Actualización de la peticiónEquilibrer la circulation des mobilités dans la ville basse de Montréjeau.Vingt-cinq participants, la presse mais aucun élu en responsabilité n’est présent.
Association LE BIEN DES RIVERAINSMONTREJEAU, Francia
12 ene 2025

                                                                       Montréjeau, le 12 janvier 2025.


          Monsieur le maire veuillez trouver-ci dessous le compte rendu de la réunion du 9 janvier 2025 que je vous adresse le plus fidèlement possible. Si le fruit de ces échanges fait l’objet d une communication tripartite à venir, sachez que je suis reconnaissant et me réjouis d’ores et déjà de votre initiative destinée à améliorer le confort des habitants sur notre commune par la mise en place d’une commission chargée d’étudier la problématique des transports. Un temps de réflexion est sans doute nécessaire à la mise en place d'une telle expertise dans ce domaine. Je tâcherai d'ici là de concentrer mes efforts afin participer à une solution provisoire concernant l'aménagement sécurisé à établir au niveau du quartier du Plan avant la date d'échéance marquant le renouveau des mobilités douces sur le territoire avec la réouverture de la ligne de Luchon depuis la Gare ferroviaire prévu mi-mai. Je ne manquerai pas de vous tenir informé des événements.

La réunion publique s’est tenue dans un local communal de l’ancienne école des Pyrénées rue Jeanne D’arc à Montréjeau. Faisant suite à une campagne de communication dans divers médias : La semaine des Pyrénées, La Petite République des Pyrénées et un mois d’affichage sur les espaces publics de la commune situés : place de l’orme, Valentin Abeille, du parking de l’église Saint-Jean-Baptiste, de la salle des fêtes, du collège et de la zone résidentielle de Landefrède pour ne citer que les panneaux placés dans Montréjeau intra-muros. La réunion s'est déroulée en présence de membres de l'association ADAM dont son président Pierre POUSSON et de Mme Danièle PUJO représentante du collectif de riverains de la commune voisine Gourdan-Polignan se trouvant de l’autre côté de la Garonne. Les journalistes de rédactions locales, Alain Mas et Jean Paul Chambrillon étaient présents.  Aucun élu territorial en charge du secteur au niveau communal et départemental n'a répondu présent aux invitations envoyés par courriel le 28/11/2024 sauf monsieur Nicolas SIMON conseiller territorial d’opposition non mandaté par les autorités pour répondre officiellement lors de cet événement ayant été alerté de l’événement grâce à l’affichage public. Au jour de cette rencontre le nombre de signataires des pétitions en lignes du collectif des riverains de Garonne est de 140 pour « Equilibrer la circulation des mobilités dans la ville basse de Montréjeau. » et 43 pour « Raccorder la D633 ou la D817 à la bretelle de péage 17 de l'A645 ». - https://www.change.org/routesmontrejeau ,  https://www.change.org/autoroute645 – Aucun responsable de l’exécutif n’est signataire de ces pétitions hormis celui présent à  l’occasion de cet événement qui s’engagé sur la version papier de l’A645.  Au-delà des indisponibilités personnelles et des cas particuliers, y’a-t-il des intérêts supérieurs aux principes sécuritaires dans ce dossier pour expliquer toutes ces absences. « C’est de la maltraitance envers les administrés » lance un.e participant.e. Cette situation conforte-elle la nécessité d'une intervention extérieure afin de solutionner ces vielles problématiques dont les décisionnaires définis sur la pétition sont étendus aux pouvoirs de l'état déconcentrés. Le texte d'introductif est le suivant:
« Mesdames, messieurs, merci d’avoir répondu présent à cette réunion qui a pour thème la cohabitation et l’équilibre des mobilités dans notre ville. Avant de vous laisser la parole, je me présente, je suis François Lassere un riverain de l’avenue de Luchon. Je travaille à Toulouse et je suis conducteur d’une automobile. Nous sommes réunis ici pour évoquer un sujet qui nuit à la sécurité publique et concerne des concitoyens au-delà de notre territoire. L’organisation actuelle des transports nuit à la qualité de vie des habitants et surement aussi à la valorisation du patrimoine comme à l’image de notre territoire. L’aménagement d’espaces dédiés aux mobilités alternatives aux voies motorisées est aux mieux discontinu, défaillant voire inexistant en plusieurs points. Cela dans un contexte de croissance des allées et venues de la circulation au bénéfice de la zone d’activité commerciale du Bazert  en expansion comparée à celle de Montréjeau. Beaucoup de concitoyens se plaignent de la vitesse excessive et du bruit. Par endroit les véhicules ne peuvent se croiser aisément créant des ralentissements pour les services de secours et les véhicules légers qui traversent la zone avec tension. Faut-il des morts supplémentaires pour sécuriser le secteur. Une zone est actuellement en travaux suscitant l’interrogation suivante:  Quel est l’itinéraire piéton et personne à mobilité réduite recommandé par les pouvoirs publics entre la gare ferroviaire et le centre-ville ? Une pétition évoque des solutions simples à tous ces problèmes de congestion et de fluidité : signalisation au sol, chicane, feu tricolore, partage de voies de circulation en sens unique, pouvons-nous en collaborer afin d’offrir un cadre plus attrayant prochainement à ville ? Chacun de nous est venu avec des solutions qu’il peut consigner sur un formulaire disponible ici. Ces éléments seront transmis aux services municipaux. Mi-mai les regard seront tournés vers le renouveau de la ligne ferroviaire de Montréjeau, Gourdan-Polignan Luchon quel avenue de Luchon pouvons-on présenter à cette occasion ?»

