Hôpital public : passons des bons sentiments aux bonnes décisions

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Nous demandons au Gouvernement de reconnaître humblement les errements des politiques de santé antérieures, et d’augmenter le budget de la Santé immédiatement de 10 Milliards d’Euros. Nous demandons également au Gouvernement de revoir le pilotage des hôpitaux, et de remplacer les comptables qui les dirigent par des directions collégiales impliquant des médecins, afin de remettre l’efficacité médicale au cœur des décisions, plutôt que l’approche purement financière actuelle.

Au temps de l’épidémie du Covid-19, nous semblons redécouvrir que nos personnels soignants sont des héros. Tous les soirs désormais, des centaines de milliers de gens ouvrent leurs fenêtres pour applaudir ces soignants, qui il est vrai le méritent. Au bord de l’épuisement, souvent avec des moyens insuffisants, ils s’engagent au quotidien pour sauver le maximum de vies.

« En même temps », le pays est confiné et des mesures spectaculaires sont prises – à raison – pour sauver ce qui peut l’être, et notamment notre tissu de TPE – PME dont une bonne partie risque de disparaître faute d’activité. Le Président de la République a établi la doctrine du « quoi qu’il en coûte ». Les annonces de plans d’urgence se succèdent, avec des montants toujours plus élevés, il s’agit de centaines de milliards d’Euros.

Dans ce contexte, il apparaît clairement que, dans la contrainte, l’Etat Français reste capable de mobiliser des ressources financières importantes pour les causes prioritaires.

L’engouement de la population pour les soignants, ces héros du jour, est sympathique, et les applaudissements et autres gestes bienveillants, par exemple des artistes ou des sociétés de livraison de repas qui livrent gratuitement les équipes médicales, également. Le Président et ses ministres n’ont pas assez de mots pour louer l’exemplarité des soignants. Mais l’hôpital public ne se finance pas avec des mots ou des bons sentiments. Les besoins sont considérables.

Les différentes actions de sensibilisation menées depuis des mois par la communauté médicale dans son ensemble n’ont pas eu le retentissement médiatique espéré et  n’ont abouti qu’à des mesurettes qui ne répondent pas au problème de fond d’insuffisance de moyens et de ressources humaines de l’hôpital public. La meilleure preuve : il n’y a même pas assez de masques pour le personnel soignant en France. Certains soignants vont payer cela de leur vie en étant contaminés par les malades qu’ils s’efforcent de sauver. Et la Nation reconnaissante leur donnera peut-être une légion d’honneur à titre posthume, ou rien du tout.

Le Gouvernement actuel ne peut être tenu responsable de l’état dégradé de l’hôpital public en France. Ses prédécesseurs ont tous contribué à cette situation. En revanche, il est dans une situation unique pour changer la donne. Le peuple Français a déjà voté, par acclamation quotidienne, son soutien unanime au Corps médical. C’est le moment de dégager des moyens massifs pour que le système de santé Français retrouve tout simplement un fonctionnement normal, que les soignants aient des salaires décents et des conditions de travail sûres, et que nous puissions nous préparer aux enjeux à moyen terme : vieillissement de la population, prochaine épidémie planétaire… 

Vous tous qui applaudissez tous les soirs à vos fenêtres, continuez, mais prenez aussi le temps de signer cette pétition et faites la suivre autour de vous.

 

L'auteur de cette pétition, Nicolas DENIS, dirigeant d'entreprise, est l'époux d'une médecin hospitalier infectiologue, et constate depuis des années les difficultés croissantes des personnels soignants à effectuer leur mission dans des conditions convenables à cause de budgets de plus en plus contraints.