

Bonjour à tous,
J'ai le plaisir de vous apporter quelques bonnes nouvelles, à propos de la problématique de la disponibilité des vaccins avicoles pour nos petits élevages de sélection.
En effet, Madame Sarah AUSSEIL, Présidente de la Fédération ProNaturA France, m'a transmis copie du compte rendu de leur dernière rencontre avec les plus hauts représentants du Laboratoire CEVA Santé Animale. En présence de la Société Centrale d'Aviculture de France (SCAF) et de la Fédération Française des Volailles (FFV).
Le Laboratoire CEVA étant un acteur majeur du marché des vaccins pour volailles, cette attitude positive pourrait être le signe d'un mouvement plus constructif, d'une prise de conscience qui pourrait s'amplifier et, souhaitons-le, se généraliser dans le monde de la pharmaceutique vétérinaire.
Car il n'est, pour autant, pas encore question de crier prématurément victoire. Comme nous l'avons toujours rappelé dans nos propositions et revendications, ceci ne sera possible que lorsque des vaccins avicoles en petits conditionnements à des tarifs adaptés et abordables seront disponibles à la commande chez nos vétérinaires praticiens. Et que donc, des différents souhaits exprimés nous serons passés à leur réalisation effective et pratique.
Dans l'espoir que ce nouvel élan concrétise une modification progressive attendue du marché des vaccins pour volailles, je ne manquerai pas d'informer les différents Parlementaires qui ont suivi et soutenu ce dossier toutes ces années. Il faut en effet que cette nouvelle dynamique se confirme et aille toujours de l'avant. Aussi, le regard et l'attention des élus de la nation sur cette question et ce droit primordial peuvent ici rappeler l'importance de l'objectif.
Pour le Collectif Ruralité-Vaccins Volailles, Philippe CARASSOU Animateur de la Pétition Vaccins Volailles.
Copie du compte rendu de la dernière rencontre avec le Laboratoire CEVA Santé Animale :
Vaccins en petits conditionnements : a “New Hope” pour les éleveurs ? ProNaturA France a été reçue par le président directeur général du laboratoire CEVA santé animale, Marc PRIKAZSKY.
Il était accompagné de son directeur de la business unit volailles Christophe POAC. Participaient à la visio-conférence, outre le vétérinaire Alexis KIERS pour le conseil scientifique, et la Présidente Sarah AUSSEIL et Pierre BARROT-DORE pour le CA de ProNaturA France, la Fédération Française de Volailles (FFV) représentée par le secrétaire Emmanuel BOUYSSOU, le vice-président Antonio COIMBRA et Pierre BARROT-DORE. Absent excusé, Thomas FRUGOLINO, président de la FFV et vice-président de la Société Centrale d’Aviculture Française, était représenté par Antonio COIMBRA et Emmanuel BOUYSSOU.
L’objectif de la réunion était :
• De tenter de répondre enfin à la demande récurrente des éleveurs de disposer de vaccins adaptés aux élevages à faible effectif d’oiseaux d’ornement et de volailles. Le sujet est sur la table depuis de nombreuses années. Une pétition a d’ailleurs été lancée il y a 10 ans par Philippe CARASSOU, éleveur de poules Marans.
• De se placer pour obtenir pour nos petits élevages le vaccin “ grippe aviaire “ lorsque celui-ci sera autorisé aux petits élevages (demande en cours auprès du Cabinet du Ministre depuis avril 2023).
CEVA est un des laboratoires majeurs de santé animale au niveau mondial, notamment en vaccins volailles avec des vaccins commerciaux et des autovaccins. M. PRIKAZSKY a précisé que le laboratoire avait un attrait naturel pour la protection de la faune sauvage et de la biodiversité, et une certaine expérience avec des petits couvoirs et autres structures réduites.
Nous avons présenté la situation pour les éleveurs :
• Menaces diverses sur les élevages dans le contexte actuel.
• Problématiques sanitaires des éleveurs d’oiseaux et de volailles, en particulier avec la grippe aviaire : difficultés de circulation, annulations des expositions.
• Perte d’éleveurs et donc de réservoir génétique, donc perte de biodiversité domestique comme sauvage. Nous avons indiqué que la vaccination devenait un enjeu majeur pour nous permettre de continuer nos activités d’élevage, en particulier de conservation. Et nous avons exprimé nos craintes d’abattages de « précaution » lors d’épidémies.
La Direction de CEVA s’est dite convaincue et prête, pour la grippe aviaire, à nous appuyer auprès du Ministère de l ‘Agriculture. Outre celui sur la grippe aviaire, Alexis KIERS a listé les principaux vaccins qui seraient utiles pour améliorer significativement la protection sanitaire des élevages à faible effectif :
• Pour les volailles : grippe aviaire, la maladie de Newcastle, la laryngotrachéite infectieuse, les mycoplasmoses, le coryza infectieux, la maladie de Marek.
• Pour les pigeons : circovirose et adénovirose.
• Il a aussi été demandé une étude pour un vaccin contre la maladie du bec et des plumes (PBFD,Psittacine Beak and Feather Disease) qui affecte particulièrement les psittacidés.
Un accord de principe a été donné. Alexis KIERS, la FFV et la SCAF ont ensuite donné des chiffres précis par vaccins et par espèce ou race : les vaccins en 500, 1000, voire 10 000 doses, aux prix trop élevés, ne correspondent pas à nos activités. Ils ont soulevé les questions des petits effectifs et du problème des périodes de vaccination entre deux couvées et nichées. Il fallait vraiment, sur certains vaccins, des 10 ou 50 doses en conditionnements adaptés, avec des prix abordables pour que chaque éleveur puisse vacciner ses animaux. Les contraintes de fabrication, de logistique et de manipulation (vaccin Marek dans l'azote liquide) ont aussi été évoqués.
Le Directeur de la Business Unit Volailles a demandé une cartographie des éleveurs pour avoir une idée de la répartition. Ainsi que des indications d’espèces très à risque, et/ou de souches précieuses à conserver. A partir des ces éléments pourrait se dessiner une première proposition de cahier des charges. CEVA s’est donc déclaré prêt à travailler avec ProNatura, la FFV et la SCAF pour résoudre cette problématique vaccins en petits conditionnements. Devant la diversité des maladies mentionnées, il faudra dans un premier temps choisir et prioriser en fonction de l’importance sanitaire de la maladie et des contraintes de fabrication et de logistique. Pour faire avancer ce dossier, une prochaine réunion est prévue mi-septembre entre le directeur de la business unit Volailles Christophe POAC, un vétérinaire de CEVA et le vétérinaire Alexis KIERS, spécialiste des maladies aviaires et fondateur de DR BASSECOUR.
Commentaire : Après ce contact très positif, que nous devons honorer en fournissant information et collaboration active de nos éleveurs, nous espérons qu’une porte s’ouvre enfin vers des vaccins pour volailles et oiseaux en petits conditionnements.