouvert pour montrer à tous l'état du cadavre de son fils.
Il faudra attendre 2017 pour apprendre que l'accusatrice, Caroline Bryant, avait tout inventé.
Ainsi, puisqu'il est patent qu'une femme peut porter de fausses accusations pour des raisons x ou y, la signification réelle de la question : « Pourquoi mentirait-elle ? » n'est pas qu'une femme ne ment jamais mais que, si elle ment, c'est sans importance.
Si un homme n'a pas violé une femme, il aurait pu le faire. Et s'il n'a pas violé cette femme, il en a probablement violé une autre. Alors quelle importance si les accusations sont infondées ? Si ce n'est toi qu'il a violée, c'est donc ta sœur. Accuse de viol les hommes tous les jours. S'ils ne savent pas pourquoi tu les accuses, toi tu le sais.
Ainsi, la question « Pourquoi mentirait-elle ? » signifie en réalité qu'on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs. Si l'on croit les femmes sur leur seule parole, inévitablement certains innocents seront condamnés, mais c'est sans importance parce que le juste combat féministe justifie bien quelques dommages collatéraux. Que voulez-vous, on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs.
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Sexe, un mot de trop ?
L’essayiste Pierre-André Taguieff pose cette question : « Race, un mot de trop ? ». Il aurait pu, de la même manière, et plus pertinemment encore poser cette autre question : « Sexe, un mot de trop ? ». Vous noterez que le commissariat aux questions masculines a été baptisé secrétariat d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette dénomination, qui évite la formule « égalité entre les sexes », présente d’abord l’avantage de faire passer les femmes avant les hommes, de proclamer qu’elles sont le premier sexe. Mais elle présente un autre avantage que l’on ne remarque pas. Elle permet de faire disparaître le mot « sexe ».
Sexe, un mot de trop ?
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Choses entendues
J’étais dans un café lorsqu’une femme est entrée et a demandé si elle pouvait utiliser les toilettes. Le barman lui a répondu qu’elles étaient réservées aux consommateurs. La femme alors a répliqué que « pour les femmes, cela devrait être gratuit ». Puis elle a commandé en maugréant un café avant d’ajouter : « De toutes façons, nous les femmes, nous sommes plus intelligentes que vous. »
Cette manière de penser est parfaitement normale. Les activistes féministes répètent si souvent aux femmes qu’elles appartiennent au sexe élu qu’on voit mal comment elles pourraient penser autrement..
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Le fascisme et le nazisme sont une évolution de la démocratie.