Petition updateEquilibrer la circulation des mobilités dans la ville basse de Montréjeau.COMBIEN DE MORTS, DE SIGNATURES FAURAIT-IL A UN « FIEF » QUI RESPECTERAIT DES VALEURS DEMOCRATIQUES?
Association LE BIEN DES RIVERAINSMONTREJEAU, France
Jun 17, 2025

Voilà une seconde réunion publique destinée à aborder les problématiques liées à la sécurité publique sur la commune de Gourdan-Polignan et la bastide royale de Montréjeau. On dénombre à ces jours où les mobilités douces sont à l’honneur pas moins de cinq pétitions en relation avec la D825. Leur participation dépasse la population résidente des zones considérées. Concernant la circulation «en roues libres» avenue de Luchon favorisée ici en dépit des contraintes du terrain, d’itinéraires périphériques secondaires, nous constatons que cela réduit au néant vies, commerces et patrimoines. Si la signalétique pourrait sembler suffisante d’un point de vue bureaucratique ou « souveraine », sur le terrain ce dispositif est jugé mortifère, non respecté et au service du plus fort ! La circulation congestionne aux heures de pointes et s’apparente à course automobile sur circuit hors de ces périodes. Des propositions citoyennes sont restées sans suites à ce sujet. La dernière mise à jour en date du 3 juin 2025 a le mérite d’offrir un traitement universel avec quatre carrefours giratoires. Force est de constater que des axes de circulation ont vocation à rester exclusivement réservés aux « rois du volant » sur le périmètre historique de la bastide. L’installation de ralentisseurs en amont des passages piétons ne fait pas partie des demandes présentes sur la pétition accessible numériquement au lien « routesmontrejeau » mais ne sont-ils pas aussi des solutions pertinentes ?

Quatre positions définies ici (place de l'orme, en sortie du pont de Garonne avant le quartier du plan, sur la D817 en amont du mini rond pont donnant accès de la D825 et du centre commercial ) semblent répondre aux normes NF P 98-300 c'est à dire à une topographie ayant une pente inférieure ou égale à 4% sur 20 mètres en amont de l'équipement. Ils protègeraient deux passages piétons existants. Quels aménagements créer ensuite dans la descente de la rampe en amont de la rue Alquie. En ce qui concerne la mise en conformité d'accès PMR, la problématique de véritables trottoirs aux surfaces planes normalisés impose une redéfinition des sens de circulation pour dégager l'espace sécurisé indispensable.Pour coexister de façon apaisée avec des relations normalisées entre une ville et ses administrés, combien faut-il de signataires, de morts pour obtenir une signalisation "STOP" ou bien des ralentisseurs aux abords des passages piétons, aux confluences des rues et de places urbaines ? Autrement dit, quel est le coût du respect des principes démocratiques et d’inclusivité républicaine en terme de vies humaines ou de voix citoyennes à Montréjeau ? A quel jeu politique nos riverains sont-ils soumis ? Ils ont besoin de personnes responsables et honnêtes ayant l’esprit pratique au servicr de toutes "cours". Comment s’apprécie le seuil de recevabilité de leurs demandes citoyennes ?  Quels équipements relèvent de "privilèges" ou de légitimité ? Combien d’adhésions suffisent au bon fonctionnement démocratique ici ? S’agit-il de milliers, de centaines de milliers ou des millions ? A quelles ambitions, quels échelons sont tenus nos riverains, le commun des citoyens Français accueillis et la valeur de notre patrimoine ici ? En cette période électorale l’« AVENIR », l’« AMOUR » de Montréjeau est évoquée mais de quelle ville, à quel public s’adresse ce discours? 

Pour conclure voici un cas pratique situé en partie historique du plan d’urbanisme qui pourra peut-être aboutir à une solution viable par une méthode de travail faisant sens. Le long d’un plan formant un « cerf-volant » d’une distance inférieure au kilomètre, convergent à l’ouest, la rue ALQUIE (Dénivelé 12%), celles des AMANTS et SARTOR qui se confondent avec la D825 (Dénivelé7%). A proximité deux passages piétons non-protégés existent sur le périmètre dit UA du PLUi . Ici, place de l’orme un accident mortel s’est produit sans qu’aucune mesure ne soit prise pour éviter que cela ne se renouvelle. Ces rues permettent de traverser dans sa largeur centrale le quadrilatère vers un "STOP" situé à l’est. Ce carrefour donne un accès prioritaire en direction de zones forestières non goudronnées. Cette signalisation coupe la route à ceux qui circulent entre deux départementales. Portons à présent notre regard ailleurs vers des routes départementales encadrant ce « cerf-volant ».  Certaines sont équipées de chicanes et de trottoirs alors qu’une autre plus étroite ne possède rien de tout cela. Arrêtons-là cette démonstration d’une situation qui pourrait être humiliante à plus d’un titre. Humiliante ne l’est-elle pas car discriminante envers tous ceux qui sont dépourvus de véhicules motorisés en milieux urbains? Humiliante, pour qui, les résidents d’habitats collectif auxquels Montréjeau ne sait garantir un espace sécurisé et praticable en façade? Humiliante enfin peut-etre pour nos écoliers, nos personnes à mobilités réduite et pour surement bien des personnes encore… ?Regardons plus loin les solutions sécurisées d’un partage inclusif de la route qui se pratiquent à Labroquère, Lannemezan, Pointis de rivière… Le partage de compétences est par ailleurs concret et effectif tout près d’ici entre des collectivités voisines encore faut-il accepter la démarche de se faire aider quand l’on ne peut agir seul dans son domaine. Faute de solutions sécurisée et pérennes prise d’ici la fin de l’été, le défenseur des droits sera interpellé concernant cette gestion de la circulation.

                                        F.LASSERE pour l’association LEBIENDESRIVERAINS

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