Petition updateFéminisme ou antimalisme ?La foule n'est plus seule
SOS men bashing
Jul 22, 2019

Une bonne nouvelle pour les héroïques francs tireurs de la lutte contre les "féminicides" : ellestoutes, Eva Darlan, Muriel Robin, l'État, le Commissariat général aux questions masculines, la mairie de Paris, les mairies d'arrondissement, les départements, les régions, les préfectures, Le Monde, le vieil Obs, Mediapart, Marianne, le Canard enchaîné, Politis, la Revue du crieur, le Parisien, Génération S, le PCF, le PS, la république au pas, la France vachement insoumise, la CGT, l'Union syndicale solidaire, le NPA, la fédération anarchiste ne sont plus isolés dans leur combat désespéré contre les "féminicides" : Lutte ouvrière est avec eux.

Toutes les puissances de la vieille Europe ont conclu une alliance sacrée contre le communisme écrivait autrefois Karl Marx. Aujourd'hui, ce sont toutes les puissances du bloc de la liberté qui ont conclu une alliance sacrée contre le spectre des "féminicides". Quand la voix des travailleurs se mêle à celle des banquiers, la victoire est certaine.

El féminismo unido jamas sera vincido !

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Stop aux meurtres conjugaux

Un collectif de femmes vient d'envoyer une lettre ouverte pour demander au gouvernement des actes pour protéger les femmes victimes de violences conjugales. Depuis janvier 2019, en six mois, 71 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Pourtant un certain nombre d'entre elles avaient alerté la police, l'hôpital ou d'autres services mais aucun de ces services n'avait été en mesure de les protéger, faute de réponses adaptées et de moyens.

Macron et la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, ne sont pas avares de déclarations qui ne coûtent rien. Mais les moyens humains, et donc financiers, qui permettraient de lutter contre ces violences se réduisent. Et le nombre des victimes, lui, ne diminue pas... Lutte ouvrière, 4 juillet 2019

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Féminicide : un dossier assassin pour la justice

Une idée pour Marlène Schiappa qui veut lancer un Grenelle des violences conjugales à la suite du 75e "féminicide" enregistré depuis le 1er janvier ? Tirer les leçons de l'histoire — tragique et ubuesque — d'Isabelle Thomas, assassinée en 2014 par son époux. L'affaire sera plaidée le 7 octobre. Ce jour-là, Isabelle Steyer, avocate de la famille, réclamera que l'État soit frappé au portefeuille. Façon de le réveiller ! Deux mois avant le drame, le futur meurtrier avait tenté d'étrangler sa femme. Placé sous contrôle judiciaire par un juge de Valenciennes avec interdiction, sous peine de prison, d'approcher Isabelle, il devait être jugé le 14 août. Sauf que, libre, il traîne devant chez elle, la suit, l'abreuve d'appels, lui promet qu'il ne la "lâchera pas". En juillet, nouvelle plainte. Isabelle signale les violations du contrôle judiciaire. Les policiers lui disent d'attendre le procès.

Le 4 août, l'homme poursuit Isabelle, sa mère et son père en voiture. La jeune femme appelle le tout proche commissariat de Grande Synthe. En vain. L'appel est enregistré. Dernier mot : « il y a une voiture qui nous suit. On nous tue." L'homme tire, trois morts.

Contrôle judicieux

Pourtant, pas question pour l'agent judiciaire de l'État (représentant du Trésor) de reconnaître le moindre tort "Il n'est pas contesté que cette plainte n'a pas donné lieu à des actes d'enquête avant le 4 août 2014 », mais… « Il n'est pas établi que l'absence de traitement de cette plainte est la cause directe du passage à l'acte de monsieur ni, surtout que son traitement aurait permis de l'éviter. » C.Q.F.D. ! Et donc : « En l'absence de lien de causalité, la responsabilité de l'État ne saurait être engagée. » Ainsi, pas question de payer les 300 000 € réclamés par Cathy, la sœur d'Isabelle ! Son avocate fulmine : « Cela signifie que déposer une plainte ne sert à rien, puisque cela n'empêche pas un passage à l'acte ou ne permet pas de révoquer un contrôle judiciaire et d'arrêter le mis en cause. Les contrôles judiciaires n'ont donc pas de valeur. »

L'assassin s'est pendu en prison. Sa mort a éteint l'action publique. Pas la bêtise ni l'aveuglement judiciaire…

Le Canard enchaîné, N°5149, 10 juillet 2019

 

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