Exigeons une protection réelle et immédiate contre les nanopesticides !

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Le problème

Pendant 4 années, l'agence nationale de sécurité sanitaire française (Anses) a analysé les pesticides les plus utilisés en France qui disposaient déjà d'une autorisation de mise sur le marché :  100 % se sont révélés être des “nanopesticides“, contenant des nanoparticules non déclarées, que l'agrochimie utilise sans aucun contrôle (1).

 Les nanoparticules agissent à très faibles doses. Ultra fines (de la taille d'un virus), elles "vectorisent" les molécules chimiques des principes actifs et peuvent “perméer“ dans tout le vivant.  

Elles pénètrent donc malheureusement sans peine, toutes les barrières établies par le corps humain pour se protéger : barrière cutanée, barrière hémato-encéphalique…

Une fois épandus sur les sols et les plantes, sous l'action du soleil, des dérivés semi-gazeux de pesticides se re-volatilisent des mois après traitement.  Cette post-volatilisation représente jusqu'à 80 % des émissions de pesticides dans l'air (2). Ils s'intègrent également aisément aux brumes et brouillards : nous les respirons donc aussi par temps humide.

Les propriétés et effets des nanoparticules :

L'agro-industrie emploie des "nanopoudres" qui incluent de facto plusieurs tailles.

C'est le problème, car selon leur taille, leur forme, leur surface d'échange, le milieu où elles atterrissent, les éléments avec lesquelles elles interagissent,  la température, l'hygrométrie... les effets des nanoparticules changent. Inoffensif à 80 nanomètre, un nanomatériau pourra être nocif à 120 nm ou à 5 nm. Inoffensif sur une peau sèche, l'acidité de la transpiration pourra le rendre agressif. Mélangées à des substances  actives qui ont été jugées "sans effets inacceptables", les nanoparticules peuventdonc  rendre le produit final extrêmement dangereux.

Cette multitude d'aléas fait qu'il n'existe aucune méthode d'évaluation des risques "nano". D'ailleurs, les assureurs refusent de les assurer. Cette "granulo-dépendance" aléatoire des propriétés des nanoparticules entraine une multitude d'effets sur la santé :

Alors que les nanoparticules peuvent se stocker à vie dans nos organes, en y créant une inflammation chronique cancérogène (8), l'agrochimie refuse de prendre en compte leurs effets déjà bien documentés :  il est pourtant prouvé qu'elles peuvent être génotoxiques, entrainant anomalies héréditaires et cancers. Dans les tissus humains, elles affectent le cerveau, le nez, les poumons, la peau, l'intestin.  Dans le cerveau, elles provoquent des maladies neurologiques telles Parkinson ou Alzheimer.

Une fois dans le sang, elles peuvent migrer vers différents organes, jusqu'à la moelle osseuse, l'endothélium, la rate, le foie, le cœur et le placenta. Par voie sanguine, elles provoquent athérosclérose, vasoconstrictions, thromboses, hypertension artérielle, arythmies, des maladies cardiaques qui peuvent être mortelles, et des maladies “inconnues“ dont l'étiologie est rénale ou hépatique. Dans le système lymphatique, elles peuvent induire un sarcome de Kaposi. Au niveau de la peau, elles peuvent provoquer dermatites et maladies auto-immunes. Elles affectent également le système gastro-intestinal, causant maladie de Crohn et cancer du côlon (3).

En avril 2025, afin de protéger la santé des personnes et des écosystèmes, notre agence de sécurité sanitaire avait demandé le retrait des nanoparticules dans les pesticides.

L'Anses avait bien-sûr alerté l'Europe et partagé ses résultats d'analyse et conclusions au niveau européen.

Et le 30 juin 2025, la France créait un Registre national des cancers régi par le code de santé publique (4).

Tout semblait concourir à régler ce grave problème. Nous vous avions alors sollicités pour “aller vite“ et éviter que les français soient exposés à ce fléau pendant de très longues années (durant l'écoulement des stocks). Des milliers d'entre vous avaient signé cette pétition et nous vous en remercions chaleureusement.

Cependant, aujourd'hui, tout est remis en cause. Les firmes agro-chimiques européennes, soutenues par le syndicat agricole dominant français (qui aurait pourtant dû se réjouir que les agriculteurs soient mieux protégés, les nanoparticules traversant aisément leurs combinaisons de protection), réclament à l'Europe une dérégulation totale des contraintes sur les pesticides, en utilisant une Loi Omnibus X.


Les rapporteurs de cette loi exigent :

- Que les pesticides déjà sur le marché ou en cours de réévaluation ne soient plus réévalués (normalement ils sont revus tous les 10 ans, à l'aune des avancées scientifiques). A présent, les AMM devraient être délivrés “à vie“ !

- Qu'en cas d'interdiction de pesticides, une prolongation de vente de 3 ans “automatique et obligatoire“ permette à l'agro-industrie d'écouler ses stocks.

