Petition updateEquilibrer la circulation des mobilités dans la ville basse de Montréjeau.Saisine du Défenseur des Droits: Suite et Fin
Association LE BIEN DES RIVERAINSMONTREJEAU, France
Jan 14, 2026

Préambule:

Montréjeau, le 14 janvier 2026

À l’attention de Monsieur le Défenseur des Droits

Objet : Préparation de notre prochaine entrevue – Questions relatives à la gestion municipale et à la sécurité routière à Montréjeau

Monsieur le Défenseur des Droits,

Je vous remercie de votre accueil. En prévision de notre prochaine entrevue, voici les interrogations des citoyens montréjeaulais concernant la gestion des affaires municipales que nous pourrons aborder :

1 Quel est le périmètre exact concerné par les projets de requalification des entrées de ville ?


2 Ce statut exclut-il l’intervention et la responsabilité de la mairie dans l’exercice de son pouvoir de police (notamment pour la mise en œuvre des revendications citoyennes) ?


3 Ce statut d'« entrée de ville » est-il limité dans le temps ? Si oui, selon quelles modalités l’échéance est-elle évaluée ?


4 Pouvez-vous confirmer que la commune, au titre de sa clause de compétence générale, peut mettre en œuvre les revendications du 10 décembre 2025 via un financement municipal, indépendamment des compétences transférées à la communauté de communes ?


5 Les dispositions de l’article 4 du 19 mars 2025 relatif à l’urbanisme s’appliquent-elles aux habitations de la zone classée dans le PLUi ?


6 La signalisation routière indiquant l'itinéraire vers la sous-préfecture en sortie de pont à Montréjeau doit-elle répondre à des critères administratifs ou à des critères de distance ?


7 Comment se justifie le surcoût appliqué aux usagers à la sortie 17 de l’A64 au titre de l’entretien de l’A645 (bretelle du Val d’Aran), payé indépendamment de l’usage effectif de cette portion ?


Des réponses précises à ces points permettraient de clarifier les leviers d'action locale. La multiplicité des acteurs, couplée à l'absence d'une volonté publique claire de ralentir le flux de transport, entretient un sentiment de statu quo préjudiciable à nos concitoyens.

De ce fait, le climat des échanges sur le terrain n'est pas propice à la confiance. Dans ce contexte, toute suspension des revendications ne pourrait s'envisager sans réalisations concrètes. Nos pétitions traduisent une indignation face à des conditions de vie jugées disproportionnées, voire un sentiment d'humiliation et de terreur. Ces traitements, ressentis par une population souvent modeste, laissent à penser qu'il faille s'adresser au plus haut niveau de l'État pour obtenir des mesures de régulation de la circulation.

Pour illustrer l'urgence de mon propos, j'ai récemment observé une centaine de jeunes — vraisemblablement en sortie scolaire entre la gare et le collège — marchant sur l’avenue de Luchon au niveau du Plan, exposés au trafic.

Avec votre accord, je souhaiterais être accompagné lors de notre réunion par un riverain assidu aux réunions de l'association. Sa présence, en tant que membre d’une liste concurrente à celle dans laquelle je suis engagé -à titre personnel-, démontre qu'au-delà des clivages politiques, il existe un consensus sur le sentiment d’insécurité des riverains. Cette personne, comme bien d’ autres dont le dernier commerçant à avoir fermé son établissement sur la place en 2015;  est favorable à une solution de régulation du trafic. (...) 

Je vous remercie de l'attention portée à ce courrier et reste dans l'attente de votre retour.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Défenseur des Droits, l'expression de mes salutations distinguées.

François Lassere pour LeBienDesRiverains et le retour du commerce de proximité.


Le texte suivant est transmis au Défenseur des Droits en amont de l’entretien du 22/01/2026


Montréjeau, le 20 janvier 2026


Monsieur le Défenseur des Droits,


Nous vous prions d’agréer l’expression de notre reconnaissance pour cette audience et pour l’instruction de la saisine intitulée : « Sécurité des biens et des personnes sur l’avenue de Luchon ».

Cette rencontre est l’occasion de réitérer la demande formulée auprès du représentant de la Mairie lors de la réunion publique du 22/06/2025, portant sur un recensement de la population piétonne et des diverses mobilités de passage à la place de l’Orme. Faute d’actions suivies d'effets de la part de la municipalité, nous adressons aujourd'hui cette demande de comptage directement aux services de l'État.


