Education Nationale : Il est temps de (ré)agir !


Education Nationale : Il est temps de (ré)agir !
Le problème
L’éducation nationale, une machine aux rouages obsolètes et usés.
Violence à l’école, harcèlement scolaire, enfants en situation de décrochage, professeurs en burn-out … Et si tout cela pouvait être significativement diminué et surtout évité ? Ces situations aux conséquences parfois dramatiques auraient-elles un point en commun ?
Pendant que la classe politique se déchire, la prise en charge de nos enfants se dégrade. Textes de loi absents, défaillants ou inapplicables, fermetures de classes, manque d’enseignants, manque d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), manque d’outils et de solutions apportées aux équipes éducatives… Sur le front, la colère monte face à une prise en charge absente ou tardive de nombreuses situations entraînant un climat hostile pour l’apprentissage. Déjà très tendus par les fermetures de classes, les parents en ont marre !
A force de jouer aux poupées russes en emboitant les écoles, les bien-pensants semblent agir comme des équations mathématiques dépourvues de toute humanité. Obsédés par la quête des économies, ils passent à côté de fonctionnaires à l’agonie. Subséquemment, les professionnels voient leur métier initialement passion devenir fardeau. Tiraillés entre bien-être psychologique et sens du devoir, beaucoup n’ont pas d’autre choix que de faire une pause ou d’arrêter.
Alors que nous, parents, sommes soumis à une responsabilité parentale ainsi qu’à l’obligation de scolarisation dès l’âge de 3 ans, l’école, elle, n’assure pas. Malheureusement, la sécurité et la qualité des conditions d’apprentissages de nos citoyens en devenir y sont de moins en moins assurées. L’éducation nationale est en roue libre équipée de pneus usés, la prise de conscience est devenue vitale.
La France le sait, la jeunesse d’aujourd’hui présente de plus en plus de maux. Nous avons vu apparaître une vague de nouveaux troubles touchant les apprentissages ainsi que de plus en plus d’enfants en colère. Sur le terrain, le constat est là, des situations dérapent et s’installent allant jusqu’à favoriser l’exclusion plutôt que l’inclusion. Malgré les nombreuses alertes envoyées par les enseignants, les gouvernements successifs ont fait la sourde oreille, mais à quel prix ? Que ce soient des difficultés de gestion émotionnelle ou des troubles non diagnostiqués, de plus en plus d’enfants nécessitent une attention accrue de leurs enseignants, détériorant, dans la durée, la qualité de l’enseignement. Souvent occulté dans des classes à simple niveau, le phénomène est pourtant très marqué dans les classes à multiniveaux. En effet, alors que certains enseignants sans solution vont serrer les dents en attendant la délivrance de l’année suivante, ceux du multiniveau font de l’apnée. Il semble nécessaire de rappeler que dans des cas de classe unique, tous les niveaux de l’élémentaire sont assurés par un seul enseignant. Véritable défi quand vous n’êtes pas doté des pouvoirs de Mary Poppins, des enseignants et des directeurs finissent souvent sur les rotules avec des heures de bénévolats au compteur.
La source de tout cela ? L’absence de prise en charge rapide et efficace qui entraîne souvent un malaise voire une colère généralisée allant parfois jusqu’à paralyser les dialogues entre adultes. Alors que la situation nécessiterait une action rapide et dans l’intimité, le problème devenu sans solution aura pour seule option un débordement détruisant tout sur son passage. Faute d’amélioration et étant responsables de la sécurité du groupe, les enseignants se voient parfois contraints d’annuler des sorties (ski, cinéma…). Ce terreau fertile aux tensions entre les équipes pédagogiques et les parents l’est aussi au sein de la classe. Ces décisions prises à contre-cœur sanctionnent l’ensemble des écoliers qui, à juste titre, le vivent comme une injustice. N’étant pas encore armés contre ce sentiment puissant, certains seront mêmes tentés de se faire justice eux-mêmes. L’enfant aux besoins accrus endossera le dossard de « l’élément perturbateur », aggravant par la même occasion son mal-être. Parallèlement, l’absence de prise de conscience et certains comportements parentaux sont à regretter. Une fois dans l’impasse, la seule solution disciplinaire sera l’exclusion scolaire temporaire ou définitive. Sanction qui, dans la pratique, permet de reculer pour mieux sauter. Découlant de ce constat, la mise en place rapide d’un professionnel supplémentaire (éducateur, AESH, RASED…) est devenue évidente mais impossible.
Actuellement soumis à la demande des responsables légaux, le dossier de demande pour une AESH s’assimile à un parcours du combattant. Lourdeur administrative bien connue des Français, sur le terrain, elle a pour conséquence directe la stigmatisation de l’enfant qui, sans aide, sort du lot.
