STOP à l'expansion de l’extrême droite en Bretagne


STOP à l'expansion de l’extrême droite en Bretagne
Le problème
TRIBUNE CITOYENNE
Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres.
Antonio Gramsci.
Depuis plusieurs mois, la Bretagne est touchée par une série d'assauts venus de l'extrême droite dont les origines fascistes ne doivent pas être oubliées. Les derniers en date, l'agression dans le centre-ville de Lorient de 4 syndicalistes sud solidaires, celle d'étudiants de Rennes 1 sur le site de Beaulieu et l'incendie criminel dont a été victime Yannick Morez, maire de Saint-Brévin. Nous leur témoignons notre plein soutien.
Attachée à la République, aux principes d'hospitalité et d'égalité, la Bretagne n'échappe malheureusement pas au développement de ces groupes violents d'extrême droite que connaissent l'Europe et la France, où elle profite d'un pouvoir politique et médiatique complaisant.
L'inquiétant retour de l’extrême droite.
En ces temps de crise, l'histoire semble se répéter. Les croix celtiques et les fleurs de lys s'affichent comme autrefois les croix gammées et le faisceau en Allemagne nazie ou en Italie fasciste. Chez les citoyen•ne•s, le consentement aux politiques néolibérales faiblit et se mêle à un sentiment d’oppression. Une brèche que la fachosphère exploite avec opportunisme : le racisme total comme raison d'être et la violence comme méthode d'action.
Au pouvoir en Italie, en Hongrie, et en Pologne, au gouvernement en Lettonie et en Slovaquie, à la manœuvre en Suède aux côtés de la coalition de droite… En France, banalisée, elle se prépare au pouvoir.
Le néo-libéralisme, terreau fertile de la convergence des haines.
La montée de l’extrême droite en Europe et en France progresse à mesure qu’augmente un sentiment de rejet des élites sans qu'aucune réponse ne soit apportée à l’appel de justice et d’égalité des peuples.
Depuis 40 ans, la France subit une financiarisation de son économie. Progressivement, l’Etat se désengage quand il n’organise pas lui-même la faillite de son outil industriel (EDF, Areva, France télécom, Alstom, etc.). Pour des néolibéraux comme Emmanuel Macron, la France est une start-up qui doit rester compétitive afin d’attirer les investisseurs étrangers.
Dans quel objectif ? Continuer à produire toujours plus au prix de l’épuisement des écosystèmes naturels, quitte à saccager l'habitabilité de la planète et à ôter tout espoir d'un monde désirable. Officiellement, il s’agit de favoriser un ruissellement des richesses, en réalité, de gaver les actionnaires des grandes entreprises. Thomas Piketty l’exprime clairement : « La concurrence de tous contre tous, c’est au contraire la défiance, donc la voie vers le démantèlement communautaire ».
Les médias mainstream, premiers fabricants de fascisme.
Concentrés dans les mains d'une poignée de milliardaires et privés d’indépendance éditoriale, les médias les plus puissants servent de marchepied à l’extrême droite. Avec des supports dans la presse écrite, à la radio et à la télévision (Cnews, C8), Vincent Bolloré a offert un tremplin à son candidat, Eric Zemmour qui a bénéficié d’une tribune chaque samedi sur France TV et tous les jours sur RTL pendant des années.
Voilà comment les idées les plus atroces infusent dans les consciences et s’expriment sans plus aucun complexe.
Zemmour sert la stratégie de dédiabolisation de Marine Le Pen. Alors que le ministre de l'intérieur Darmanin trouvait Marine Le Pen "trop molle", c'est désormais Olivier Dussopt qui déclare honteusement que "Marine Le Pen est plus républicaine que beaucoup d'autres".
La dangereuse complicité du pouvoir
Le RN a obtenu lors des dernières législatives 89 nouveaux députés. Et, avec l'aide de Renaissance, le groupe macroniste, le RN a obtenu deux Vice-présidences à l'Assemblée nationale. En refusant de se positionner dans les duels des candidats RN face à ceux de la NUPES, les macronistes ont fait exploser le barrage républicain. Organisant la poursuite de militants de gauche, et la répression du militantisme, à l’image de la dissolution des Soulèvements de la Terre ou de la mise en cause de la LDH, ils semblent désormais former un arc antirépublicain contre les libertés civiles fondamentales en République.