S’il convient de s’attarder sur l’une des solutions proposées pour ce dossier complexe, c’est celle de l’installation d’un feu de signalisation. Cette option est perçue par de nombreux riverains comme la plus adaptée et consensuelle pour réguler la vitesse en période de fréquentation modérée.


Un parallèle peut être établi avec la configuration du croisement entre la route et la voie ferrée au pont SNCF (D939), sur la commune de Lannemezan. Sur ces deux routes départementales aux caractéristiques similaires (flux entre gare, centre-ville, zones industrielles et commerciales), la ville de Lannemezan sécurise les mobilités douces dans un environnement pourtant inhabité et non classé. Cette sécurisation est rendue possible par un feu de signalisation permanent.


À l’inverse, à Montréjeau, à quelques mètres de la Garonne, seuls 4 % de l’espace vital sont accordés aux mobilités douces. Cette situation ne nous semble pas acceptable, même temporairement, pour un territoire que l’on dit « pro-route ». L’espace alloué à la circulation motorisée à double sens au lieu-dit « Le Plan » est également insatisfaisant. Pourtant, suite à la mise en place d'un feu tricolore en octobre et novembre 2025, les usagers nous ont fait part d’un sentiment de sécurité accru en circulant en sens unique pour traverser le quartier.


Le mécontentement de certains administrés face à l’attente au feu ne serait-il pas largement compensé par ce gain de sécurité ? Les images Google StreetView d’octobre 2025 montrent d’ailleurs une place de l’Orme quasiment vide avant l’arrivée au feu depuis l’avenue de Luchon, ce qui accrédite l’idée qu’un dispositif permanent ne provoquerait pas de ralentissement majeur, mais permettrait au contraire une régulation fluide du trafic.


https://maps.app.goo.gl/dJvwLQLDxNSNrASAA?g_st=

 

En définitive, quel coût et quel sens donne-t-on aux vies humaines et au patrimoine dans ce dossier ?

Nous sommes, depuis le début, favorables à une intervention élargie des autorités pour protéger cette zone a défendre qui souffre d'une accumulation de circonstances préjudiciables. Confiants dans les vertus de l'État de droit républicain, nous rejetons tout calcul politique.


Le 17 février 2025, Monsieur le Maire de Montréjeau déclarait dans la presse : «" qu'aucune modification importante ne pouvait être apportée, en raison de l'absence d'accidents majeurs à ce jour et des chiffres ne montrant pas de risques importants" ». https://www.lasemainedespyrenees.fr/montrejeau-ils-veulent-plus-de-securite-les-riverains-ont-rencontre-le-maire/?uid=vpid&q_ressource_uri=https://www.lasemainedespyrenees.fr/montrejeau-ils-veulent-plus-de-securite-les-riverains-ont-rencontre-le-maire/&widget=viewpay&success=true


Pourtant, Monsieur le Maire apparaissait lui-même dans les colonnes du journal : La Dépêche suite à un tragique accident survenu précisément à cet endroit.


https://www.ladepeche.fr/2019/06/29/une-motarde-grievement-blessee-dans-un-accident-au-sud-de-la-haute-garonne,8285967.php

 

De même, l’idée d’imposer des stops ou des « cédez-le-passage » a été jugée non viable par la mairie par crainte de congestions. Ainsi, toute demande de régulation et de sécurisation du flux routier est systématiquement rejetée. Les riverains sont priés de s’effacer au profit du reste du territoire, sans bénéficier des équipements accordés aux voies périphériques. Pourtant, les habitants se sont prêtés volontiers à tous les exercices de concertation dès que l'occasion leur en a été donnée. L’intervention du Défenseur des Droits est l’occasion pour l’association LeBienDesRiverains de souligner la privation d’espace vital et l’oppression subie et redoublée par les habitants depuis 2015.

 

Suite au sort réservé au lavoir classé de notre quartier, nous craignons d’avoir à faire face à de nouvelles humiliations : celle de devoir nous adapter à un nouvel environnement une fois les travaux d’intervention sur le pont de Garonne achevés ; celle de vivre aux abords du « cani-park » le plus étendu de France. Les futures communications de l’association seront proportionnées en fonction de l’avenir réservé à notre bastide, jusqu’à la prise en compte effective des demandes citoyennes.


En vous remerciant une nouvelle fois pour votre démarche, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Défenseur des Droits, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.


François LASSERE pour LeBienDesRiverains et le retour du commerce de proximité. 

 

Compte rendu: 

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