Petition updateENFIN PRODUIRE LES VACCINS POUR VOLAILLES
EN CONDITIONNEMENTS ADAPTÉS AUX PETITS ÉLEVAGESLa politique commerciale désastreuse des firmes vétérinaires pour la biodiversité s'amplifie.

Collectif RURALITEFrance
Apr 30, 2016
Au secours ! Au secours, continuons, continuez d'aider et de soutenir les petits éleveurs de volailles, détenteurs de tous nos patrimoines avicoles !
A leur manière, avec vous les éleveurs amateurs familiaux et les petits professionnels producteurs locaux vont le fêter le 1er Mai, la Fête du Travail bien fait.
Ainsi la catastrophe se confirme pour la biodiversité avicole domestique, l'immense et si varié panel de toutes nos races françaises et européennes de volailles. Le marché de l'aviculture industrielle veut tout très rapidement résolument asphyxier, faire "place nette". Comme nous l'avions parfaitement anticipé et décrit dès le départ de cette action il y a bientôt trois ans. Sur le marché des vaccins pour volailles les quantités minimum à commander pour chaque vaccin continuent d'augmenter. Toujours plus de milliers de doses ... toujours moins de conditionnements raisonnables et adaptés à la taille de tous les besoins.
Dernier exemple technique en date que nous allons cette fois détailler. Tant il décrit cette accélération et va poser énormément de problèmes sanitaires potentiels aux petits élevages naisseurs sélectionneurs, ceux qui conservent encore nos races pures anciennes de volailles. Cette biodiversité pourtant si riche, si vitale et nécessaire pour l'avenir, qu'il a fallu des générations d'éleveurs et de familles pour créer. Notre histoire, notre culture, attention ce qui fait aussi la France dans sa ruralité.
Ainsi, à titre d'exemple de handicap technique prévisible supplémentaire, avec une affection qu'il sera maintenant difficile de prévenir par la vaccination le frein économique s'accentuant, les petits éleveurs naisseurs sélectionneurs ne pourront plus que désormais très difficilement proposer des poussins de nos races pures anciennes vaccinés contre la Maladie de Marek. Les déconvenues à prévoir, les abandons, les découragements à venir, les cheptels qui vont disparaître, sont facilement envisageables tant cette maladie est commune et doit être prévenue par une vaccination des poussins. Surtout lorsque il y a nécessité de pratiquer un échange génétique d'un élevage sélectionneur à un autre, tant de milieux ou peuvent atterrir les poussins, l'environnement des élevages, étant concernés par la présence de ces virus. Les traitements antibiotiques ici ne servent donc à rien, s'agissant de viroses, il vaut mieux tenter de prévenir dès le jeune âge. Pendant que les débats peuvent et doivent continuer d'exister en parallèle, dans la communauté scientifique, les recherches sur l'amélioration de l'efficacité ou de l'innocuité, sur le plus ou moins grand degré de perfection des vaccins, rappelons immédiatement que nous parlons ici des quantités commercialisés, d'équité commerciale, de cohérence scientifique et d'éventuels gaspillages. Qui découlent de toutes ces incessantes dérives commerciales trop mal contrôlées par nos Etats d'abord, par l'Europe ensuite.
Les industriels seront d'autant plus contents de leurs manoeuvres d'exclusion. Car ainsi ils peuvent coloniser et s'approprier mieux encore, sous une forme discrète se donnant bonne image au passage, le marché des collectivités publiques locales. Dans le cadre des projets de gestion des déchets ménagers par exemple. Investissant l'argent public dans l'achat de poulettes hybrides produites par les industriels, correctement vaccinées elles dès leur jeune âge contre un ensemble d'affections dont bien évidemment la Maladie de Marek.
Plutôt qu'avec ce même argent public être à minima équitable avec tous et permettre, respectant au passage la diversité de choix à laquelle devraient avoir droit les citoyens, de lier l'utile à l'agréable. Encourageant aussi celles et ceux qui conservent nos races pures de volailles, notre irremplaçable patrimoine avicole. Serait-ce trop demander aux élus de cette République, ceux qui du bas localement engagent des politiques et ceux du haut qui les couvrent ? Que de servir les attentes et les besoins divers de la population, active dans les associations d'éleveurs, au lieu d'avec l'argent public n'encourager seulement et amplifier encore cette mono-standardisation industrielle ? Mais il est vrai que nous, les milliers d'éleveurs familiaux amateurs qui partout en Europe sommes les seuls à conserver dans la pratique des races si variées qui depuis bien longtemps auraient disparu sans notre présence, ne pouvons pas céder dans le cadre d'un programme public, financé par des collectivités locales, des sujets ou reproducteurs d'âges divers parmi l'éventail des volailles de nos races pures s'ils n'ont pu être vaccinés ...
