Petition updateFéminisme ou antimalisme ?Comment se fait-il que les hommes ne soient pas des femmes comme les autres ?
SOS men bashing
Dec 16, 2018

La phrase : "Les femmes sont des hommes comme les autres" est une manière spirituelle de revendiquer l'égalité de traitement entre les femmes et les hommes en vertu de la règle qui veut que ce qui est identique doit être traité de manière identique. Cependant, si les femmes sont des hommes comme les autres, cela implique inversement que les hommes sont des femmes comme les autres. Or, ce n’est pas du tout le genre de musique que nous entendons.

« Le monde a toujours appartenu aux hommes »; « L’homme peut facilement connaître des étreintes sans lendemain qui suffisent à la rigueur à calmer sa chair et à le détendre moralement » affirmait Simone de Beauvoir.

S’il est vrai que le monde n’a toujours appartenu qu’aux hommes, s’il est vrai que les hommes seuls peuvent connaître facilement des étreintes sans lendemain, cela n’implique-t-il pas qu’ils ne sont pas des femmes comme les autres ?

« Nous les femmes, s’indigne une féministe radicalisée, n’allons pas au coin de la rue dépenser quelques kopecks pour user du corps d’autrui. Traiter l’autre comme un objet, nous on sait pas faire. Pour nous, l’amour suppose que l’autre existe. »

S’il est vrai que les hommes traitent « l’autre » comme un objet, alors que pour les femmes faire l’amour suppose que « l’autre » existe, cela n’implique-t-il pas que les hommes ne sont pas des femmes comme les autres ?

Une pétition lancée sur Change.org demande qu’Eyerusalem, une jeune éthiopienne de 26 ans, ne soit pas renvoyée en Éthiopie car elle y serait très certainement vouée à la prostitution et à la merci de la violence des hommes en général.

Ainsi, si la Suisse expulse Eyerusalem vers l’Éthiopie, elle sera livrée à la merci de la violence de certaines femmes. Mais ces femmes ne seront pas des femmes comme les autres. Ces femmes seront des hommes.

Ce n'est pas, remarquez le bien, que je veux dire par là que cette jeune éthiopienne doit être renvoyée en Éthiopie. Bien au contraire, il est évident que sa vie sera meilleure si elle peut vivre dans un pays développé plutôt que dans un pays déshérité. J’ai d’ailleurs signé la pétition .Je voulais seulement faire observer à travers ces exemples que les gens ne peuvent pas logiquement affirmer que les femmes sont des hommes comme les autres s’ils n’acceptent pas que les hommes soient des femmes comme les autres.

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Égalité

« Le faux dogme de l’égalité, flatteur aux faibles, aboutit en fait à la licence infinie des puissants. Jamais l’élévation sociale n’a comporté moins de charges, jamais l’inégalité réelle n’a été plus abusive depuis l’incorporation dans le Droit positif d’une égalité de principe entraînant la négation de tout devoir d’état. » Bertrand de Jouvenel, Du pouvoir.

« La révolution éleva sous le nom d’égalité, l’empire de la richesse. Elle a livré la France aux hommes d’argent. » Anatole France, Le lys rouge.

