Petition updateFéminisme ou antimalisme ?Merci Chimone
SOS men bashing
Jul 22, 2018
Les femmes seront éternellement reconnaissantes envers Simone Veil, récemment panthéonisée, de les avoir "libérées" en leur donnant le droit à l'avortement. Et c'est pourquoi nous pouvons voir sur les murs de Paris et peut-être d'ailleurs, des affiches qui disent : "Merci Simone". Ce que l'on ne dit pas, c'est que ce n'est pas Simone Veil qui est à l'origine de cette loi, mais Valéry Giscard d'Estaing. Cette mesure faisait partie, avec d'autres (l'abaissement à 18 ans de l'âge de la majorité ou le divorce par consentement mutuel) du programme du candidat Giscard aux élections présidentielles de 1974. Jean Lecanuet, candidat en 1965 contre le général de Gaulle, estimant faibles ses chances d'être au second tour, choisit de soutenir Giscard. Ce dernier, élu, le nomme Garde des Sceaux. C'est donc à Jean Lecanuet que revint la charge de mettre en œuvre les réformes promises par le candidat à présidence de la République S'agissant du divorce par consentement mutuel, Jean Lecanuet, fervent catholique, exprime des réserves mais accepte cependant de défendre la loi. En revanche il refuse de défendre la loi sur l'avortement. Giscard s'est ainsi vu contraint de lui trouver un remplaçant. Ce remplaçant fut Simone Veil, ministre de la santé. "Comme garde des Sceaux, Jean Lecanuet doit mettre en œuvre d'importantes réformes promises par le nouveau président de la République : aussi, dès les premiers mois du septennat, c'est à lui qu'il revient de suggérer au Parlement d'abaisser l'âge de la majorité à dix-huit ans ; il se fait, en outre, le garant d'une réforme constitutionnelle permettant à soixante parlementaires de saisir le Conseil constitutionnel et est, en 1975, le dépositaire du divorce par consentement mutuel. Fervent catholique exprimant des réserves sur cette mesure, il accepte toutefois de la défendre pour, assure-t-il plus tard, « guérir le mal lorsqu'il existe » sans pour autant souhaiter « augmenter le nombre de divorces » ou « faciliter » ces cas, rappelant que le mariage demeure, à l'époque, une « institution solide en France » "Alors que le président Giscard d'Estaing avait promis la légalisation de l'IVG, Jean Lecanuet fait savoir au chef de l'État qu'il refuse, pour des motifs d'éthique personnelle, d'en défendre le projet de loi devant le Parlement, comme le chef de l'État l'avait initialement envisagé ; c'est finalement la ministre de la Santé, Simone Veil, qui se voit confier cette mission. " (Source : wikipedia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Lecanuet ) Ainsi, si Simone a "libéré les femmes", si les femmes aujourd'hui lui disent merci, c'est par la conjonction de deux circonstances : Premièrement Jean Lecanuet, fervent catholique, s'est récusé. Deuxièmement, Giscard, qui aurait pu choisir un autre remplaçant, a opté pour Chimone. A cause du messianisme féministe selon lequel les femmes sont le soleil du monde, une mesure progressiste ne peut venir que d'une femme. Voilà pourquoi la loi sur l'avortement s'appelle aujourd'hui la loi Veil et pourquoi son mérite est attribué entièrement aux petits bras musclés de Simone. Valéry Giscard d'Estaing, d'ailleurs, a exprimé son dépit que le mérite d'une loi dont il était l'auteur, d'une loi qu'il avait portée de bout en bout revienne exclusivement à Simone Veil. Mais, que voulez-vous, c'est la dure loi des sociétés kaporalistes: il faut rendre à César ce qui appartient à César, et à Simone ce qui appartient à Valéry.
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