

Encourager l'adoption de NidClair contre le frelon asiatique
Le problème
Je m'appelle Bastien, je suis désinsectiseur, spécialisé dans le frelon à pattes jaunes (Vespa velutina).
Un jour, en arrivant chez un client pour détruire un nid, il me lance : « Ah, mais quelqu'un est déjà passé la semaine dernière. » Le nid avait été traité deux fois.
En y prêtant attention, j'ai compris que ça arrivait souvent — parfois parce que personne ne savait que le nid avait déjà été traité, parfois, plus rarement, parce que certains repassent facturer une seconde fois.
À chaque fois : du biocide en plus dans la nature, et de l'argent jeté. J'en ai parlé lors d'une réunion annuelle de filière, et l'idée d'une solution simple a fait son chemin.
Le problème est concret : devant un nid, rien n'indique son état.
Les plateformes de signalement existantes sont numériques — précieuses, mais on ne les consulte pas en haut d'une échelle.
Et comme les nids sont annuels (abandonnés chaque hiver, jamais réoccupés), un nid mort de l'an dernier ressemble à un nid actif : on traite parfois du vide.
Les chiffres montrent l'ampleur du gâchis :
- On estime entre 200 000 et 350 000 nids présents en France chaque année, dont seulement 15 000 à 20 000 déclarés, soit 5 à 10 % du total. La grande majorité échappe à tout suivi — et peut donc être traitée en double. Actualites-news-environnement
- Le coût moyen d'une destruction est d'environ 120 euros par nid, une dépense absorbée presque intégralement par les communes et les particuliers. Chaque traitement inutile, c'est ~120 € gaspillés. Sénat Actualites-news-environnement
- Le frelon à pattes jaunes occupe déjà plus de 90 départements et progresse d'environ 70 kilomètres par an, et la filière apicole chiffre à près de 98 millions d'euros par an les pertes qu'il inflige — alors que le plan national ne mobilise que 3 millions d'euros par an. Face à des moyens aussi limités, on ne peut pas se permettre de traiter deux fois le même nid. Actualites-news-environnement
- Et la pression grimpe : les signalements de nids ont bondi de 78 % entre 2023 et 2024, passant de 7 500 à plus de 13 000. SignalNid
Ma solution : NidClair, un étiquetage physique posé sur ou près du nid, qui indique son état d'un coup d'œil — 🔴 actif · 🟢 traité (avec l'année, la société et le téléphone) · 🔵 ancien.
Lisible sans outil ni base de données, en complément du signalement.
C'est libre et gratuit (licence CC BY 4.0), imprimable par n'importe quel intervenant ou commune : https://bastienmouget.github.io/NidClair/
Ce que je demande : que les pouvoirs publics étudient, valident et fassent de cet étiquetage une pratique de référence, intégrée à la charte des intervenants agréés, et qu'ils le diffusent auprès des référents départementaux et des communes, dans le cadre du plan national de lutte (loi n°2025‑237 du 14 mars 2025).
Pour être efficace, l'étiquetage doit devenir systématique : il suffit qu'un seul nid ne soit pas marqué pour que le doute, et le risque de traiter deux fois, revienne. L'intégrer aux bonnes pratiques de la filière protège aussi les professionnels sérieux : l'étiquette prouve que le nid a bien été neutralisé, par qui, et empêche qu'un autre repasse facturer le même nid.
Signez et partagez pour arrêter les traitements en double — et protéger nos abeilles, notre argent public et notre environnement. 🐝

92
Le problème
Je m'appelle Bastien, je suis désinsectiseur, spécialisé dans le frelon à pattes jaunes (Vespa velutina).
Un jour, en arrivant chez un client pour détruire un nid, il me lance : « Ah, mais quelqu'un est déjà passé la semaine dernière. » Le nid avait été traité deux fois.
En y prêtant attention, j'ai compris que ça arrivait souvent — parfois parce que personne ne savait que le nid avait déjà été traité, parfois, plus rarement, parce que certains repassent facturer une seconde fois.
À chaque fois : du biocide en plus dans la nature, et de l'argent jeté. J'en ai parlé lors d'une réunion annuelle de filière, et l'idée d'une solution simple a fait son chemin.
Le problème est concret : devant un nid, rien n'indique son état.
Les plateformes de signalement existantes sont numériques — précieuses, mais on ne les consulte pas en haut d'une échelle.
Et comme les nids sont annuels (abandonnés chaque hiver, jamais réoccupés), un nid mort de l'an dernier ressemble à un nid actif : on traite parfois du vide.
Les chiffres montrent l'ampleur du gâchis :
- On estime entre 200 000 et 350 000 nids présents en France chaque année, dont seulement 15 000 à 20 000 déclarés, soit 5 à 10 % du total. La grande majorité échappe à tout suivi — et peut donc être traitée en double. Actualites-news-environnement
- Le coût moyen d'une destruction est d'environ 120 euros par nid, une dépense absorbée presque intégralement par les communes et les particuliers. Chaque traitement inutile, c'est ~120 € gaspillés. Sénat Actualites-news-environnement
- Le frelon à pattes jaunes occupe déjà plus de 90 départements et progresse d'environ 70 kilomètres par an, et la filière apicole chiffre à près de 98 millions d'euros par an les pertes qu'il inflige — alors que le plan national ne mobilise que 3 millions d'euros par an. Face à des moyens aussi limités, on ne peut pas se permettre de traiter deux fois le même nid. Actualites-news-environnement
- Et la pression grimpe : les signalements de nids ont bondi de 78 % entre 2023 et 2024, passant de 7 500 à plus de 13 000. SignalNid
Ma solution : NidClair, un étiquetage physique posé sur ou près du nid, qui indique son état d'un coup d'œil — 🔴 actif · 🟢 traité (avec l'année, la société et le téléphone) · 🔵 ancien.
Lisible sans outil ni base de données, en complément du signalement.
C'est libre et gratuit (licence CC BY 4.0), imprimable par n'importe quel intervenant ou commune : https://bastienmouget.github.io/NidClair/
Ce que je demande : que les pouvoirs publics étudient, valident et fassent de cet étiquetage une pratique de référence, intégrée à la charte des intervenants agréés, et qu'ils le diffusent auprès des référents départementaux et des communes, dans le cadre du plan national de lutte (loi n°2025‑237 du 14 mars 2025).
Pour être efficace, l'étiquetage doit devenir systématique : il suffit qu'un seul nid ne soit pas marqué pour que le doute, et le risque de traiter deux fois, revienne. L'intégrer aux bonnes pratiques de la filière protège aussi les professionnels sérieux : l'étiquette prouve que le nid a bien été neutralisé, par qui, et empêche qu'un autre repasse facturer le même nid.
Signez et partagez pour arrêter les traitements en double — et protéger nos abeilles, notre argent public et notre environnement. 🐝

Les décisionnaires
Message aux signataires
Partager la pétition
Pétition lancée le 4 août 2026