Concernant les cas de violence, pourquoi n’est-t-il pas possible de mettre en place des éducateurs spécialisés ? Vous n’iriez pas demander à votre plombier de vous arracher une dent, pourquoi demander aux enseignants de faire plus qu’enseigner ? L’équilibre de la classe doit devenir un enjeu prioritaire en donnant de réels moyens à nos professionnels.
Par conséquent, aujourd’hui, nous revendiquons le droit qu’ont nos enfants d’avoir une école représentant les valeurs de la République. Liberté, égalité, fraternité ne doivent pas être uniquement des mots mais des actions. Nous demandons la création et la mise en place de protocoles réellement efficaces et à fortiori, l’adaptation de la loi. La mise en place d’une aide extérieure adaptée doit être simplifiée et rapide afin de préserver l’harmonie du groupe. Donnez à nos enfants l’environnement serein indispensable à un apprentissage de qualité, et cela, dès la maternelle. Donnez aux métiers d’AESH et d’éducateur spécialisé la reconnaissance ainsi que la place qu’ils méritent. Simplifiez la mise en place de ces agents devenus indispensables au tissu éducatif. Donnez le pouvoir aux équipes éducatives pour mettre en place, au plus vite, des intervenants adaptés pour assurer la qualité des enseignements et ainsi, le bien-être de tous.
Il est urgent de privilégier une action préventive plutôt que curative.
Fanny DEFOND – Représentante de parents d’élèves, Savignac-les-Ormeaux.
Manuel BESNARD – Représentant de parents d’élèves, RPI Aston-Les Cabannes.
Ophélie RANCUREL – Représentante de parents d’élèves, Primaire, Ax-les-Thermes.
Jennifer RANTY LANOIS – Représentante de parents d’élèves, Primaire, Ax-les-Thermes.
Célia FRAISSE – Représentante de parents d’élèves, Ax-les-Thermes.
Franck DUMONTIER – Représentant de parents d’élèves, Collège, Ax-les-Thermes.
Alexandre BOULARD – Représentant de parents d’élèves, Collège, Ax-les-Thermes.
Nadjet AMARA – Représentante de parents d’élèves, Luzenac.
Aurélien CAMOZ – Représentant de parents d’élèves, Luzenac.
Tatiana SZTULCMAN – Représentante de parents d’élèves, Luzenac.
Lauréna PIGNOUX HERRANDO – Représentante de parents d’élèves, L’Hospitalet-prés-l’Andorre.
Alessandro ANSELMI – Représentant de parents d’élèves, Mérens-les-Vals.
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Le problème
L’éducation nationale, une machine aux rouages obsolètes et usés.
Violence à l’école, harcèlement scolaire, enfants en situation de décrochage, professeurs en burn-out … Et si tout cela pouvait être significativement diminué et surtout évité ? Ces situations aux conséquences parfois dramatiques auraient-elles un point en commun ?
Pendant que la classe politique se déchire, la prise en charge de nos enfants se dégrade. Textes de loi absents, défaillants ou inapplicables, fermetures de classes, manque d’enseignants, manque d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), manque d’outils et de solutions apportées aux équipes éducatives… Sur le front, la colère monte face à une prise en charge absente ou tardive de nombreuses situations entraînant un climat hostile pour l’apprentissage. Déjà très tendus par les fermetures de classes, les parents en ont marre !
A force de jouer aux poupées russes en emboitant les écoles, les bien-pensants semblent agir comme des équations mathématiques dépourvues de toute humanité. Obsédés par la quête des économies, ils passent à côté de fonctionnaires à l’agonie. Subséquemment, les professionnels voient leur métier initialement passion devenir fardeau. Tiraillés entre bien-être psychologique et sens du devoir, beaucoup n’ont pas d’autre choix que de faire une pause ou d’arrêter.
Alors que nous, parents, sommes soumis à une responsabilité parentale ainsi qu’à l’obligation de scolarisation dès l’âge de 3 ans, l’école, elle, n’assure pas. Malheureusement, la sécurité et la qualité des conditions d’apprentissages de nos citoyens en devenir y sont de moins en moins assurées. L’éducation nationale est en roue libre équipée de pneus usés, la prise de conscience est devenue vitale.
La France le sait, la jeunesse d’aujourd’hui présente de plus en plus de maux. Nous avons vu apparaître une vague de nouveaux troubles touchant les apprentissages ainsi que de plus en plus d’enfants en colère. Sur le terrain, le constat est là, des situations dérapent et s’installent allant jusqu’à favoriser l’exclusion plutôt que l’inclusion. Malgré les nombreuses alertes envoyées par les enseignants, les gouvernements successifs ont fait la sourde oreille, mais à quel prix ? Que ce soient des difficultés de gestion émotionnelle ou des troubles non diagnostiqués, de plus en plus d’enfants nécessitent une attention accrue de leurs enseignants, détériorant, dans la durée, la qualité de l’enseignement. Souvent occulté dans des classes à simple niveau, le phénomène est pourtant très marqué dans les classes à multiniveaux. En effet, alors que certains enseignants sans solution vont serrer les dents en attendant la délivrance de l’année suivante, ceux du multiniveau font de l’apnée. Il semble nécessaire de rappeler que dans des cas de classe unique, tous les niveaux de l’élémentaire sont assurés par un seul enseignant. Véritable défi quand vous n’êtes pas doté des pouvoirs de Mary Poppins, des enseignants et des directeurs finissent souvent sur les rotules avec des heures de bénévolats au compteur.
