Petition updateEquilibrer la circulation des mobilités dans la ville basse de Montréjeau.

SPLASH, BEEP, CLINK, BOOM & ZIP : À faire signer par les parents, bien sûr !

Association LE BIEN DES RIVERAINSMONTREJEAU, France
Sep 25, 2026

​Montréjeau, le 26 septembre 2026

🎒​C’est la rentrée de part et d’autre de Garonne, et les devoirs ne manquent pas à ce sujet ! L’association Le Bien des Riverains fait l’état des lieux autour de cinq expressions incontournables, mais à éviter sur les copies.

​Faute de consignes-cadres, de solutions officiellement proposées ou avancées, et de déclarations d’intention claires exprimant les priorités municipales capables de guider la feuille de route montréjeaulaise d’un chantier de « requalification d’entrée de ville », voici détaillées les expressions utiles pour s’approprier les problématiques locales qui devraient figurer dans le cahier des charges : SPLASH, BEEP, CLINK, BOOM & ZIP !

​🛑 SPLASH, BEEP, CLINK, BOOM & ZIP : ces sons caractérisent les nuisances accentuées audibles dans la bastide de Montréjeau, notamment en ville basse. Comment requalifier une entrée de ville sans oublier ceux qui y vivent, ceux qui y travaillent et ceux qui doivent simplement pouvoir la traverser à pied ?

​♿ Ici, « piétons » et « PMR » semblent absents du vocabulaire, avec pour conséquences possibles une forme d'exclusion, une dépense publique supplémentaire et une privation d'espace pour les usages les plus vulnérables. Les choix d'aménagements, voire l’absence de choix, façonnent peu à peu un paysage de délaissement urbain.

​🌉 Si les communiqués portant sur l’initiative honorable d’une passerelle piétonne adossée au pont, menée par la commune voisine, se font volontiers et facilement, la fluidité de la circulation contraste d’un côté à l’autre du fleuve. Un élargissement de la chaussée sur le pont est prévu, alors que celle-ci précipite déjà tout son trafic motorisé, de façon inadaptée, dans l’étroit centre-ville, en bas d’une rampe dont la configuration soulève des questions importantes de sécurité routière. Il faudrait de toute urgence des aménagements, même temporaires, ici…

​💦 SPLASH : c’est le bruit de l’eau, souvent projetée sur le funambule coincé qui s'aventure le long du pédiluve formé par les eaux pluviales. L’eau  s'accumule ici avenue de Luchon, à quelques centaines de mètres de la gare. L’acquisition d’un véhicule serait-elle indispensable pour parcourir les quelques mètres qui séparent les habitants et les usagers de leur destination ? Quel cheminement piéton continu est-il prévu sans s’exposer aux lois du plus fort ?

​🚗 BEEP : c'est la bastide prise dans le vacarme continu des klaxons. Manifester sa présence sur une voie au dénivelé prononcé, libre au sol de toute signalisation, est-il primordial ici ? Les conditions de circulation conduisent-elles certains riverains à renoncer à un accès direct en façade à leurs « habitats traditionnels en pierre de taille, caractéristiques du pays », au cœur du second pôle urbain commingeois ?

​🪙 CLINK : voici le son d’une pièce. Un tintement discret depuis la fermeture du dernier commerce de proximité en 2015, à la suite des aménagements contraignants des routes alternatives à l’avenue. C’est aussi le son perçu au péage de l’échangeur 17 de l’A645, où l’on subit un surcoût par rapport au tarif appliqué sur des échangeurs comparables de la « Pyrénéenne », au titre de l’entretien des 6 km de la « bretelle du Val d’Aran », dont les Montréjeaulais sont privés d’accès à moins de faire un détour de plus de 20 kilomètres aller-retour. Suivez donc cette feuille de route, sinon passez par le centre historique, tant qu’il en reste.

​📉 CLINK, encore ! Nuisances et coûts peuvent également être accrus par les véhicules qui traversent la commune faute d'un accès direct à cette infrastructure autoroutière. D'autres véhicules empruntent le centre ancien et dense malgré les restrictions prévues par les arrêtés départementaux applicables aux poids lourds, situation que nous demandons de voir contrôler. C’est toujours le son des finances alors qu’il n’y aurait plus de sous. Pas un jour sans son lot d’annonces financières préoccupantes, accablant le contribuable Montréjeaulais, presque pantois. À cette situation financière jugée difficile, le contexte national, puis international, s’avère incertain pour demain. Provisionnera-t-on un fond de peinture pour aménager quelques STOP, à l’instar de ceux qui jalonnent l’itinéraire périphérique alternatif à l’avenue de Luchon ? Trouvera-t-on un vieux panneau pour signaler ce chemin plus court vers la sous-préfecture du territoire ?

