Protégeons les trésors de l’humanité du Haut-Karabagh (Artsakh) !

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Monsieur le Président,

Le 27 septembre dernier, un conflit armé a éclaté dans la région caucasienne du Haut-Karabagh.

Un accord de cessez-le-feu a été signé ce lundi 09 novembre, entre les présidents de la Russie, de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie. Cet accord fait de Moscou le garant de la fin des combats entre Azéris et Arméniens qui auraient fait plus de 5000 morts depuis le début du conflit.

Alors que nous venons de commémorer les 50 ans de la disparition du Général de Gaulle, ce dernier disait : « La France ne peut être la France sans la grandeur. ». Pourtant, la France n’a pas été au rendez-vous de l’Histoire en abandonnant le peuple arménien à son triste sort.

Vous n’avez pas dénoncé l’usage fait par l’Azerbaïdjan, avec l’appui de la Turquie, d'armes au phosphore.

Vous n’avez pas dénoncé l’envoi par la Turquie de djihadistes pour tuer des Arméniens.

Vous n’avez pas dénoncé l’épuration ethnique et culturelle opérée par la Turquie et l’Azerbaïdjan.

Le Haut-Karabagh est une terre arménienne par son histoire, sa culture et son peuplement. Durant plusieurs siècles avant Jésus-Christ,  elle a vu des membres de la tribu des Haïks (le nom ancestral des Arméniens) s’y installer. Ne l’oublions pas, la ville de Tigranakert, fut fondée au Ier siècle avant notre ère en l’honneur du roi d’Arménie Tigrane Ier.

Le Haut-Karabagh, comme Erevan, a subi les invasions assyriennes, scythes, mèdes, babyloniennes, parthes, perses, romaines, arabes, turques, mongoles, russes… et pourtant l’identité arménienne a survécu.

Cette identité est aujourd’hui plus que jamais menacée à l’image du monastère arménien de Dadivank.

Le complexe monastique Dadivank à Karvachar, à la lisière de la frontière avec l’Arménie, situé à 1100 mètres d’altitude, sur la rive gauche de la rivière Tartare, témoigne à lui seul de la présence arménienne en Artsakh. Le monastère a été fondé par saint Dadi, un disciple de l’apôtre Thaddée qui a répandu le christianisme en Arménie orientale au cours du premier siècle de notre ère. En juillet 2007, la tombe de saint Dadi a été découverte sous l’autel de l’église principale.

Si l’Azerbaïdjan continue de saccager les vestiges chrétiens au Karabakh comme elle l’a fait par le passé, ce qui reste du patrimoine immémorial arménien risque demain de disparaître.

Pour ne pas que se reproduise les désastres passés, comme par exemple les transformations de Sainte-Sophie et Saint-Sauveur-in-Chora en mosquées ou encore la destruction des Bouddhas de la vallée de Bâmiyân, ou des trésors de Palmyre…nous vous demandons d’interpeler en urgence l’UNESCO aux fins de la préservation évidente des trésors de l’humanité qui sont au cœur du Haut-Karabagh.

Une partie de l’Histoire de l’humanité est en train de disparaitre sous nos yeux, faisons en sorte de la protéger et de la préserver !