La source de tout cela ? L’absence de prise en charge rapide et efficace qui entraîne souvent un malaise voire une colère généralisée allant parfois jusqu’à paralyser les dialogues entre adultes. Alors que la situation nécessiterait une action rapide et dans l’intimité, le problème devenu sans solution aura pour seule option un débordement détruisant tout sur son passage. Faute d’amélioration et étant responsables de la sécurité du groupe, les enseignants se voient parfois contraints d’annuler des sorties (ski, cinéma…). Ce terreau fertile aux tensions entre les équipes pédagogiques et les parents l’est aussi au sein de la classe. Ces décisions prises à contre-cœur sanctionnent l’ensemble des écoliers qui, à juste titre, le vivent comme une injustice. N’étant pas encore armés contre ce sentiment puissant, certains seront mêmes tentés de se faire justice eux-mêmes. L’enfant aux besoins accrus endossera le dossard de « l’élément perturbateur », aggravant par la même occasion son mal-être. Parallèlement, l’absence de prise de conscience et certains comportements parentaux sont à regretter. Une fois dans l’impasse, la seule solution disciplinaire sera l’exclusion scolaire temporaire ou définitive. Sanction qui, dans la pratique, permet de reculer pour mieux sauter. Découlant de ce constat, la mise en place rapide d’un professionnel supplémentaire (éducateur, AESH, RASED…) est devenue évidente mais impossible.
Actuellement soumis à la demande des responsables légaux, le dossier de demande pour une AESH s’assimile à un parcours du combattant. Lourdeur administrative bien connue des Français, sur le terrain, elle a pour conséquence directe la stigmatisation de l’enfant qui, sans aide, sort du lot.
Concernant les cas de violence, pourquoi n’est-t-il pas possible de mettre en place des éducateurs spécialisés ? Vous n’iriez pas demander à votre plombier de vous arracher une dent, pourquoi demander aux enseignants de faire plus qu’enseigner ? L’équilibre de la classe doit devenir un enjeu prioritaire en donnant de réels moyens à nos professionnels.
Par conséquent, aujourd’hui, nous revendiquons le droit qu’ont nos enfants d’avoir une école représentant les valeurs de la République. Liberté, égalité, fraternité ne doivent pas être uniquement des mots mais des actions. Nous demandons la création et la mise en place de protocoles réellement efficaces et à fortiori, l’adaptation de la loi. La mise en place d’une aide extérieure adaptée doit être simplifiée et rapide afin de préserver l’harmonie du groupe. Donnez à nos enfants l’environnement serein indispensable à un apprentissage de qualité, et cela, dès la maternelle. Donnez aux métiers d’AESH et d’éducateur spécialisé la reconnaissance ainsi que la place qu’ils méritent. Simplifiez la mise en place de ces agents devenus indispensables au tissu éducatif. Donnez le pouvoir aux équipes éducatives pour mettre en place, au plus vite, des intervenants adaptés pour assurer la qualité des enseignements et ainsi, le bien-être de tous.
Il est urgent de privilégier une action préventive plutôt que curative.
Fanny DEFOND – Représentante de parents d’élèves, Savignac-les-Ormeaux.
Manuel BESNARD – Représentant de parents d’élèves, RPI Aston-Les Cabannes.
Ophélie RANCUREL – Représentante de parents d’élèves, Primaire, Ax-les-Thermes.
Jennifer RANTY LANOIS – Représentante de parents d’élèves, Primaire, Ax-les-Thermes.
Célia FRAISSE – Représentante de parents d’élèves, Ax-les-Thermes.
Franck DUMONTIER – Représentant de parents d’élèves, Collège, Ax-les-Thermes.
Alexandre BOULARD – Représentant de parents d’élèves, Collège, Ax-les-Thermes.
Nadjet AMARA – Représentante de parents d’élèves, Luzenac.
Aurélien CAMOZ – Représentant de parents d’élèves, Luzenac.
Tatiana SZTULCMAN – Représentante de parents d’élèves, Luzenac.
Lauréna PIGNOUX HERRANDO – Représentante de parents d’élèves, L’Hospitalet-prés-l’Andorre.
Alessandro ANSELMI – Représentant de parents d’élèves, Mérens-les-Vals.
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Pétition lancée le 31 décembre 2024