​🏗️ BOOM : au tintement des pièces additionnées pour le coût des interventions publiques s’ensuit le boom du démantèlement d’un bâti situé dans un secteur soumis à une servitude de protection patrimoniale référencée comme « ancien et remarquable ». La disparition de cet espace, dans un secteur quasiment exclusivement affecté aux transports, répond-elle réellement aux objectifs affichés de préservation et de valorisation du cadre urbain ?

​🐕 L’espace urbain rasé, libéré pour un montant annoncé de plusieurs centaines de milliers d'euros, est-il à présent l’un des plus prestigieux cani-parcs de France ? Constitue-t-il un équipement en enfilade parfaite avec le pédiluve évoqué précédemment pour une offre de service globale, en somme ? Les Montréjeaulais ne peuvant pas bénéficier directement de l’A645 en sortie 17 ? Auront-ils une version bis à leur palier ?

​🏛️ Sans remettre en doute l’expertise urbanistique montréjeaulaise contemporaine et le service rendu aux publics, s’inquiéter du manque de solutions formulées pour les plus vulnérables ici est-il légitime ? Aucun courrier de réponse de la mairie n’a fait suite à l’envoi postal de nos revendications. Quel projet d’avenue fréquentable a-t-il été développé par l’exécutif ou par les prétendants à le devenir lors des réunions publiques de l’association en période préélectorale ? Quelle ambition révélée, quelle idée concrétisée d’un cheminement piéton continu, voire d’un partage équilibré de la voirie pour les EDPM (engins de déplacement personnel motorisés) a-t-elle été précisée ? Des revendications simples et urgentes réclamées dans nos pétitions dépendent bien des compétences de l’action municipale, via les pouvoirs de police. Ne sont-elles pas exécutables de façon unilatérale sur cette voie strictement départementale ?

​⚠️ Enfin, ZIP : quand le silence arrive trop tard, c’est le son que l’on retient en un éclair. Combien de temps faudra-t-il attendre, et combien de rapports de police faudra-t-il compiler, avant que des carrefours potentiellement mortels et leur axe de circulation ne fassent l’objet d’une sécurisation de la part des services compétents ? Cette situation demeure et s’oppose aux mesures prises ailleurs ces dernières années.

​⚖️ La bastide royale pourrait-elle alors, en coulisse, rejeter tout ou partie de la copie du département dans ce dossier de requalification des voies et des espaces ? Une version axée vers le progrès et l’équilibre des mobilités, proposée par l’autorité supérieure, devrait-elle faire consensus auprès de toutes les parties prenantes pour être adoptée ? La question du fonctionnement d’un tel groupe de travail fut posée au Défenseur des droits, mais aucune réponse n’a été donnée à ce jour.

​❓ L’opacité et le silence sont totaux concernant le cahier des charges de ce chantier. Entre l’obscur projet « d’élimination des points de dégradation visuelle » et l’engagement riverain pour la restauration et l’amélioration de son cadre de vie, quels seront les coûts induits ? Combien d'habitats traditionnels en pierre de taille du pays pourraient être concernés par de futures transformations ou destructions liées à la concentration des flux intra-muros à la bastide? Ils semblent seulement noircis. Combien d’effets grossiers et malvenus pour cette ville figurant parmi les plus modestes du département.

​✊ Face à ce constat, les riverains ne baisseront pas les bras. Ils continueront d’investir, d’acheter et de rénover, prouvant leur attachement viscéral à ce patrimoine alors que certains choix d'aménagement nous semblent susceptibles d'en fragiliser durablement la préservation.

La mobilisation ne faiblit pas. Les centaines de signatures déjà recueillies sous nos pétitions témoignent d'un mécontentement profond qui dépasse largement les cercles habituels. Des aberrations minent le vivre-ensemble : il est urgent d’adapter la feuille de route municipale à des standards plus proches des usages républicains.

François LASSERE, pour l’association LeBienDesRiverains et le retour du commerce de proximité

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