NOKIA : Non au démantèlement de l’expertise française sur la 5G

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Après un premier recul arraché par les salariés, Nokia veut toujours supprimer 986 postes sur les sites de Lannion (22) et Nozay (91), soit un tiers de ses effectifs en France. Les emplois supprimés seraient délocalisés essentiellement en Pologne et en Inde, mais aussi en Finlande et aux Etats-Unis.

Il s’agit d’une catastrophe sociale et d’une trahison des engagements de Nokia lors du rachat d’Alcatel-Lucent en 2016. Pourtant, Nokia n’a aucune difficulté économique et intervient dans un secteur stratégique. Surtout, avec le démantèlement du principal acteur développant en France la 5G, c’est notre souveraineté et notre sécurité nationale qui seraient remises en cause. 

Ajoutons que la délocalisation des activités recherche et développement (R&D) très consommatrices en électricité dans des pays où la production électrique est très carbonée, accroitra encore le coût environnemental de la 5G.

Depuis 4 mois, les salarié.e.s se mobilisent pour dénoncer cette trahison. Ils et elles ont besoin du soutien le plus large possible pour forcer la direction à revoir sa copie et le gouvernement à agir encore plus.

Monsieur le Président, on ne peut pas ignorer que la mise en place de la 5G est au cœur d’enjeux géopolitiques et que les Etats-Unis rêvent de mettre la main sur Nokia pour disposer d’un acteur en mesure de faire barrage à Huawei. On ne peut pas vouloir installer la 5G à marche forcée et en même temps laisser disparaitre les compétences pour la développer et la déployer.

Il est encore temps d’accorder les actes avec les discours. Refusez que les actionnaires de Nokia sacrifient l’avenir et marginalisent encore une fois la France. Empêchez cette catastrophe sociale, environnementale et industrielle.

Avec cette pétition, nous appelons le Président de la République à agir pour :

  • Obtenir la suspension du plan de licenciements de Nokia
  • Construire des alternatives avec la convocation d’une table ronde entre les pouvoirs publics, les salarié.e.s de Nokia et tous les acteurs intéressés pour ancrer une filière industrielle de réseaux télécoms en France et en Europe.
  • Exiger des contreparties aux aides publiques en matière d’investissement et d’emploi
  • Diminuer l’empreinte carbone en localisant les emplois et moyens R&D dans les pays bas-carbone dont la France