

Ezo'o Medjo, fondateur de Sangmélima : reconnaître sa mémoire


Ezo'o Medjo, fondateur de Sangmélima : reconnaître sa mémoire
Le problème
Pour la reconnaissance officielle d’Ezo’o Medjo, fondateur de Sangmélima
En travaillant sur un livre et une série documentaire consacrés à Ezo’o Medjo, j’ai découvert un fait que je ne pouvais pas ignorer : le fondateur de Sangmélima aurait été fusillé par le même officier allemand qui exécuta Martin-Paul Samba un an plus tard.
L’un est aujourd’hui reconnu comme un héros national. L’autre n’a ni rue, ni statue, ni tombe connue. Pourtant, les témoignages oraux et les archives coloniales permettent de comprendre que son destin mérite d’être reconnu avec sérieux.
Ezo’o Medjo n’était pas un résistant de légende. Son histoire est plus complexe, et c’est précisément ce qui la rend importante. Premier chef supérieur de la région sous l’administration allemande, il a bâti son village, Kpwembé, signé un pacte avec les commandants allemands, et donné le site qui allait devenir Zang-meli-ma, l’actuelle Sangmélima. Il a même envoyé son propre fils vivre auprès des Blancs. Pendant des années, il a servi ce système.
Et pourtant, ce même système l’a fait fusiller.
C’est là toute la cruauté de son destin : un bâtisseur lâché par ceux qu’il avait servis, puis effacé de la mémoire de la ville qu’il avait contribué à fonder.
Aujourd’hui, nous ne demandons pas qu’on invente une légende. Nous demandons simplement qu’on dise la vérité. Que Sangmélima reconnaisse l’homme qui lui a donné son nom et son sol. Que son exécution soit inscrite dans notre histoire au lieu d’être noyée dans l’oubli.
Nous demandons aux autorités de la République du Cameroun :
la reconnaissance officielle d’Ezo’o Medjo dans la mémoire nationale ;
un acte institutionnel clair en son honneur ;
une rue à son nom à Sangmélima ;
une mention de son rôle dans les manuels ou supports d’histoire ;
une distinction nette entre son destin et celui des chefs qui l’entouraient sans partager son sort.
Mais cette démarche ne peut pas rester seulement une pétition en ligne. La mémoire d’un fondateur ne se défend pas uniquement par des signatures : elle se porte aussi par des actes, par une présence, par un rassemblement, par un moment collectif où son nom est enfin prononcé avec respect.
C’est pourquoi, dans la continuité de cette mobilisation, nous avons décidé de dédier à Ezo’o Medjo un week-end d’hommage, qui se tiendra du 3 au 4 juillet à Sangmélima, afin de lui rendre l’honneur qui lui est dû et de donner un visage concret à cette demande de reconnaissance.
Nous remercions profondément toutes celles et tous ceux qui, par leurs nombreuses signatures, ont déjà manifesté la volonté de sortir notre ancêtre Ezo’o Medjo de l’anonymat. Vous continuez de le faire jusqu’à présent, et nous vous en sommes sincèrement reconnaissants.
Pour permettre à chacun de prendre part à cette initiative selon ses moyens, celles et ceux qui souhaitent contribuer volontairement, par un geste quel qu’il soit, peuvent le faire aux numéros suivants :
Orange Money : 699 832 166 — Angele Salla
MTN Mobile Money : 672 170 362 — Noah Abomo Christelle
Chaque signature, chaque partage, chaque contribution et chaque présence comptent. Il ne s’agit pas seulement d’un hommage familial ou local. Il s’agit de réparer un oubli historique et de rendre à Sangmélima une part essentielle de sa propre mémoire.
Ezo’o Medjo a fondé Sangmélima. Sangmélima lui doit au minimum la vérité sur son histoire.
Signez, partagez, contribuez si vous le pouvez, et faites tourner.

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Le problème
Pour la reconnaissance officielle d’Ezo’o Medjo, fondateur de Sangmélima
En travaillant sur un livre et une série documentaire consacrés à Ezo’o Medjo, j’ai découvert un fait que je ne pouvais pas ignorer : le fondateur de Sangmélima aurait été fusillé par le même officier allemand qui exécuta Martin-Paul Samba un an plus tard.
L’un est aujourd’hui reconnu comme un héros national. L’autre n’a ni rue, ni statue, ni tombe connue. Pourtant, les témoignages oraux et les archives coloniales permettent de comprendre que son destin mérite d’être reconnu avec sérieux.
Ezo’o Medjo n’était pas un résistant de légende. Son histoire est plus complexe, et c’est précisément ce qui la rend importante. Premier chef supérieur de la région sous l’administration allemande, il a bâti son village, Kpwembé, signé un pacte avec les commandants allemands, et donné le site qui allait devenir Zang-meli-ma, l’actuelle Sangmélima. Il a même envoyé son propre fils vivre auprès des Blancs. Pendant des années, il a servi ce système.
Et pourtant, ce même système l’a fait fusiller.
C’est là toute la cruauté de son destin : un bâtisseur lâché par ceux qu’il avait servis, puis effacé de la mémoire de la ville qu’il avait contribué à fonder.
Aujourd’hui, nous ne demandons pas qu’on invente une légende. Nous demandons simplement qu’on dise la vérité. Que Sangmélima reconnaisse l’homme qui lui a donné son nom et son sol. Que son exécution soit inscrite dans notre histoire au lieu d’être noyée dans l’oubli.
Nous demandons aux autorités de la République du Cameroun :
la reconnaissance officielle d’Ezo’o Medjo dans la mémoire nationale ;
un acte institutionnel clair en son honneur ;
une rue à son nom à Sangmélima ;
une mention de son rôle dans les manuels ou supports d’histoire ;
une distinction nette entre son destin et celui des chefs qui l’entouraient sans partager son sort.
Mais cette démarche ne peut pas rester seulement une pétition en ligne. La mémoire d’un fondateur ne se défend pas uniquement par des signatures : elle se porte aussi par des actes, par une présence, par un rassemblement, par un moment collectif où son nom est enfin prononcé avec respect.
C’est pourquoi, dans la continuité de cette mobilisation, nous avons décidé de dédier à Ezo’o Medjo un week-end d’hommage, qui se tiendra du 3 au 4 juillet à Sangmélima, afin de lui rendre l’honneur qui lui est dû et de donner un visage concret à cette demande de reconnaissance.
Nous remercions profondément toutes celles et tous ceux qui, par leurs nombreuses signatures, ont déjà manifesté la volonté de sortir notre ancêtre Ezo’o Medjo de l’anonymat. Vous continuez de le faire jusqu’à présent, et nous vous en sommes sincèrement reconnaissants.
Pour permettre à chacun de prendre part à cette initiative selon ses moyens, celles et ceux qui souhaitent contribuer volontairement, par un geste quel qu’il soit, peuvent le faire aux numéros suivants :
Orange Money : 699 832 166 — Angele Salla
MTN Mobile Money : 672 170 362 — Noah Abomo Christelle
Chaque signature, chaque partage, chaque contribution et chaque présence comptent. Il ne s’agit pas seulement d’un hommage familial ou local. Il s’agit de réparer un oubli historique et de rendre à Sangmélima une part essentielle de sa propre mémoire.
Ezo’o Medjo a fondé Sangmélima. Sangmélima lui doit au minimum la vérité sur son histoire.
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Pétition lancée le 6 mai 2026