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Représentants dropping

« De Gaulle, non seulement par tempérament, par inclinaison, par goût, évite le conseil et s’éloigne des représentants élus de la nation. » François Mitterrand, Le coup d’état permanent, p. 87. « Peut-on admettre encore l’existence de mandats impératifs ? Une réponse négative s’impose dès l’instant que l’on a admis l’existence d’une assemblée de représentants » Brunet, Vouloir pour la nation, p. 101 "Chaque élection n'augmente-t-elle pas le nombre de nos représentants au Parlement?" Karl Kautsky, La révolution sociale, p92.« Dans le système de la représentation, ce n’est pas la volonté du peuple qui détermine celle des représentants, c’est au contraire le peuple qui fait siennes, par avance, les volontés que les représentants viendront à énoncer. » Raymond Carré de Malberg, Contribution à la théorie de l’état. « La grande faveur dont jouirent les institutions de la démocratie directe peut être tenue pour un témoignage de la maturité politique des gouvernés que l’on jugeait dignes d’être en certaines occasions, libérés de la tutelle de leurs représentants. » Georges Burdeau, Traité de sciences politiques. « Il faut que le peuple soit un souverain absolu dans l’instant qu’il désigne ses représentants, car ainsi peuvent-ils tenir des droits illimités » Bertrand de Jouvenel, Du pouvoir. « Les représentants du peuple n’ont pas plutôt conquis le pouvoir, qu’ils se mettent à consolider et à renforcer leur puissance » » Proudhon, cité dans Michels, Les partis politiques p.36. « Le régime représentatif repose sur une idée simple : le peuple est incapable de se gouverner lui-même et doit par suite confier à des représentants le soin de gouverner à sa place. Les représentants sont désignés par les électeurs. » Jacques Cadart, Institutions politiques, p. 193. « Sitôt qu’on remet à des représentants le soin d’exercer le pouvoir, le Parlement devient souverain. » Giovanni Sartori, Théorie de la démocratie p. 21. « Chacun sait que dans les démocraties occidentales, la part faite à l’exercice direct de la souveraineté est infime ou nulle, et que l’essentiel du jeu politique appartient aux représentants ; les prérogatives du citoyen se réduisent à participer tous les quatre ou cinq ans au choix des représentants. » Association française des historiens, Le concept de représentation dans la pensée politique. p. 29. « La nation n’exerce sa souveraineté que par l’intermédiaire de ses représentants. » Jacques Godechot Les institutions de la France sous la révolution et sous l’Empire, p. 75. « Le régime représentatif était une suite du principe de la souveraineté de la nationale. Comme celle-ci ne résidait pas dans les particuliers, ni même dans leur totalité, mais dans leur collectivité extra individuelle, le régime représentatif faisant dépendre la formation de la volonté de la nation de ses représentants constitués. » Soboul, dictionnaire historique p. 1001 « L’élection n’était qu’une fonction, commise par la nation à certains citoyens, reconnus aptes à son exercice, une médiation instrumentale destinée à composer et légitimer l’assemblée des représentants. » François Furet. Dictionnaire critique de la révolution française. « Si le peuple ne peut exercer lui-même la souveraineté, comme il ne saurait l’aliéner, il faut bien qu’il en confie l’exercice à des représentants. » Michel Troper, préface à Vouloir pour la nation. « Lorsque le titulaire de la souveraineté est la nation, il n’y a plus de choix possible, car dès lors que la nation n’est qu’une entité abstraite, elle ne pourrait assurer un exercice direct, si bien que là encore il faudrait recourir à des représentants. » Michel Troper, préface à Vouloir pour la nation. « Il convient de distinguer selon que le souverain est le peuple ou la nation, des modalités différentes de nomination et de contrôle des représentants. » Michel Troper, préface à Vouloir pour la nation. « Si le peuple est le souverain, la représentation n’est que l’un des modes possibles de l’exercice de la souveraineté, puisque le peuple pourrait soit l’exercer lui-même, soit recourir à des représentants. » Michel Troper, préface à Vouloir pour la nation. « Les représentants bien loin d’avoir à obéir aux ordres populaires, sont appelés au contraire à gouverner le peuple. » Raymond Carré de Malberg, Contribution à la théorie générale de l’état. « Représentants de la nation, le destin de ce peuple est entre vos mains. » René Coty, adresse à la chambre des députés, le 29 mai 1958. « Représentants du peuple, les députés ont reçu leur mandat pour délibérer et voter, et non pour être seulement consultés. » Jacques Duclos, le 29 juillet 1958. « J’ai passé la parole au peuple, comme je l’avais promis. Il a élu ses représentants. » De Gaulle, conférence de presse du 19 mai 1958.

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