Victoire

Fin des contrats aidés: Non à la destruction du monde associatif Non à la casse sociale

Cette pétition a abouti avec 283 signatures !


L'arrêt brutal des contrats aidés, c'est 2 millions de salariés concernés par la perte possible de leur emploi.

Emmanuel Macron a décidé l'arrêt brutal des contrats aidés, au pretexte qu'ils ne serviraient à rien et seraient uniquement un coût pour l'état. M. Macron déforme un rapport de la cour des comptes qui signale entre autre que  les contrats aidés apparaissent davantage comme un instrument de politique de cohésion sociale que de politique de l’emploi . Et c'est vrai: les contrats aidés bénéficient très largement aux associations, associations vecteurs d'insertion des personnes seniors, handicapées ou chômeurs de longue durée et qui offrent des services de qualité à un public fragile avec des missions sociales. Le tissu associatif français représente 2 millions de salariés, soit 3% du PIB. Toutes les associations utilisent les contrats aidés  pour maintenir des tarifs de prestations peu élevés, voire gratuits à destination d'un public fragile (enfants, personnes en situation de handicap, personnes âgées, personnes malades..).

Arrêter brutalement les contrats aidés, c'est détruire toutes les associations loi 1901 existantes et le tissu social qui y est rattaché. Toutes ont inscrit à leur budget cette aide de l'état et aucune ne peut supporter une disparition brutale de cette recette en si peu de temps sans risquer le dépôt de bilan.

100 000 emplois sont non renouvelés suite à l'arrêt des contrats aidés, mais c'est  aussi, par effet domino, bien plus de salariés qui sont concernés. Les personnes en CDI salariées de ces associations risquent de perdre elles aussi leur travail suite au dépôt de bilan de ces associations. Aucune banque n'acceptera de refinancer une association. Un délai de 6 à 12 mois ne nous est même pas laissé pour chercher de nouveaux financements ailleurs : fonds européens, fondations... Pour Numéro 1 Scolarité, que je dirige, qui s'occupe d'accompagnement scolaire pour enfants porteurs de handicaps cognitifs (dyslexie, autisme..), c'est le possible dépôt de bilan dans un délai de 6 mois et le licenciement de ses 200 salariés.

Pourquoi M Macron décide t-il notre arrêt de mort brutal alors qu'il pourrait nous demander, comme il le fait pour les retraités, étudiants, militaires, fonctionnaires...un "effort" qui nous permettrait de survivre en attendant de pouvoir rebondir ? L'aide est aujourd'hui, par salarié en contrat aidé, d'environ 70% du SMIC sur une base de 20 heures hebdomadaires. Il pourrait très simplement diminuer cette aide à 50% du SMIC et ce pour tous : Education Nationale, collectivités et associations. Ainsi il aurait trouvé les 500 Millions d'économie recherchés. Pourquoi tuer le tissu associatif sur lequel, par ailleurs, il compte tellement pour servir le plan autisme de Mme Macron ou l'aide aux devoirs pour tous du Ministre de l'Education Nationale? Quel modèle de société M Macron cherche t-il à promouvoir en rayant ainsi les associations de la carte ?

Pour que les associations vivent, signez cette pétition.



Emmanuelle compte sur vous aujourd'hui

Emmanuelle CONRAD a besoin de votre aide pour sa pétition “Emmanuel Macron: Fin des contrats aidés, non à la destruction du monde associatif et à la casse sociale”. Rejoignez Emmanuelle et 282 signataires.