STOP AUX MALTRAITANCES FAITES AUX ÉTUDIANT(E)S INFIRMIER(E)S EN STAGE


STOP AUX MALTRAITANCES FAITES AUX ÉTUDIANT(E)S INFIRMIER(E)S EN STAGE
Le problème
POUR UN MEILLEUR ENCADREMENT DES ETUDIANT(E)S EN SOINS INFIRMIERS,
STOP aux rabaissements, aux méchancetés gratuites et aux maltraitances que les étudiant(e)s infirmier(e)s subissent au quotidien dans leur stage,
STOP aux violences physiques, sexuelles, psychologiques, verbales, STOP aux propos racistes, STOP aux propos sexistes, STOP aux harcèlements psychologiques et aux bizutages dont sont victimes les étudiant(e)s infirmier(e)s.
HISTORIQUE
Les conditions dénoncées par les étudiant(e)s dans le domaine de la santé ne datent pas d’hier.
En 2013, une enquête de l’Association Nationale des Etudiants en Médecine de France sur les conditions de travail et de formation des étudiants en médecine montre que sur 1472 étudiant(e)s en médecine interrogé(e)s en France, plus de 40% ont déclaré avoir été confrontés personnellement à des pressions psychologiques, près de 50% à des propos sexistes, 25% à des propos racistes, 9% à des violences physiques et près de 4% à du harcèlement sexuel durant leurs études.
En 2015, la Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers (FNESI) interroge 3486 étudiants en soins infirmiers : 85,4% considèrent que la formation est vécue comme violente dans la relation avec les équipes encadrantes en stage (défaut d’encadrement, jugement de valeur, difficultés d’intégration, rejet de la part de l’encadrement et harcèlement).
En Mars 2017, Dr Valérie Auslender publie “Omerta à l’hôpital”, un livre recueillant plus d’une centaine de témoignages d’élèves infirmiers, aides-soignants ou internes en médecine, sur leur expérience à l’hôpital, expérience qui s’apprête à une “descente aux enfers”.
En Septembre 2017, la Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers (FNESI) publie les résultats de son enquête menée sur le bien-être des étudiants en soins infirmiers. Cette enquête a révélé qu’ils se trouvaient en “situation de souffrance psychologique” et que 54,9% des interruptions de formation étaient liées à des stages problématiques.
En Avril 2018, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ont présenté 15 engagements en faveur du bien-être des étudiant(e)s en santé. Parmi ces 15 mesures, 4 ont été réalisées dont la mise en place d’une cellule nationale d’évaluation des situations exceptionnelles.
Depuis Juillet 2020, des témoignages d’étudiant(e)s en soins infirmiers envahissent les réseaux sociaux et révèlent les mauvais traitements dont ils continuent d’être victimes pendant les stages. Ils décrivent des expériences douloureuses de bizutage, de sexisme, voire d’abus de pouvoir.
LA SITUATION EN 2020 : QUELQUES TÉMOIGNAGES
En 2020, la situation des étudiants en soins infirmiers est tout aussi préoccupante qu’en 2017. Les langues commencent à se délier depuis juillet 2020 sur les réseaux sociaux, beaucoup d’étudiant(e)s en soins infirmiers dévoilent sur les réseaux sociaux les conditions toxiques qui ont régné pendant leurs stages.
Parmi eux/elles :
Sophie* : « Stage S3, chirurgie viscérale. La pression et le stress sont constants. On ne me propose pas de mettre mon repas dans le frigo, je comprends ensuite qu'on ne m'offrira que rarement la possibilité de manger. Ma tutrice ne me parle pas et me ferme les portes au nez. Je dois deviner seule si elle souhaite que je la suive ou non. Je suis constamment jugée, évaluée, aucune bienveillance. Un jour elle me coince dans un coin et me dis : moi aussi j'ai fait ce stage et j'en ai bavé. Il n’y a pas de raison que tu n'en baves pas toi aussi ! Je ne dormais plus, j'ai perdu du poids. Chaque jour je me faisais violence pour aller en stage et je repartais au bord de l'évanouissement, me jetant sur un sandwich qui avait passé 10h dans mon casier. Ce stage et cette équipe ont détruit une partie de moi. Je ne serai plus jamais comme avant. »
Nina* : « Premier stage, deuxième année en médecine post urgence. Je tombais souvent avec la même infirmière. Elle me demande de faire le plein du chariot dans le couloir. Je l'entends dire aux collègues qu’elle en a marre de "se taper le boulet"... »
Justine* : « À mon stage de 2ème année, le tout 1er jour aux urgences, je suis arrivée, je me suis présentée et on m'a tout de suite dit : une 2ème année, je ne vous aime pas... Vous ne savez rien faire à votre niveau... Et j'ai subi des humiliations pendant 10 semaines non stop. »
Manon* : « Je suis arrivée dans la salle de pause avec la cadre lors de la pause du matin. Elle est rapidement partie et m’a laissée avec l’équipe. La tutrice des stagiaires a dit devant tout le monde, dont moi, qu’elle en avait « ras le bol » des stagiaires, qu’elle voulait plus gérer « ça » et que, moins elle passait de temps avec nous, mieux elle se portait. »
Nous sommes conscient(e)s que les 15 mesures présentées en 2018 par l’Etat en faveur du bien-être des étudiant(e)s en santé, s’appliquent de manière progressive. Cependant, il urge de veiller au respect de celles qui ont été déjà prises, que ces dernières soient appliquées de manière rigoureuse car il en va de la santé des étudiant(e)s et de la réussite de ces dernier(e)s dans leurs études.
