Petition updateFéminisme ou antimalisme ?Le blasphème d’Élias
SOS men bashing
Aug 23, 2018

Il y a longtemps, bien longtemps de cela (c'était en 2004), mon attention a été attirée par une affiche d'une organisation gauchiste, l'Alternative Révolutionnaire Socialiste. Elle posait cette question :

"Le féminisme, poison moderne du communisme ?"

 Qui n'a pas constaté, en fréquentant l'extrême gauche ou le Parti Communiste Français, qu'un nombre croissant de militantes s'attachaient plus que tout à la lutte féministe, mettant au centre de leurs préoccupations leur féminisme, déconnectant tout à fait la lutte pour l'émancipation des femmes de la lutte des classes et de la révolution?

 Et ce constat, que l'on impute en priorité au Parti Communiste Français et à la LCR, n'est pas « normal » et anodin.

 Il est la preuve de la dérive vers la droite et l'idéologie bourgeoise d'un grand nombre de « communistes ».

La cause de cette tendance devenue problématique, c'est l'opportunisme en politique des directions de l'extrême gauche. Un opportunisme en politique qui se traduit donc par une attitude particulière à l'égard des femmes et plus généralement de l'ensemble des « opprimés spécifiques ».

Pour amener les femmes à la politique, certains ont préféré intervenir sur la base de problèmes dénommés « particuliers », opposant d'abord les problèmes des femmes à ceux des hommes, puis opposant bien vite les femmes elles-mêmes au « monde des hommes », et ainsi à conforter dans le rôle de victime de leur sexe une petite frange d'hystériques. En plaçant la lutte pour le féminisme en haut des priorités lors des campagnes politiques, en faisant des femmes des opprimées des hommes, nos opportunistes cachent très mal leur volonté de gommer les antagonismes de classe qui doivent ainsi diviser les femmes pas moins que les hommes.

Résultat de cette politique, de plus en plus de femmes des beaux quartiers investissent les organisations d'extrême gauche pour devenir une force de confusion et renforcer la base des directions opportunistes.

Élias

Combat, Organe de l'Alternative Révolutionnaire Socialiste

Section de l’Île de France, 29, rue des Gravilliers, 75003 Paris.

 Que ce malheureux n'avait-il pas dit là !Cette opinion a déclenché un tel tollé dans le milieu de l'extrême gauche, notamment à la LCR (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître) que le malheureux, comme Galilée, a été contraint d'abjurer.

 Un commentaire :

Eh bien... Cela ne m'étonne pas du tout de la personne qui l'a écrit, cet article... J'ai connu personnellement ce fameux Élias et son organisation, stalinienne à souhait. Heureusement, je n'ai pas fréquenté le maître à penser de ce type, je crois que j'aurais bien rigolé.

Je ne vais pas faire un résumé de mon parcours politique, néanmoins, je souhaite affirmer que même les plus stals que j'ai rencontré (hormis ce Élias) n'avaient pas cette idée de la femme et du féminisme. Actuellement, j'ai rejoint le rang des anarcho-syndicalistes (CNT-AIT) et je pense (j'ai toujours pensé) que la libération de l'homme dépendait de la libération de la femme. Même si je suis d'accord avec le point de vue de Roland, que certains "féminismes" sont anti-masculinistes... Ce en dépit du fait qu'à l'origine féminisme signifiait égalité des sexes et non mépris des femmes pour l'autre sexe. Mais ce féminisme anti-masculiniste n'existe heureusement pas (ou très peu) dans le milieu révolutionnaire.

Enfin, un dernier commentaire sur cet article d’Élias... Ce n'est pas digne d'un révolutionnaire. Je crois presque lire la prose de Benoît XVI ou d'autres réactionnaires. En gros, Élias, si tu me lis, t'es qu'une grosse merde...

Bien que les féministes (de gauche) n’aient pas que des qualités, nous devons leur en reconnaître au moins une : l’ouverture d’esprit.

 

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