Au bout du chemin

Monsieur le Président,
Parce qu'aujourd'hui, faute d'intervenants, partout en France, des personnes en situation de dépendance, sont livrées à elles-même, contraintes de dormir dans leur fauteuil ou de ne pas manger ...
Parce que l'hôpital, lui-même au bord de la rupture, ne peut être la solution à une pénurie d'intervenants à domicile, parce qu'avec le vieillissement de la population la situation ne fera qu'en s'aggravant et parce qu'il n'y a pas de places dans les établissements médico-sociaux, il est URGENT que les pouvoirs publics mettent d'importants moyens financiers pour soutenir les professionnels du maintien à domicile (infirmiers libéraux, auxiliaires de vie) et prendre des mesures énergiques afin de redonner son attractivité à ce secteur sinistré, en :
--> octroyant une réelle reconnaissance à ces professionnels, quel que soit leur statut
--> revalorisant de manière conséquente les salaires
--> permettant une meilleure prise en charge des frais de déplacement des intervenants
--> limitant raisonnablement les secteurs d'interventions géographiques
--> reconnaissant la pénibilité du travail accompli et permettre de faire valoir leurs droits à la retraite anticipée à taux plein
--> favorisant une évolution de carrière par l'instauration et le financement de véritables parcours de formations passerelle vers d'autres métiers du "prendre soin"
--> créant des gardes itinérantes de jour et de nuit tout en octroyant en contrepartie une juste rémunération aux intervenants
--> augmentant le financement du taux horaire de la PCH Aide Humaine en emploi direct pour permettre aux particuliers employeurs dépendants de pouvoir supporter les surcoûts des restes à charge non financés