Les échanges débutent :

La parole d'absent est relayée notamment en ce qui concerne la mise en application de la loi d'orientation des mobilités (LOM) qui instaurerait l'obligation de la suppression du stationnement motorisé sur les 5 mètres en amont des passages pour piétons. Les collectivités auraient jusqu'au 31 décembre 2026 pour la mettre en place. Tours à tours les intervenants soulignent le manque de contrôle de gendarmerie sur les grands axes et plus précisément aux abords du pont afin de faire respecter l’interdiction d’accès aux poids lourds qui s’y succèdent de jour comme de nuit. Le passage devant des établissements scolaires est illégal pour ces véhicules. Les raisons de ces abstentions et des intérêts en jeu questionnent l’assemblée en rappelant les accords nés il y a une quinzaine d’année entre les deux communes adjacentes à la Garonne lors d’une précédente pétition menée par Mme Gaillagot. « La déviation poids lourds avait été mise en place et devait être réglée. Elle fut abandonnée - malgré deux arrêtés départementaux du 4 octobre 2006 (0475/06/05) et du 27 août 2008 (493/2008) signés par le président P.Izard- au nom de quel intérêt se demande un second intervenant qui sera quelque temps plus tard le premier à quitter la salle sans autre intervention. « Les plans sont mal fait à l’origine », « C’est mal fait ! » reprennent à trois reprises divers participants. Ensuite la question de la signalisation concernant les restriction d’accès au 7,5 tonnes est posée. L’interdiction est annoncée sur la D817 au niveau d’une grande surface située sur la D817 à Montréjeau puis au niveau d’un second au Bazert sur la D825 mais aucun rappel n’existe avant le pont sur la Garonne. Les services de la préfecture en poste depuis peu seraient informés de cette situation. S’ensuivent des anecdotes concernant des véhicules poids lourds désirant livrer la grande surface commerciale du Bazert piégés au niveau de la place des moutons et des accidents sur le petit rond-point qualifié de « sous-dimensionné » formant l’intersection de la D825 et D817.  Ici même deux jours plus tôt un nouvel arrêté de mis en péril est affiché sur une propriété situé à l’angle de l’avenue de Luchon et de l’avenue de Saint-Gaudens.  Ici même, l’année dernière un véhicule en provenance des hauteurs de Montréjeau était venu s’encastrer et se retourner au fond d’un chemin formant une impasse entre deux immeubles. Plus bas l’environnement classé Architecte et Bâtiment de France n’est pas propice à la restauration ni à la mise en valeur du bâtit. Il faudrait interpeller le service public en charge de l'analyse de la pollution de l'air dans le secteur propose une intervenante. Au-delà du pont seront nous prochainement sur le territoire d’un parc naturel régional ? La future passerelle piétonne accolée au pont et exposée au sens du courant de la Garonne sera-t-elle solide et viable en cas de crue comparée à la voie piétonne existante derrière le parapet en pierre de taille? Si les voies de circulation du pont sont élargies, plusieurs intervenants soulèvent le paradoxe existant entre une zone qui demande à être sécurisée et des projets consistant élargir les voies de circulation du pont. Cela pour déboucher ensuite côté Montréjeau soit sur des chicanes en direction d’Ausson ou face à un panneau de type « C18 » sens de circulation prioritaire vers le centre-ville. Quel aménagement est prévu sur la nouvelle esplanade en bord de Garonne ? Aucun semble-t-il pourtant des enfants transitent lors de leur pause méridienne entre CFA, collèges, lycées et domiciles quand aucun service de transport en commun n’est actif.  « L’argent prévu pour élargir le pont est un non-sens. Les piétons peinent déjà à y accéder. », « Il faut recentrer la circulation sur le pont à cause des fondations. », « Les études réalisées suite à l’effondrement du pont de Gênes conclues à la fragilité de l’ouvrage. », « La voie piétonne fait obstacle au nettoyage de l’ouvrage après les crues… » Il y a beaucoup d’interrogations pour peu de réponses. Quant à la première des revendications de la pétition, « La primauté d’un espace correct donné aux piétons », au niveau du goulot d'étranglement toujours non sécurisé pour les usagers les plus vulnérables que va-t-il devenir ? « Sans marquage au sol, c’est plus le circuit de la liberté ou celui du comminges sans relation avec l’époque contemporaine. » Cette difficulté est située sur l'avenue de Luchon directement en sortie du pont. Aucune solution proposée ne fait l'unanimité. Entre une chicane, une déviation partiellement à sens unique de type giratoire sur une longueur totale 950 mètres ayant la forme d’un « cerf-volant » et un feu tricolore de signalisation, seule la dernière option semble être la plus adaptée sans convaincre franchement. « Oui pourquoi pas rétorquent deux convaincus » Il s'agit de la seule solution qui ne suscite pas d’objections et réduit l'assemblée au silence. Le feu répondrait juste à une urgence ce n‘est pas une solution globale. Le relevé de l’ONISR recense à cet endroit entre autre un cas d’accident mortel en date du 29/06/2019 au niveau de la place de l’orme coté D825. Tous les autres relevés de l’accidentologie du site web se concentrent sur la D825 et la D817 sur l’itinéraire du cerf-volant. « La priorité aux piétons c’est évident…deux camions ne peuvent se croiser, pensez aux piétons qui se retrouvent là coincés entre les maisons !» lance une personnalité publique.
«-Il y’a 20 centimètres de trottoirs.
-Au bout y’a plus rien renchérit un quelqu’un d’autre (…)
-Et encore le pavé qui les constituent après la bordure est absent !
-Y a des gens qui habitent là ! 
-Y’a des gens qui habitent partout ! »
L'idée d'un communiqué commun entre les riverains de la Garonne à Montréjeau, ceux de Gourdan-Polignan en collaboration avec l'association ADAM-Association des Amis de Montréjeau- qui est active depuis un quart-de siècle sur le dossier du demi-échangeur de l'A645 est adoptée. Le président de l'association présente la pétition papier relative à l'A645 complémentaire à la version numérique disponible en ligne faite par le collectif Montréjeaulais. Vingt et une personnes signent le document. Cette initiative est bienvenue car nombreux sont ceux qui sur le territoire ne peuvent s'exprimer avec les outils informatiques sur ces sujets. « Les plans existent depuis longtemps, ils auraient étés un temps perdus…il s’agit d’une question de rentabilité » 
Six formulaires de recueil d’information destinés à récolter les besoins des administrés sur la commune sont disponibles et renseignés. Un concerne l’entretien, la piétonisation, la circulation à sens unique, les espaces verts ainsi que le respect de la circulation a 30 km sur la place de l’orme. Deux concernent l’avenue de Luchon et portent sur la sécurité et les passages piétons, la mise aux normes de trottoirs PMR sans obstacles ni marches. De signalisations au sol destinée à faire ralentir les véhicules dont une signalisation « Stop » avant le pont sur la Garonne. Le besoin de sécuriser le passage des piétons est repris sur un formulaire détaillant l’avenue de Saint-Gaudens, la rue des troubadours et l’avenue du Nord précisé comme en « danger de mort » le ralentisseur serait à raboter selon l’avis d’au moins deux riverains. Rue des amants, le réflecteur installé ne permet d’assurer la visibilité que pour une voie d’accès à la D825, ceux qui sortent du parking n’en ont aucune. La taille des trottoirs pose également problème à ce niveau. Beaucoup d’usager marchent sur la chaussée face à la circulation pour éviter les marches du trottoir situé de l’autre côté de l’avenue.


