Jacqueline Sauvage ne pouvait pas quitter son mari violent parce qu'il la terrorisait. Pour que l'enfer qu'elle vivait avec lui depuis 47 ans prenne fin, elle n'avait qu'une seule solution : l'abattre. Elle était ainsi une victime qui avait « déjà payé ».
Dans les années 1990, Jacqueline Sauvage et son époux détaillaient du vin qu'ils achetaient en gros et revendaient en bouteilles en faisant du porte à porte auprès des particuliers. C'est dans ces circonstances qu'ils firent la connaissance de Madame C. à la recherche d'un emploi, qui devint leur représentante. En 1994, après une rupture, Madame C. est devenue la maîtresse de Monsieur X, l'époux de Jacqueline Sauvage. Ils se mettent en ménage.
Quinze jours après le début de leur vie commune, Jacqueline Sauvage arrive en voiture et se gare devant la maison de C. Elle vient récupérer son mari. Elle s'approche du portail, crie des insultes, secoue violemment la poignée pour tenter d'ouvrir la porte. Monsieur X, soumis, obéit à sa femme. Il sort de la maison et la suit. Jacqueline Sauvage a récupéré son bien. Au retour, elle le menace d'un fusil s'il récidive. Elle a reconnu devant les juges qu'elle avait eu envie de le tuer. Sa fille l'en a empêchée.
Quelques jours plus tard, Madame C, désormais seule, sort de chez elle et aperçoit Jacqueline Sauvage qui l'attend. Elle crie : « Je vais te foutre une trempe ! ». Elle s'approche d'elle et la frappe avec ses mains et avec ses poings.
Madame C. se rue dans sa voiture et démarre pour échapper aux coups. Jacqueline Sauvage la poursuit. Les deux voitures roulent à vive allure à touche-touche. Madame C. terrorisée, ne sait comment échapper à sa poursuivante. Elle fonce vers la gendarmerie la plus proche et se rue à l'intérieur. Les gendarmes lui conseillent d'aller voir un médecin pour constater ses blessures puis de revenir porter plainte.
Madame C. va voir un médecin mais, sur la demande de Monsieur X, renonce à porter plainte.
En se soumettant à la volonté de son épouse, Monsieur X a signé son arrêt de mort. S'il avait été capable de lui résister, il serait encore en vie à l'heure actuelle.
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Jacqueline Sauvage, ainsi que ses 4 enfants ont subi les viols et les violences de leur mari et père pendant 47 ans.
"Parce que c'est une honte qu'une femme ayant tué son compagnon alors qu'il la battait, abusait sexuellement leurs fille et a poussé son fils au suicide écope de plus d'année de prison qu'un homme ayant tué sa compagne ou ex-compagne sans aucune circonstance atténuante. J. Sauvage aurait dû bénéficier d'un non-lieu. RECONNAISSONS LE FEMINICIDE, RECONNAISSONS LES DROITS DES FEMMES." Marjolaine CHRISTIEN-CHARRIÈRE
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"Pauvre Madame Sauvage victime de la Ste et de la Justice. Nous avons une fois de plus la preuve que la justice n'est pas rendue au nom du peuple français mais au nom des juges qui n'ont aucun compte à rendre au peuple français et de ce fait ils ne font l'objet d'aucune sanction ;
Pour beaucoup c'est simplement leur pure conviction qu'ils mettent en avant voire un corporatisme absolu ;ils se moquent et se fichent des victimes réelles en leur infligeant une double peine; les exemples sont innombrables; quand les politiques vont-ils prendre le sujet à bras le corps?" Henry Abdilla
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Quel acharnement sur cette dame! On attend qu'elle cesse d'exister ou quoi?Messieurs les juges, de quoi est fait votre coeur? Vous "roulez" pour qui dans cette obstination?Elle est encore plus UNE VICTIME! Madeleine Collin
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c est inassimilable de ne pas faire sortir Jacqueline Sauvage avec tout ce qu'elle a subit à ce jour !!!!!
Qu elle passe les fêtes avec ses enfants et petits enfants un peu d’humanité pour elle. Annie Garneiro