Tout cela sans oublier la droite qui n’hésite plus à multiplier ses appels du pied aux électeurs d’extrême droite. L’élection d’Éric Ciotti à la présidence de LR et la ligne de Valérie Pécresse pendant la présidentielle (« pas de fatalité, ni au grand déclassement ni au grand remplacement ») figurent parmi les multiples signes de ce dangereux glissement idéologique.
La Bretagne n’échappe plus à la contagion brune.
A Lorient comme à Brest, des signes fascistes sont tagués sur les murs de l’université et des tracts anti LGBTQIA+ sont distribués au lycée Dupuy-de-Lôme. Ceci est l'œuvre de « La Cocarde » qui, en février 2023, s'est attaquée au lycée sur Twitter en raillant une séance d’éducation civique où venaient témoigner des membres de SOS Méditerranée. Ils sont revenus le 14 avril pour tenter de bloquer la venue de l'ONG lors d'une journée citoyenne.
David Megel, conseiller municipal RN à Lanester, et Benjamin Martinez, responsable jeunes RN 56, en plus d'apporter “tout leur soutien à la cocarde étudiante” ont fait pression sur le proviseur du Lycée pour qu'il annule la journée. En février toujours, les locaux du PCF sont tagués d’inscriptions nazies à Hennebont. Le 25, un groupe de néo-nazis composé de militant•e•s RN et Reconquête se réunit à Saint-Brévin pour empêcher l’installation d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile. En face, des opposant•e•s de gauche antifascistes s'interposent. Iels sont chassé•e•s par la police qui cherche à éviter la confrontation. De leur côté, les fascistes s'affichent en priant devant l’église communale à l’invitation de Civitas.
Tout aussi grave, le journal le Poher qui a couvert les événements de Callac (conclus par l'abandon du projet de centre d'accueil pour migrants) est lourdement menacé : harcèlement envers sa rédaction de Carhaix, menace d'attaque à la bombe et menaces de mort. Une procédure pour injures publiques et diffamation est en cours contre Résistance républicaine, un site islamophobe assigné en justice le 30 janvier par le journal dont il avait traité les journalistes de "collabos".
Comment agir pour endiguer cette vague de haine ? Soutenir les projets solidaires et défendre les personnes victimes de racisme, bien entendu, mais pas seulement : il faut s'attaquer aussi à ce qui génère ce désastre.
Il est urgent de réagir en dénonçant avec force ces actes abjects et le silence du pouvoir mais aussi en proposant une alternative à l'extrême droite et au néo-libéralisme qui l'enfante.
Le mal doit être nommé et ses idées combattues à la racine donc avec radicalité. Hannah Arendt disait « C'est dans le vide de la pensée que s'inscrit le mal ». Remplissons ce vide ! Renouons avec l’esprit du CNR pour entrer en résistance ! Éclairons, informons, décryptons le débat public !
Pour accomplir cette tâche, nous ne pouvons compter que sur nous, citoyens antiracistes, défenseurs d'une République réellement libre, égalitaire et fraternelle. Depuis les législatives de 2022, un bloc populaire s’est formé autour de la volonté de rompre avec les politiques néolibérales responsables de cette fracture sociale qui fait le lit de la colère et qui sans réponse adaptée finit par se transformer en haine. Nous sommes les légataires de cet héritage. Plus que jamais notre devoir est de renforcer sa dynamique pour muer une colère légitime en espoir pour tous.tes.
Unissons-nous pour éradiquer le racisme et ne laissons rien passer ! Garantissons le partage des richesses en taxant le capital ! Installons la VIème République pour sauver la démocratie en France ! Initions la planification écologique ! Gagnons la parité et l'égalité salariale entre les femmes et les hommes !
Rassemblons-nous ! signez notre appel
A toutes celles et ceux qui partagent notre volonté de stopper la progression de l'extrême droite, nous vous invitons à signer notre appel mais aussi à rejoindre les actions de défense de nos libertés et des projets solidaires partout où ils sont menacés.
Premier rendez-vous : le 29 avril à Saint-Brévin à l'appel à la mobilisation du Collectif Antifasciste du Pays de Retz et de Faire bloc Nantes en réaction à une nouvelle manifestation prévue par les opposants au CADA.
