Redonnez son attractivité au métier d'auxiliaire de vie à domicile

Cette pétition avait 706 signataires

Le problème

Aujourd’hui, en France, une partie des auxiliaires de vie, qui accompagnent, à domicile, des enfants ou des personnes adultes en situation de dépendance, qu’elles soient handicapées, et/ou âgées, fragiles et souvent isolées, sont injustement pénalisés et victimes d’une scandaleuse et révoltante discrimination de traitement de la part de l’État. Leur seul « tort » est d’avoir fait le choix de travailler de manière indépendante, en emploi direct, au service d’un particulier employeur, en étant rémunérés en CESU !!!

Aujourd’hui, en France, ceux-là ne toucheront pas la prime Covid, contrairement à ceux qui sont salariés d’associations prestataires d’aides à domicile.

Pourtant, le 4 août 2020, Mr le Président de la République, Emmanuel Macron, accompagné de la ministre déléguée chargée de l'Autonomie, Brigitte Bourguignon, et de la secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel s’était rendu à Toulon, pour « rendre hommage » à l’ensemble des auxiliaires de vie à domicile, pour leur implication sans failles, lors de la crise sanitaire du Covid, et annoncer, à grand coup de battage médiatique, le versement de 160 Millions d’€uros à la profession, en signe de reconnaissance de la Nation.

Aujourd’hui, en France, ces hommes et ces femmes, qui exercent pourtant le même métier, en effectuant les mêmes tâches, que leurs homologues travaillant pour des associations prestataires, et qui se sont retrouvés en première ligne, dans le plus total dénuement en terme d'équipements de protection individuelle, au départ de la pandémie, seront également exclus des récentes mesures gouvernementales visant à revaloriser les salaires des auxiliaires de vie. Malgré les risques encourus, ils ont pourtant, avec un grand professionnalisme, contribué à assumer le maintien à domicile des personnes qu’ils accompagnent. Au delà de l’aide physique qu’ils leur apportent dans la réalisation des gestes essentiels de la vie quotidienne, ils assurent un soutien moral et maintiennent les liens sociaux. Sans eux, de nombreuses personnes dépendantes se seraient retrouvées abandonnées et sans solution de prise en charge ...                                                                                   Ces hommes et ces femmes ont-ils moins de mérite et sont-ils moins compétents que les autres parce qu’ils ont simplement choisis d’exercer leur travail de manière indépendante ??

Aujourd’hui, en France, les particuliers employeurs, en situation de dépendance, qui n’ont d’autres ressources que la Prestation de Compensation du Handicap (versée par le Conseil Départemental, après évaluation de leurs besoins et attribution de l’aide par la Maison Départementale de l’Autonomie), pour employer leurs auxiliaires de vie, ne peuvent les rémunérer que 9,37 € net de l’heure … dès lors, on comprend mieux les énormes difficultés de recrutement auxquelles ils sont confrontés. Qui voudrait travailler à temps partiel, en horaires coupés et avec des frais de déplacement, pour un salaire à peine supérieur au SMIC ??

Ces disparités de traitement sont révoltantes et purement scandaleuses, à l’heure où ces métiers sont déjà dévalorisés par de faibles rémunérations, une pénibilité accrue, des horaires à temps partiels parfois incompatibles avec une vie familiale et une perspective d’évolution de carrière quasi-inexistante qui ont menés à la forte dégradation de l'attractivité de tout ce secteur, comme en témoigne un récent rapport, remis le 24 juin 2020, par deux députés sur les « métiers du lien » … alors même que le vieillissement démographique et l’allongement de la durée de la vie engendrent un accroissement du nombre de personnes en situation de dépendance physique.

Qui s’occupera d’elles alors que les EHPAD ainsi que les établissements médicaux-sociaux sont saturés, et éprouvent les plus grandes difficultés à recruter des intervenants, au même titre que les particuliers employeurs ainsi que les associations prestataires d’aides à domicile ???

Si l’on veut sauver ce métier d’accompagnement social, tourné vers les autres, basé sur la solidarité, l’empathie, source d’un véritable enrichissement humain, et éviter qu’il ne se meure progressivement, les pouvoirs publics doivent procéder à une refonte urgente de l’ensemble de ce secteur qui passe, avant toute chose, par une indispensable reconnaissance à sa juste valeur du métier d’auxiliaire de vie, assortie d’une conséquente revalorisation de leur rémunération … peu importe qu’ils soient salariés d’un particulier employeur ou d’une association prestataire.

Depuis des années, les différents gouvernements qui se sont succédés, à la tête de notre pays, prônent, chacun leur tour, l’importance du maintien à domicile des personnes dépendantes, parce qu’il coûte moins cher à la société, mais ils n’ont jamais mis suffisamment de moyens, en face, pour que le système fonctionne !!!

Il est URGENT de le faire désormais … avant qu’il ne soit trop tard !!!! 

NOUS DEMANDONS QU’À MÉTIER ET TACHES IDENTIQUES EFFECTUÉES = SALAIRE IDENTIQUE POUR TOUS !!!

NOUS DEMANDONS UNE RÉÉVALUATION SALARIALE IMMÉDIATE POUR TOUS LES AUXILIAIRES DE VIE !!!

NOUS DEMANDONS UNE AUGMENTATION DE LA PCH AIDE HUMAINE EN EMPLOI DIRECT !!!

NOUS DEMANDONS UNE REFONTE DU SECTEUR DE L’AIDE À DOMICILE !!!

NOUS DEMANDONS QU’EN RAISON DE LA PÉNIBILITÉ DU TRAVAIL, LES AUXILIAIRES DE VIE AIENT LA POSSIBILITÉ DE PRENDRE LEUR RETRAITE ANTICIPÉE À TAUX PLEIN !!!

Les décisionnaires

Emmanuel Macron
Président de la République française.
François Bayrou
François Bayrou
Premier ministre
Catherine VAUTRIN
Catherine VAUTRIN
Ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles

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