L’échange se poursuit par un moment de convivialité plus informel autour d’une collation:
« Mon fils et mon petit-fils vont au jusqu’au centre commercial du Bazert à pied » lance un résident Montréjeaulais. « Les solutions techniques existent…il y a danger pour les enfants !» « La commission ne doit pas se cantonner à Montréjeau et intégrer Gourdan-Polignan. » A propos du quartier du Plan, « Je suis motard, c’est moins dangereux de se retrouver avec un camion qu’avec deux voitures. », « Je pourrais aller faire les courses à pieds mais je préfère prendre la voiture. » Au sujet de l’A645 : « Un rond-point situé à la sortie du péage permettrait à moindre coût de solutionner le trafic autour de l’échangeur. », « Vous sortez de l’A645 directement à Montréjeau en payant le surcout de la sortie 17 pour entretenir 6km que vous n’utilisez jamais. » Ce à quoi l’interlocuteur rétorque : « Des gens font déjà demi-tour après le péage. Les plots barrant le passage sont vandalisés. Les gendarmes y verbalisent souvent les contrevenants. Mais en centre-ville personne ne contrôle les poids lourds !»,  «Dans la presse certaines polices municipales disposant de pouvoirs judiciaires peuvent verbaliser ce type d’infractions, Montréjeau et Gourdan ne disposeraient pas de ces prérogatives.». 


Voilà autant de problématiques qui ne méritent pas d’être négligées à l’avenir.


https://www.petiterepublique.com/2025/01/11/montrejeau-la-mobilite-en-question-dans-la-bastide-royale-et-le-demi-echangeur-de-la-sortie-n17/ 

                                                                                               François LASSERE

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