Appel au rassemblement le 24 mai à Saint-Brévin (17h) en soutien de Yannick Morez, à l’initiative de Joanna Rolland, maire de Nantes.
Meeting contre l'extrême droite le 14 juin à Lanester en présence de Clémentine Autain accompagnée de parlementaires de gauche.
SIGNATAIRES :
Thomas Portes, Président de l'Observatoire national de l'extrême droite et Député LFI-NUPES (93)
Medine, Artiste rappeur
Yassine Belattar, Humoriste, chroniqueur et animateur de radio et de télévision
Marianne Maximi, Députée LFI-NUPES (63)
Mathilde Hignet, Députée LFI-NUPES (35)
Murielle Lepvraud, Députée LFI-NUPES (22)
Ségolène Amiot, Députée LFI-NUPES (44)
Frédéric Mathieu, Député LFI-NUPES (35)
Andy Kerbrat, Député LFI-NUPES (44)
Dieynaba Diop, Porte-parole du Parti Socialiste, Conseillère Régionale IDF et Adjointe au Maire Les Mureaux (78)
Julie Garnier, Oratrice nationale La France insoumise, Conseillère Régionale Île-de-France
Marie-Madeleine Doré Lucas, Tête de liste Bretagne insoumise aux élections régionales de juin 2021
Pierre-Yves Cadalen, Tête de liste Bretagne insoumise aux élections régionales de juin 2021
Vincent Le Tertre, Porte-parole La France insoumise Lorient (56)
Olivier Houzet, Maire de Saint-Quay-Perros (22)
Stéphane Le Roux, Secrétaire général de l’union départementale CGT 56
Erwann Dupont, Président de la commission des activités internationales de la CCAS (CE d'EDF - élu CGT)
Jean-François Coulin, Président du comité de coordination des CMCAS, CCAS (élu CGT)
Bruno Rathouit, Président de la CMCAS Finistère-Morbihan (organisme social du personnel des Industries électriques et gazières) et délégué CGT (29-56)
Vincent Le Bayon, Vice-président de la CMCAS Finistère-Morbihan et délégué CGT (29-56)
Gaël Classen, Président de la CMCAS Berry-Nivernais et délégué CGT (18-36-58)
François Rippe, Président de l'association France Palestine Solidarité de Morlaix AFPS (29)
Claude Léostic, Présidente de la plateforme des ONG pour la Palestine et membre de l'AFPS (29)
Jonathan Daitch, auteur et photographe militant de la cause palestinienne (22)
Youcef Brakni, Membre du Comité vérité pour Adama
Bérengère Matta, Responsable de la mobilisation SOS Méditerranée
Olivier Cuzon, Vice-président de la section brestoise de la Ligue des droits de l’Homme et secrétaire départemental du syndicat Sud-Solidaires Brest (29)
Pascale Robardet, Secrétaire de la section Sud Santé Sociaux du CHRU Brest-Carhaix (29)
Guénola Le Huec, Co-secrétaire départementale PCF 56
Marc Bacci, Co-secrétaire départemental PCF 56 et membre du Collectif antifasciste du Morbihan (CAM)
Rozenn Métayer, Conseillère départementale du canton de Lorient 2 (56)
Philippe Jumeau, Adjoint à l'action sociale PCF, Mairie de Lanester
Marc Guillevic, Responsable section PCF Lanester (56)
Hugo Sajhau, Référent Place publique (31)
Gael Briand, Conseiller régional Breizh a-gleiz et municipal à Lorient (UDB)
Patricia Riou, Conseillère municipale déléguée à l'identité bretonne (56)
Damien Girard, Chef de l'opposition de gauche et écologiste - Lorient et Conseil départemental (56)
Nicolas Chauvin, Porte-parole EELV Pays de Lorient
Maurice Péron, Adjoint au maire de Lanester (56)
Louis Chambelland, Conseiller municipal à Lanester (56)
Yannick Dubourg, Adjoint au maire de Plougonver (22)
Michelle Carmès, Conseillère municipale à Pordic (22)
Pierre-Yves Le Boudec, Conseiller municipal (opp. de gauche) Hennebont (56)

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Le problème
TRIBUNE CITOYENNE
Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres.
