Enquête externe indépendante sur la mairie d'Annecy

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Le problème

Nous avons appris, le 27 mai 2026, qu'un élu d'Annecy, premier adjoint au maire, Anthony Granger, faisait l'objet d'une accusation de viol. À ce stade de la procédure, il bénéficie de la présomption d'innocence. Cette information a été révélée par le média La Lettre¹.

Le 4 juin 2026, lorsque le journal local L'Essor Savoyard a repris cette information et publié son enquête, de nombreux exemplaires ont disparu de la vente². Plus de 900 exemplaires auraient été achetés.
Selon l'enquête menée conjointement par Reporters sans frontières (RSF) et L'Essor Savoyard ³ ᵉᵗ ⁴, «Myriam Clerc, conseillère spéciale et ancienne collaboratrice parlementaire du maire Antoine Armand, a été reconnue dans un bureau de tabac où plusieurs dizaines de journaux ont été achetés. Sur la base de photos publiques, le gérant et son employée, présents ce 4 juin, la reconnaissent formellement. » L'enquête ajoute également qu'« une vendeuse a, de son côté, formellement reconnu une élue locale, venue lui acheter une cinquantaine de journaux ce jour-là ».

Lors du conseil municipal du 20 juillet 2026⁵, le maire Antoine Armand a déclaré n'avoir joué aucun rôle dans ces achats, affirmant que, si des initiatives individuelles avaient eu lieu, elles avaient été prises sans qu'il en soit informé. Il a également indiqué qu'aucun fonds publics n'avaient été utilisés à cette fin.


À ce stade, il appartient aux autorités compétentes de déterminer les responsabilités éventuelles de chacun.e. Il ne convient pas de tirer de conclusions avant les résultats des enquêtes en cours.


Nous ne sommes pas face à une simple polémique politique.
Nous sommes confronté.es à une affaire d'une gravité exceptionnelle. 

L'accusation de viol visant le premier adjoint au maire est particulièrement grave. Le viol n'est ni un débat politique, ni un sujet de communication, ni un instrument électoral. S'il est établi par la justice, il constitue un crime parmi les plus graves prévus par le Code pénal.


Par ailleurs, l'enquête de RSF et de L'Essor Savoyard décrit une opération organisée consistant à acheter massivement des exemplaires d'un journal local afin d'en limiter la diffusion. Si les faits rapportés étaient confirmés, ils constitueraient une atteinte extrêmement préoccupante à la liberté de la presse et au droit des citoyen.nes à être informé.es.


Nous demandons :

  • que toute la vérité soit établie dans les meilleurs délais ;
  • que toutes les responsabilités, administratives comme politiques, soient identifiées ;
  • que toute éventuelle entrave à la liberté de la presse fasse l'objet des suites judiciaires et administratives appropriées ;
  • que le conseil municipal consacre un débat public à cette affaire.


Si les enquêtes devaient établir des responsabilités politiques au sein de l'exécutif municipal, il appartiendrait alors aux personnes concernées d'en tirer toutes les conséquences et de démissionner.


Enfin, nous exprimons notre profonde compassion à l'égard de la personne qui se dit victime. Dans le respect de la présomption d'innocence et du travail de la justice, nous espérons que toute la lumière sera faite sur cette affaire et que la personne concernée bénéficiera du soutien et de l'accompagnement dont elle a besoin.

Sources : 

¹ La Lettre, 27 mai 2026

²L'Essor Savoyard, 4 juin 2026

³ RSF, 20 juillet 2026

L'Essor Savoyard, 20 juillet 2026

Conseil municipal, 20 juillet 2026

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Colombat CLAIRELanceur de pétition

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