NOUS DEMANDONS
- La mise en place d’une charte éthique d’encadrement commune à toutes les structures d’accueil en accord avec les encadrants (accord signé) visant au respect et à la bientraitance des étudiant(e)s.
- La mise en place immédiate des sanctions en cas de non-respect de cette charte éthique d’encadrement. En cas de violation de cette charte, que les auteurs de maltraitances soient systématiquement sanctionnés, y compris les directeurs d’IFSI et formateurs.
- L’application immédiate du cahier des charges national de formation au tutorat de stagiaires paramédicaux par toutes les directions d’instituts de formation et des structures d’accueil tel que le mentionne l’instruction DGOS/RH4/DGCS/4B/2016/250 du 29 juillet 2016.
- La mise en place immédiate de sanction en cas de non-respect du cahier des charges national de formation au tutorat de stagiaires paramédicaux.
Pour aller plus loin :
Cahier des charges national de formation au tutorat des stagiaires paramédicaux
Lancement du Centre National d’appui à la qualité de vie des étudiant(e)s en santé
Rapport sur la qualité de vie des étudiants en santé
Des infirmières dénoncent le harcèlement et les insultes racistes subis durant leur formation
Conditions de travail et de formation des étudiant(e)s en médecine
Mal-être des étudiant(e)s en soins infirmiers : il est temps d’agir
Omerta à l’hôpital, un tableau glaçant des violences subies par les étudiant(e)s en santé
* Le prénom a été modifié

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Le problème
POUR UN MEILLEUR ENCADREMENT DES ETUDIANT(E)S EN SOINS INFIRMIERS,
STOP aux rabaissements, aux méchancetés gratuites et aux maltraitances que les étudiant(e)s infirmier(e)s subissent au quotidien dans leur stage,
STOP aux violences physiques, sexuelles, psychologiques, verbales, STOP aux propos racistes, STOP aux propos sexistes, STOP aux harcèlements psychologiques et aux bizutages dont sont victimes les étudiant(e)s infirmier(e)s.
HISTORIQUE
Les conditions dénoncées par les étudiant(e)s dans le domaine de la santé ne datent pas d’hier.
En 2013, une enquête de l’Association Nationale des Etudiants en Médecine de France sur les conditions de travail et de formation des étudiants en médecine montre que sur 1472 étudiant(e)s en médecine interrogé(e)s en France, plus de 40% ont déclaré avoir été confrontés personnellement à des pressions psychologiques, près de 50% à des propos sexistes, 25% à des propos racistes, 9% à des violences physiques et près de 4% à du harcèlement sexuel durant leurs études.
En 2015, la Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers (FNESI) interroge 3486 étudiants en soins infirmiers : 85,4% considèrent que la formation est vécue comme violente dans la relation avec les équipes encadrantes en stage (défaut d’encadrement, jugement de valeur, difficultés d’intégration, rejet de la part de l’encadrement et harcèlement).
En Mars 2017, Dr Valérie Auslender publie “Omerta à l’hôpital”, un livre recueillant plus d’une centaine de témoignages d’élèves infirmiers, aides-soignants ou internes en médecine, sur leur expérience à l’hôpital, expérience qui s’apprête à une “descente aux enfers”.
En Septembre 2017, la Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers (FNESI) publie les résultats de son enquête menée sur le bien-être des étudiants en soins infirmiers. Cette enquête a révélé qu’ils se trouvaient en “situation de souffrance psychologique” et que 54,9% des interruptions de formation étaient liées à des stages problématiques.
En Avril 2018, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ont présenté 15 engagements en faveur du bien-être des étudiant(e)s en santé. Parmi ces 15 mesures, 4 ont été réalisées dont la mise en place d’une cellule nationale d’évaluation des situations exceptionnelles.