La France, grand pays agricole, est le plus gros acheteur de pesticides d'Europe.

C'est aussi le pays qui a la plus grande incidence de cancers au monde (5).

NB : les firmes agro-chimiques qui nous vendent les pesticides et se servent des champs français comme paillasses de laboratoire, sont majoritairement allemandes ou suisses.

Nous, habitants et utilisateurs impactés, demandons à ce que l'Etat français assure réellement et immédiatement notre protection par :

  1. L'activation des articles du Traité de fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE) qui stipulent qu'en matière de protection de la santé humaine, l'Europe n'a pas de compétence exclusive (6). La France est donc libre de “faire mieux“ que l'Europe. 
  2. L'agrochimie européenne tente de faire trainer l'usage de ses produits délétères ? La France, principal client, peut tout à fait mettre fin rapidement à ce scandale. L'Etat doit passer à l'action et demander à l'Anses de s'atteler sans délai à réviser toutes les AMM qui ont été délivrées à des pesticides sur la foi des dossiers des fabricants, en méconnaissance de l'usage de nanoparticules dans les produits. Bonus non négligeable : vu le potentiel de nuisance des nanoparticules, la France réduira automatiquement ses dépenses de santé.
  3.  La récupération des nanopesticides par les fabricants, dans les exploitations, et leur remboursement aux agriculteurs. 
  4. La destruction de ces nanopesticides dans des conditions de sécurité adéquates (pas de dons ou de vente à d'autres pays).
  5. Leur remplacement aux agriculteurs par des produits utilisables en bio, dont le règlement exclut les nanoparticules. L'agriculture biologique suit un cahier des charges rigoureux. Les produits autorisés pour obtenir le label BIO sont respectueux des humains et des écosystèmes. Attention, il ne faut pas les confondre avec les produits de "biocontrôle",  un terme forgé par l'agrochimie pour rassurer et créer la confusion, qui inclue un fourre-tout de biotech, de “nano-biotechnologies“, de pesticides à ARN interférent...
  6.  La constitution d’un "délit de vente avant liquidation" (quand un pesticide est en passe d’être interdit, afin d’écouler les stocks, les vendeurs passent dans les fermes, expliquent “qu’on n'en trouvera plus avec les nouvelles normes“, les vendent en solde, ce qui fait qu’on retrouve de nombreux pesticides interdits depuis des années dans nos analyses). 
  7. La mise en place d’un "Institut national des produits phytosanitaires, enrobés, engrais et intrants", chargé de mettre au point des produits phytosanitaires respectueux de la santé humaine et des écosystèmes, afin de s’affranchir des firmes étrangères qui prennent les français pour des cobayes.
  8. La modification des textes laxistes sur l’expérimentation de produits inconnus (appelés prototypes) dans les champs de France : il est urgent d’interdire ces pratiques en plein air (7). 
  9. La mise en place obligatoire d’une alerte préalable explicite retransmise par SMS, par l’agriculteur, la veille d’un épandage, d’un semis, ou d’une pulvérisation (ces alertes contenant le lieu, la date, les plages horaires des traitements prévus le lendemain,  qui permettraient aux populations de se protéger, a été réclamée par le Conseil d’État en Juillet 2026.  Mais les chambres d'agriculture chargées de les instaurer, phagocytées par le syndicat agricole dominant, refusent de les mettre en place.
  10. La fixation à 7 mètres minimum de largeur, de tout chemin communal carrossable, afin qu’un maire puisse le border de deux haies filtrantes qui ne seront pas ravagées par les engins agricoles. 
  11.  La distribution des aides de la PAC sous forme d’aides aux salaires, pour éviter le “tout chimique“.

(1) https://www.anses.fr/sites/default/files/PHYTO2024-AUTO-0038.pdf

(2) Rapport Corpen. “Les produits phytosanitaires dans l'air“. Ministère de l'agriculture

(3) “Nanopesticides : synthèse et applications dans les produits phytosanitaires“ 9.9.9 : Buzea et al.2007. Effets des nanopesticides sur les organismes vivants. Bipin D and Dayanand P. Gogle in “nanobiotechnology Applications on plant Protection“ Springer Nature 2019

(4) Code de la Santé Publique : article L1415-2-1.

(5) Revue “The Lancet“ du 25 septembre 2025

(6) Art. 2.5 et art. 6 du Traité de fonctionnement de l'Union Européenne concernant la protection de la santé humaine

(7) Arrêté du 9 février 2016 Article D 253-32 du Code rural et de la pêche maritime, donnant possibilité de tester sur simple déclaration des prototypes expérimentaux de pesticides dans n'importe quel champ de l'Hexagone, sans en avertir les communes concernées.

(8) Thèse de Mickaël Rinaldo - décembre 2015

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Aline READLanceur de pétition

Les décisionnaires

La France et l'europe
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