Si la critique est facile quand l'art est difficile, en politique c'est la cohérence qui l'est.
Certains nous disent donc que tout va bien, ou mieux.
Nous ne viserons donc officiellement personne en particulier, parmi la communauté des laboratoires pharmaceutiques. Puisque cette tendance à ne plus fabriquer que des conditionnements pour toujours plus de milliers de volailles est générale ils seront tous interpellés. Mais nous devons donc par contre, pour asseoir la véracité de l'exposé, impérativement décrire cette dernière actualité du marché des vaccins. Puisque particulièrement d'un point de vue technique elle préoccupe beaucoup d'éleveurs. Et de vétérinaires qui ont alerté. Notre communauté si diverse d'éleveurs familiaux, de loisir, sélectionneurs, producteurs à taille humaine, généralement très proches et sensibles de la santé et du bien être de leurs animaux familiers. Nous aussi voulons pouvoir cultiver le travail bien fait, car ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves. Ainsi, à ce stade des dérives supplémentaires enregistrées et constatées, des coups qui à nouveau sont portés à toutes ces valeurs, nous taire serait une faute impardonnable et improductive. L'image de la résignation à laquelle bien des "puissants" souhaiteraient, même en rusant, réduire le plus grand nombre.
Ainsi, il existait un seul vaccin non congelé pour prévenir la Maladie de Marek. Vaccin donc techniquement adapté pour son application dans les petits élevages. Par un lyophilisat à reconstituer dans un sérum physiologique avant d'appliquer une petite piqure dans la cuisse de chaque poussin à céder, vers l'extérieur de l'élevage.
Le MD Vac Lyo, produit par les Laboratoires ZOETIS. Qui serait, aux dernières nouvelles tant les évolutions sont rapides, une filiale vétérinaire du groupe pharmaceutique PFIZER un des premiers laboratoires mondiaux.
Il y a trois ans le MD Vac Lyo n'était déjà plus disponible, chez les vétérinaires et dans les centrales de distribution, qu'en 10.000 doses. Une petite boite de 10 flacons de 1.000 doses de lyophilisat à reconstituer et à conserver au frais. Les 10 poches de sérum physiologique étaient fournies et comprises dans le tarif aux alentours de 140 € la boite de 10.000 doses.
Depuis deux ans la politique commerciale du laboratoire ayant évolué, les poches de sérum physiologique sont devenues payantes. Environ 8 € l'unité soit 80 € de plus. Ce qui donne alors un nouveau total pour 10.000 doses aux alentours de 220 € selon les réseaux.
Et là ce printemps, maintenant où nous vous interpellons à nouveau tous ceux qui avez soutenu nos revendications, ce nouveau scandale qui confirme la politique engagée, celle du double discours sur le développement durable et la biodiversité et d'une politique qui, dans l'impunité, ne le soutient pas. La goutte d'eau qui nous fait tous très peur, éleveurs familiaux et de loisir, par ce qu'elle représente comme message agressif qui pourrait dans sa détermination sonner le glas de l'avenir même de tous nos petits élevages. Les activités, les liens sociaux et économiques qui se créent dans la ruralité notamment mais pas seulement, les centaines d'emploi induits par ce loisir très partagé au niveau européen, toutes les races et espèces de volailles qu'entre nos mains nous avons la charge de la postérité.
Il n'est donc plus disponible ce printemps, le MD Vac Lyo, plus fabriqué qu'en 20.000 doses ! Soit une petite boite représentant des volumes de contenant identiques en 10 flacons de ce coup-ci 2.000 doses. Le nouveau budget à prévoir pour le premier tarif d'accès à ce vaccin devrait donc dorénavant se situer aux alentours de 360 € les 20.000 doses.
Une très belle inflation pour une si courte période.
Non, nous ne pouvons plus nous taire, c'est bien trop grave pour la vérité, pour l'avenir commun de l'humanité, vos vies, celles de vos enfants.
Il faut continuer à nous aider pour faire éclater au grand jour un scandale facilement caché depuis des décennies parce que techniquement difficile à appréhender par le grand public. Surtout qu'il ne cesse de s'accélérer. Nous espérons que toute la pédagogie que nous développons aidera les âmes sincères à trouver les moyens d'amplifier autour d'elles la circulation de ces informations majeures. Il faut bien identifier où se trouve le présent pour avoir la prétention de pouvoir collectivement dessiner un avenir.
Pendant qu'à huis clos le TAFTA, le Traité Transatlantique en sourdine se "négocie", que l'avenir de l'Europe se joue, sa cohésion sociale, dites vous bien qu'il est surtout question d'entériner dans des textes des pratiques se mettant déjà en place. Histoire de rendre plus difficile encore tout retour en arrière, à plus de raison et d'équilibre, alors qu'il est urgemment nécessaire.
Collectif Ruralité-Vaccins Volailles, Mai 2016
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