Depuis Juillet 2020, des témoignages d’étudiant(e)s en soins infirmiers envahissent les réseaux sociaux et révèlent les mauvais traitements dont ils continuent d’être victimes pendant les stages. Ils décrivent des expériences douloureuses de bizutage, de sexisme, voire d’abus de pouvoir.
LA SITUATION EN 2020 : QUELQUES TÉMOIGNAGES
En 2020, la situation des étudiants en soins infirmiers est tout aussi préoccupante qu’en 2017. Les langues commencent à se délier depuis juillet 2020 sur les réseaux sociaux, beaucoup d’étudiant(e)s en soins infirmiers dévoilent sur les réseaux sociaux les conditions toxiques qui ont régné pendant leurs stages.
Parmi eux/elles :
Sophie* : « Stage S3, chirurgie viscérale. La pression et le stress sont constants. On ne me propose pas de mettre mon repas dans le frigo, je comprends ensuite qu'on ne m'offrira que rarement la possibilité de manger. Ma tutrice ne me parle pas et me ferme les portes au nez. Je dois deviner seule si elle souhaite que je la suive ou non. Je suis constamment jugée, évaluée, aucune bienveillance. Un jour elle me coince dans un coin et me dis : moi aussi j'ai fait ce stage et j'en ai bavé. Il n’y a pas de raison que tu n'en baves pas toi aussi ! Je ne dormais plus, j'ai perdu du poids. Chaque jour je me faisais violence pour aller en stage et je repartais au bord de l'évanouissement, me jetant sur un sandwich qui avait passé 10h dans mon casier. Ce stage et cette équipe ont détruit une partie de moi. Je ne serai plus jamais comme avant. »
Nina* : « Premier stage, deuxième année en médecine post urgence. Je tombais souvent avec la même infirmière. Elle me demande de faire le plein du chariot dans le couloir. Je l'entends dire aux collègues qu’elle en a marre de "se taper le boulet"... »
Justine* : « À mon stage de 2ème année, le tout 1er jour aux urgences, je suis arrivée, je me suis présentée et on m'a tout de suite dit : une 2ème année, je ne vous aime pas... Vous ne savez rien faire à votre niveau... Et j'ai subi des humiliations pendant 10 semaines non stop. »
Manon* : « Je suis arrivée dans la salle de pause avec la cadre lors de la pause du matin. Elle est rapidement partie et m’a laissée avec l’équipe. La tutrice des stagiaires a dit devant tout le monde, dont moi, qu’elle en avait « ras le bol » des stagiaires, qu’elle voulait plus gérer « ça » et que, moins elle passait de temps avec nous, mieux elle se portait. »
Nous sommes conscient(e)s que les 15 mesures présentées en 2018 par l’Etat en faveur du bien-être des étudiant(e)s en santé, s’appliquent de manière progressive. Cependant, il urge de veiller au respect de celles qui ont été déjà prises, que ces dernières soient appliquées de manière rigoureuse car il en va de la santé des étudiant(e)s et de la réussite de ces dernier(e)s dans leurs études.
NOUS DEMANDONS
- La mise en place d’une charte éthique d’encadrement commune à toutes les structures d’accueil en accord avec les encadrants (accord signé) visant au respect et à la bientraitance des étudiant(e)s.
- La mise en place immédiate des sanctions en cas de non-respect de cette charte éthique d’encadrement. En cas de violation de cette charte, que les auteurs de maltraitances soient systématiquement sanctionnés, y compris les directeurs d’IFSI et formateurs.
- L’application immédiate du cahier des charges national de formation au tutorat de stagiaires paramédicaux par toutes les directions d’instituts de formation et des structures d’accueil tel que le mentionne l’instruction DGOS/RH4/DGCS/4B/2016/250 du 29 juillet 2016.
- La mise en place immédiate de sanction en cas de non-respect du cahier des charges national de formation au tutorat de stagiaires paramédicaux.
Pour aller plus loin :
Cahier des charges national de formation au tutorat des stagiaires paramédicaux
Lancement du Centre National d’appui à la qualité de vie des étudiant(e)s en santé
Rapport sur la qualité de vie des étudiants en santé
Des infirmières dénoncent le harcèlement et les insultes racistes subis durant leur formation
Conditions de travail et de formation des étudiant(e)s en médecine
Mal-être des étudiant(e)s en soins infirmiers : il est temps d’agir
Omerta à l’hôpital, un tableau glaçant des violences subies par les étudiant(e)s en santé
* Le prénom a été modifié

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Pétition lancée le 13 septembre 2020