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Petitioning Président du Mexique Enrique Pena Nieto

@EPN : Retrouver Olivier Tschumi, séquestré depuis 2010 au Mexique


Retrouver Olivier Tschumi, séquestré  depuis le 19 décembre 2010 au Mexique 

La rançon pour sa libération payée, mon frère Olivier Tschumi n'a pas été relâché. L'enquête piétine, les autorités suisses ne peuvent pas intervenir car le Mexique n'autorise aucune intrusion étrangère sur son territoire. Nous demandons au  président du Mexique d'intervenir pour forcer l'enquête à aboutir et pour que la SIEDO remette enfin le contenu du dossier aux autorités suisses selon les accords de l'entraide judiciaire.

 D'origine Suisse, Olivier Tschumi, établi au Mexique depuis 20 ans, a été kidnappé dans une forêt de Cuernavaca alors qu'il faisait son footing avec ses deux chiens. Une rançon de 10'000 dollars a été déposée le 20 décembre selon les ordres des ravisseurs. Olivier n'a pas été libéré comme prévu. Plus aucune trace depuis!

WEB: http://www.scoop.it/t/olivier-tschumi

 Mon frère Olivier est victime d'une guerre des cartels mexicains. Se battre pour lui, c'est aussi s'engager pour la liberté de chacun. Merci de signer également la pétition pour Rodolfo Cazares, chef d'orchestre franco-mexicain enlevé au Mexique depuis Juillet 2011. Sa femme Ludivine Cazares et moi partageons le même désespoir et menons le même combat. C'est ensemble que nous souhaitons remettre nos pétitions au Président du Mexique.

Letter to
Président du Mexique Enrique Pena Nieto
Au Président du Mexique, Enrique Pena Nieto


Demande d'audience

France, le 3 décembre 2012

Monsieur le Président,

Par la présente, Frédérique SANTAL et moi-même, Ludivine BARBIER DE CAZARES, sollicitons votre bienveillance, et vous prions de bien vouloir nous accorder une audience avant la Fête de Noël. Nous tenons à vous remettre en main propre, en cette période de partage et de solidarité, la liste officielle des signataires des pétitions internationales lancées au mois d’octobre dernier sur la plateforme Change.org afin de vous supplier d’activer les recherches des membres de nos familles respectives, séquestrés et disparus depuis 18 mois concernant mon mari Rodolfo Ignacio CAZARES SOLIS et deux ans pour Olivier TSCHUMI, le frère de Frédérique SANTAL.

Les cinquante mille signatures recueillies au-delà des frontières témoignent d’un profond mécontentement des communautés populaires, musicales et artistiques face au silence et à la lenteur des enquêtes menées tout au long de ces derniers mois par les autorités mexicaines. Le grand nombre de signatures recueillies témoigne en outre du large et vif soutien du monde médiatique, politique et associatif.

Je passais mes vacances dans la famille de mon époux Rodolfo Ignacio CAZARES SOLIS, lorsque nous avons été enlevés, le 9 juillet 2011, par des membres du cartel du Golfe du Mexique dans la municipalité de Matamoros, Tamaulipas. Le 11 juillet 2011, j'ai été libérée avec les femmes et les enfants, mais les ravisseurs retiennent encore à ce jour mon mari et quatre autres hommes de sa famille.

Jamais aucune information concernant l'état d'avancement de l'enquête ne m'a été délivrée. Seule depuis des mois, je fais face à une situation difficile et complexe qui évolue dans un climat d'indifférence notoire tant au niveau policier, politique que judiciaire.

La famille d’Olivier TSCHUMI souffre et s’insurge également du manque d’empressement de la police à retrouver ce ressortissant suisse, séquestré le 19 décembre 2010 à Cuernavaca. Le refus des autorités mexicaines de transmettre le dossier de l’enquête au procureur suisse est un fait inacceptable pour les proches d’Olivier. Un refus humiliant pour la famille, désespérée de savoir des suspects en prison, mais pas encore interrogés après vingt-quatre mois d’attente.

Aujourd'hui, des citoyens issus de 64 pays différents s'unissent et s'indignent de l'impunité dont bénéficient les ravisseurs et du silence qui règne autour de ces deux drames. Parmi ces pays : la France, la Suisse, l'Espagne, l'Italie, les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, le Japon, la Roumanie, le Brésil, le Mexique et l'Argentine, pour ne citer que les principaux pays sensibles à notre cause.

Le 14 novembre 2012, la presse mexicaine annonçait que le gouvernement mexicain offrait une récompense de 200 millions de pesos pour retrouver 59 disparus. Si le nom d’Olivier TSCHUMI figure dans la liste, en revanche les noms de mon époux et des quatre autres membres séquestrés de sa famille ne sont pas répertoriés. Comment interpréter ce manquement ?

Monsieur le Président, bien que lésées et désespérées, Frédérique Santal et moi-même voulons croire en votre projet de restaurer la paix et la justice au Mexique. Votre peuple hurle. Nous partageons sa douleur et désirons que notre action rende aussi hommage à tous les mouvements s’engageant pour la paix dans votre si beau pays. Nous sommes persuadées que vos efforts ne seront pas vains, et que vos initiatives trouveront l’écho attendu pour nous venir en aide.

En vous remerciant de l'attention que vous voudrez bien porter à notre demande, et en espérant avoir l’honneur d’être reçues très prochainement, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l'expression de nos sentiments les plus dévoués.


Ludivine Barbier et Frédérique Santal