Antonio Gramsci.
Depuis plusieurs mois, la Bretagne est touchée par une série d'assauts venus de l'extrême droite dont les origines fascistes ne doivent pas être oubliées. Les derniers en date, l'agression dans le centre-ville de Lorient de 4 syndicalistes sud solidaires, celle d'étudiants de Rennes 1 sur le site de Beaulieu et l'incendie criminel dont a été victime Yannick Morez, maire de Saint-Brévin. Nous leur témoignons notre plein soutien.
Attachée à la République, aux principes d'hospitalité et d'égalité, la Bretagne n'échappe malheureusement pas au développement de ces groupes violents d'extrême droite que connaissent l'Europe et la France, où elle profite d'un pouvoir politique et médiatique complaisant.
L'inquiétant retour de l’extrême droite.
En ces temps de crise, l'histoire semble se répéter. Les croix celtiques et les fleurs de lys s'affichent comme autrefois les croix gammées et le faisceau en Allemagne nazie ou en Italie fasciste. Chez les citoyen•ne•s, le consentement aux politiques néolibérales faiblit et se mêle à un sentiment d’oppression. Une brèche que la fachosphère exploite avec opportunisme : le racisme total comme raison d'être et la violence comme méthode d'action.
Au pouvoir en Italie, en Hongrie, et en Pologne, au gouvernement en Lettonie et en Slovaquie, à la manœuvre en Suède aux côtés de la coalition de droite… En France, banalisée, elle se prépare au pouvoir.
Le néo-libéralisme, terreau fertile de la convergence des haines.
La montée de l’extrême droite en Europe et en France progresse à mesure qu’augmente un sentiment de rejet des élites sans qu'aucune réponse ne soit apportée à l’appel de justice et d’égalité des peuples.
Depuis 40 ans, la France subit une financiarisation de son économie. Progressivement, l’Etat se désengage quand il n’organise pas lui-même la faillite de son outil industriel (EDF, Areva, France télécom, Alstom, etc.). Pour des néolibéraux comme Emmanuel Macron, la France est une start-up qui doit rester compétitive afin d’attirer les investisseurs étrangers.
Dans quel objectif ? Continuer à produire toujours plus au prix de l’épuisement des écosystèmes naturels, quitte à saccager l'habitabilité de la planète et à ôter tout espoir d'un monde désirable. Officiellement, il s’agit de favoriser un ruissellement des richesses, en réalité, de gaver les actionnaires des grandes entreprises. Thomas Piketty l’exprime clairement : « La concurrence de tous contre tous, c’est au contraire la défiance, donc la voie vers le démantèlement communautaire ».
Les médias mainstream, premiers fabricants de fascisme.
Concentrés dans les mains d'une poignée de milliardaires et privés d’indépendance éditoriale, les médias les plus puissants servent de marchepied à l’extrême droite. Avec des supports dans la presse écrite, à la radio et à la télévision (Cnews, C8), Vincent Bolloré a offert un tremplin à son candidat, Eric Zemmour qui a bénéficié d’une tribune chaque samedi sur France TV et tous les jours sur RTL pendant des années.
Voilà comment les idées les plus atroces infusent dans les consciences et s’expriment sans plus aucun complexe.
Zemmour sert la stratégie de dédiabolisation de Marine Le Pen. Alors que le ministre de l'intérieur Darmanin trouvait Marine Le Pen "trop molle", c'est désormais Olivier Dussopt qui déclare honteusement que "Marine Le Pen est plus républicaine que beaucoup d'autres".
La dangereuse complicité du pouvoir
Le RN a obtenu lors des dernières législatives 89 nouveaux députés. Et, avec l'aide de Renaissance, le groupe macroniste, le RN a obtenu deux Vice-présidences à l'Assemblée nationale. En refusant de se positionner dans les duels des candidats RN face à ceux de la NUPES, les macronistes ont fait exploser le barrage républicain. Organisant la poursuite de militants de gauche, et la répression du militantisme, à l’image de la dissolution des Soulèvements de la Terre ou de la mise en cause de la LDH, ils semblent désormais former un arc antirépublicain contre les libertés civiles fondamentales en République.
