Exigeons la fin des prolongations illégales du pesticide qui contamine nos fraises.

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Le problème

Regardez la barquette de fraises dans votre cuisine.

Sur l'étiquette : calories, vitamine C, vitamine B9. Ce qui n'y figure pas : le fludioxonil. Un pesticide de synthèse, massivement pulvérisé sur les fraises. Retenez ce nom, il résume tout ce qui ne fonctionne plus dans le système européen d'évaluation des pesticides.

Les faits, dans l'ordre.

Le fludioxonil est autorisé en Europe depuis 2008. La règle est simple : au bout de dix ans, un pesticide doit être réévalué pour rester sur le marché. La réévaluation devait avoir lieu en 2018. Elle n'a jamais eu lieu. À la place, son autorisation a été prolongée. Pas une fois. Pas deux fois. Cinq fois.

En novembre 2024, le verdict scientifique tombe : le fludioxonil perturbe le système hormonal, altère la fertilité, peut retarder la puberté. L'un de ses produits de dégradation est suspecté d'endommager l'ADN. En droit européen, une telle classification devrait déclencher une interdiction.

Elle n'a pas eu lieu. Neuf États membres bloquent la décision au sein d'un comité dont vous n'avez jamais entendu parler : le SCoPAFF. Lesquels ? Secret. Leurs votes ? Confidentiels.

En novembre 2025, la Cour de justice de l'Union européenne juge cette pratique des prolongations en série illégale. La Commission européenne prolonge quand même.

Un pesticide dont les dangers sont documentés, maintenu sur le marché par un mécanisme que la justice européenne elle-même a condamné. Voilà où nous en sommes.

Pourquoi maintenant.

Si rien ne bouge, le fludioxonil sera prolongé une sixième fois d'ici fin 2026. Il reste quatre réunions du SCoPAFF avant cette échéance. C'est dans cette fenêtre que tout se joue, et c'est exactement pour ça que cette pétition existe. Pas pour supplier. Pour rendre ce dossier impossible à traiter dans l'ombre.

Ce que nous exigeons :

L'application de l'arrêt de la Cour de justice de l'UE : fin des prolongations automatiques d'autorisation sans réévaluation complète.
Le non-renouvellement du fludioxonil tant que les conclusions scientifiques de 2024 sur ses effets hormonaux et génotoxiques ne sont pas levées.
La transparence des votes au SCoPAFF : publication de la position de chaque État membre. Les citoyens européens ont le droit de savoir qui bloque, en leur nom.
Qui a intérêt à ce que rien ne change.

Le fludioxonil est produit par Syngenta, premier producteur mondial de pesticides : 28 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Et Syngenta ne se finance pas seule : en 2022 puis 2024, elle a bénéficié de deux prêts de 4,5 milliards de dollars chacun, avec le Crédit Agricole en coordinateur « durabilité » de la dernière opération. Votre épargne est déposée dans une banque. Cette banque finance Syngenta. Syngenta produit le fludioxonil. Le fludioxonil finit dans vos fraises. Vous payez deux fois : avec votre argent, puis avec votre santé.

Qui nous sommes.

La Fondation Green-Got pour la santé environnementale documente les liens entre financements bancaires et contamination sanitaire, et finance ceux qui construisent les alternatives : chercheurs, agriculteurs, associations. Nous ne demandons pas au système de changer. Nous en construisons un autre. Mais quand la justice européenne elle-même est ignorée, la pression publique devient une arme légitime. Cette pétition en est une.

Chaque signature rend ce scandale plus difficile à ignorer. Pour le comité, pour la presse, pour le régulateur. La prochaine décision tombe dans les prochains mois. Le compte à rebours est lancé.

Signez. Partagez. Rejoignez la Fondation Green-Got. Nous nous chargeons du reste.

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