Tout cela sans oublier la droite qui n’hésite plus à multiplier ses appels du pied aux électeurs d’extrême droite. L’élection d’Éric Ciotti à la présidence de LR et la ligne de Valérie Pécresse pendant la présidentielle (« pas de fatalité, ni au grand déclassement ni au grand remplacement ») figurent parmi les multiples signes de ce dangereux glissement idéologique.
La Bretagne n’échappe plus à la contagion brune.
A Lorient comme à Brest, des signes fascistes sont tagués sur les murs de l’université et des tracts anti LGBTQIA+ sont distribués au lycée Dupuy-de-Lôme. Ceci est l'œuvre de « La Cocarde » qui, en février 2023, s'est attaquée au lycée sur Twitter en raillant une séance d’éducation civique où venaient témoigner des membres de SOS Méditerranée. Ils sont revenus le 14 avril pour tenter de bloquer la venue de l'ONG lors d'une journée citoyenne.
David Megel, conseiller municipal RN à Lanester, et Benjamin Martinez, responsable jeunes RN 56, en plus d'apporter “tout leur soutien à la cocarde étudiante” ont fait pression sur le proviseur du Lycée pour qu'il annule la journée. En février toujours, les locaux du PCF sont tagués d’inscriptions nazies à Hennebont. Le 25, un groupe de néo-nazis composé de militant•e•s RN et Reconquête se réunit à Saint-Brévin pour empêcher l’installation d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile. En face, des opposant•e•s de gauche antifascistes s'interposent. Iels sont chassé•e•s par la police qui cherche à éviter la confrontation. De leur côté, les fascistes s'affichent en priant devant l’église communale à l’invitation de Civitas.
Tout aussi grave, le journal le Poher qui a couvert les événements de Callac (conclus par l'abandon du projet de centre d'accueil pour migrants) est lourdement menacé : harcèlement envers sa rédaction de Carhaix, menace d'attaque à la bombe et menaces de mort. Une procédure pour injures publiques et diffamation est en cours contre Résistance républicaine, un site islamophobe assigné en justice le 30 janvier par le journal dont il avait traité les journalistes de "collabos".
Comment agir pour endiguer cette vague de haine ? Soutenir les projets solidaires et défendre les personnes victimes de racisme, bien entendu, mais pas seulement : il faut s'attaquer aussi à ce qui génère ce désastre.
Il est urgent de réagir en dénonçant avec force ces actes abjects et le silence du pouvoir mais aussi en proposant une alternative à l'extrême droite et au néo-libéralisme qui l'enfante.
Le mal doit être nommé et ses idées combattues à la racine donc avec radicalité. Hannah Arendt disait « C'est dans le vide de la pensée que s'inscrit le mal ». Remplissons ce vide ! Renouons avec l’esprit du CNR pour entrer en résistance ! Éclairons, informons, décryptons le débat public !
Pour accomplir cette tâche, nous ne pouvons compter que sur nous, citoyens antiracistes, défenseurs d'une République réellement libre, égalitaire et fraternelle. Depuis les législatives de 2022, un bloc populaire s’est formé autour de la volonté de rompre avec les politiques néolibérales responsables de cette fracture sociale qui fait le lit de la colère et qui sans réponse adaptée finit par se transformer en haine. Nous sommes les légataires de cet héritage. Plus que jamais notre devoir est de renforcer sa dynamique pour muer une colère légitime en espoir pour tous.tes.
Unissons-nous pour éradiquer le racisme et ne laissons rien passer ! Garantissons le partage des richesses en taxant le capital ! Installons la VIème République pour sauver la démocratie en France ! Initions la planification écologique ! Gagnons la parité et l'égalité salariale entre les femmes et les hommes !
Rassemblons-nous ! signez notre appel
A toutes celles et ceux qui partagent notre volonté de stopper la progression de l'extrême droite, nous vous invitons à signer notre appel mais aussi à rejoindre les actions de défense de nos libertés et des projets solidaires partout où ils sont menacés.
Premier rendez-vous : le 29 avril à Saint-Brévin à l'appel à la mobilisation du Collectif Antifasciste du Pays de Retz et de Faire bloc Nantes en réaction à une nouvelle manifestation prévue par les opposants au CADA.
Appel au rassemblement le 24 mai à Saint-Brévin (17h) en soutien de Yannick Morez, à l’initiative de Joanna Rolland, maire de Nantes.
Meeting contre l'extrême droite le 14 juin à Lanester en présence de Clémentine Autain accompagnée de parlementaires de gauche.
SIGNATAIRES :
Thomas Portes, Président de l'Observatoire national de l'extrême droite et Député LFI-NUPES (93)
Medine, Artiste rappeur
Yassine Belattar, Humoriste, chroniqueur et animateur de radio et de télévision
Marianne Maximi, Députée LFI-NUPES (63)
Mathilde Hignet, Députée LFI-NUPES (35)
Murielle Lepvraud, Députée LFI-NUPES (22)
Ségolène Amiot, Députée LFI-NUPES (44)
Frédéric Mathieu, Député LFI-NUPES (35)
Andy Kerbrat, Député LFI-NUPES (44)
Dieynaba Diop, Porte-parole du Parti Socialiste, Conseillère Régionale IDF et Adjointe au Maire Les Mureaux (78)
Julie Garnier, Oratrice nationale La France insoumise, Conseillère Régionale Île-de-France
Marie-Madeleine Doré Lucas, Tête de liste Bretagne insoumise aux élections régionales de juin 2021
Pierre-Yves Cadalen, Tête de liste Bretagne insoumise aux élections régionales de juin 2021
Vincent Le Tertre, Porte-parole La France insoumise Lorient (56)
Olivier Houzet, Maire de Saint-Quay-Perros (22)
Stéphane Le Roux, Secrétaire général de l’union départementale CGT 56
Erwann Dupont, Président de la commission des activités internationales de la CCAS (CE d'EDF - élu CGT)
Jean-François Coulin, Président du comité de coordination des CMCAS, CCAS (élu CGT)
Bruno Rathouit, Président de la CMCAS Finistère-Morbihan (organisme social du personnel des Industries électriques et gazières) et délégué CGT (29-56)
Vincent Le Bayon, Vice-président de la CMCAS Finistère-Morbihan et délégué CGT (29-56)
Gaël Classen, Président de la CMCAS Berry-Nivernais et délégué CGT (18-36-58)
François Rippe, Président de l'association France Palestine Solidarité de Morlaix AFPS (29)
Claude Léostic, Présidente de la plateforme des ONG pour la Palestine et membre de l'AFPS (29)
Jonathan Daitch, auteur et photographe militant de la cause palestinienne (22)
Youcef Brakni, Membre du Comité vérité pour Adama
Bérengère Matta, Responsable de la mobilisation SOS Méditerranée
Olivier Cuzon, Vice-président de la section brestoise de la Ligue des droits de l’Homme et secrétaire départemental du syndicat Sud-Solidaires Brest (29)
Pascale Robardet, Secrétaire de la section Sud Santé Sociaux du CHRU Brest-Carhaix (29)
Guénola Le Huec, Co-secrétaire départementale PCF 56
Marc Bacci, Co-secrétaire départemental PCF 56 et membre du Collectif antifasciste du Morbihan (CAM)
Rozenn Métayer, Conseillère départementale du canton de Lorient 2 (56)
Philippe Jumeau, Adjoint à l'action sociale PCF, Mairie de Lanester
Marc Guillevic, Responsable section PCF Lanester (56)
Hugo Sajhau, Référent Place publique (31)
Gael Briand, Conseiller régional Breizh a-gleiz et municipal à Lorient (UDB)
Patricia Riou, Conseillère municipale déléguée à l'identité bretonne (56)
Damien Girard, Chef de l'opposition de gauche et écologiste - Lorient et Conseil départemental (56)
Nicolas Chauvin, Porte-parole EELV Pays de Lorient
Maurice Péron, Adjoint au maire de Lanester (56)
Louis Chambelland, Conseiller municipal à Lanester (56)
Yannick Dubourg, Adjoint au maire de Plougonver (22)
Michelle Carmès, Conseillère municipale à Pordic (22)
Pierre-Yves Le Boudec, Conseiller municipal (opp. de gauche) Hennebont (56)

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Les décisionnaires
Pétition lancée le 19 mars 2023