
DPVa : plus de taxes, moins de service — Alemagna doit démissionner
Le problème
Nous demandons la démission de Claude Alemagna, président de Dracénie Provence Verdon agglomération (DPVa), ainsi qu’un audit général et indépendant de la gestion de l’Agglomération depuis 2008.
La hausse de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) décidée par DPVa est aujourd’hui difficilement acceptable pour les habitants.
En 2026, son taux passe de 12,6 % à 16 %, soit une augmentation de près de 27 % du taux de la taxe. DPVa justifie cette décision par un déficit structurel et chronique du budget des déchets, supérieur à 4 millions d’euros par an.
Mais une question essentielle doit être posée :
Comment en est-on arrivé là ?
- Des choix politiques qui se paient aujourd’hui en millions d’euros
La fermeture du site du Balançan, en 2018, a profondément bouleversé le traitement des déchets de notre territoire. DPVa reconnaît elle-même que cette fermeture a généré un surcoût d’environ 10 millions d’euros.
Des estimations plus élevées, communiquées localement par des personnes ayant eu connaissance des comptes de la collectivité, évoquent pour leur part un coût pouvant atteindre 15 à 18 millions d’euros.
Quel que soit le montant définitif, une chose est certaine : l’absence d’anticipation de cette fermeture a eu un coût considérable pour les contribuables.
Cette situation n’est donc pas apparue soudainement en 2020. Elle est le résultat de décisions, d’arbitrages et d’un manque d’anticipation dont les responsables politiques doivent aujourd’hui répondre.
Richard Strambio, maire de Draguignan depuis 2014, est devenu président de DPVa en 2020. En tant que maire de la principale commune de l’Agglomération, il disposait déjà d’un poids politique majeur dans les décisions intercommunales.
Claude Alemagna, maire de Lorgues et vice-président de l’Agglomération avant 2020, puis deuxième vice-président durant la précédente mandature, était lui aussi au cœur de la gouvernance intercommunale.
Aucun des deux ne peut donc aujourd’hui se présenter comme un simple commentateur des décisions qui ont conduit à la situation actuelle.
- Le Pôle de Transition Environnementale : un projet abandonné après des millions engagés
Sous la présidence de Richard Strambio, DPVa a engagé le projet de Pôle de Transition Environnementale (PTE), présenté comme une réponse majeure aux difficultés de traitement des déchets.
Une structure a été créée. Des études ont été réalisées. Des procédures ont été engagées. Des engagements contractuels ont été pris.
Puis le projet a été abandonné.
La collectivité doit désormais supporter les conséquences financières de cet abandon. Le montant exact et consolidé de la facture finale n’a jamais été présenté de manière suffisamment claire aux contribuables.
Les éléments rendus publics permettent toutefois d’évoquer un coût de l’ordre de 5 millions d’euros, voire davantage selon les dépenses et indemnités finalement retenues.
Autrement dit : des millions d’euros engagés pour un projet qui ne verra jamais le jour.
Et aujourd’hui, ce sont encore les contribuables qui sont appelés à financer les conséquences de ces choix.
- Une taxe qui augmente, un service qui diminue
Cette hausse serait déjà difficile à accepter si elle s’accompagnait d’une amélioration majeure du service public.
Or c’est l’inverse que constatent de nombreux habitants.
La collecte en porte-à-porte a progressivement été remplacée par des points d’apport volontaire (PAV), avec une diminution du service de proximité et, dans certains secteurs, un nombre de PAV qui reste insuffisant.
DPVa reconnaît elle-même les difficultés rencontrées autour de ces dispositifs : problèmes de collecte, de propreté, de remplissage et dépôts sauvages.
Les habitants se retrouvent ainsi à devoir faire davantage d’efforts pour éliminer leurs déchets, tandis que leur facture augmente fortement.
Plus de contraintes pour l’usager. Plus de taxe pour le contribuable. Mais pas davantage de service.
Nous refusons d’être placés devant le fait accompli et de devoir financer, sans véritable droit de regard, les conséquences de décisions prises au nom de l’intérêt général.
Nous déplorons également le manque de transparence concernant les décisions prises, les dépenses engagées et les conséquences financières réelles de ces choix.
Nous ne demandons pas des excuses. Nous demandons des comptes.
Nous voulons savoir :
- Qui sont les responsables de la non-anticipation des conséquences de la fermeture du site du Balançan ?
- Qui a décidé d’engager DPVa dans le projet du PTE et sur quelles bases financières et techniques ?
- Combien ces décisions ont-elles réellement coûté aux contribuables ?
- Quels engagements financiers, indemnités, études, procédures et contrats restent aujourd’hui à la charge de DPVa ?
- Pourquoi les habitants doivent-ils aujourd’hui supporter une hausse massive de la TEOM pour résorber des déficits dont ils ne sont pas responsables ?
Nous réclamons :
1. La démission de Claude Alemagna de la présidence de DPVa, compte tenu de la responsabilité politique qu’il porte dans la gouvernance de l’Agglomération et de sa continuité avec les précédentes équipes dirigeantes.
2. Que Richard Strambio rende publiques les décisions, engagements et conséquences financières liés à sa présidence de DPVa et assume pleinement sa responsabilité politique. À défaut, qu’il en tire lui-même les conséquences et présente également sa démission.
3. La réalisation d’un audit général, indépendant et transparent de la gestion de DPVa depuis 2008, et non d’un simple audit limité au service des déchets.
Cet audit devra notamment porter sur les finances, les marchés publics, les grands projets, les déchets, les investissements, les études, les dépenses engagées, les contrats conclus et les conséquences financières des décisions prises.
4. La publication intégrale des résultats de cet audit, ainsi que des coûts réellement supportés par les contribuables.
Les habitants de la Dracénie ont droit à une gestion rigoureuse, transparente et responsable de l’argent public.
Les élus ont le devoir de prendre des décisions structurantes pour notre territoire en mesurant leurs conséquences financières et en protégeant les intérêts des contribuables.
Ce n’est manifestement plus suffisant aujourd’hui de demander aux habitants de payer davantage. Il faut d’abord leur expliquer pourquoi ils doivent payer.
Plus de taxes.
Moins de service.
Des projets abandonnés après des millions d’euros engagés.
Des déficits chroniques.
Et toujours aucune vision suffisamment claire de la responsabilité de chacun.
Le contribuable ne doit pas être la variable d’ajustement des erreurs de gestion publique.
Cela suffit.
Claude Alemagna et Richard Strambio doivent désormais en tirer les conséquences politiques.

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Le problème
Nous demandons la démission de Claude Alemagna, président de Dracénie Provence Verdon agglomération (DPVa), ainsi qu’un audit général et indépendant de la gestion de l’Agglomération depuis 2008.
La hausse de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) décidée par DPVa est aujourd’hui difficilement acceptable pour les habitants.
En 2026, son taux passe de 12,6 % à 16 %, soit une augmentation de près de 27 % du taux de la taxe. DPVa justifie cette décision par un déficit structurel et chronique du budget des déchets, supérieur à 4 millions d’euros par an.
Mais une question essentielle doit être posée :
Comment en est-on arrivé là ?
- Des choix politiques qui se paient aujourd’hui en millions d’euros
La fermeture du site du Balançan, en 2018, a profondément bouleversé le traitement des déchets de notre territoire. DPVa reconnaît elle-même que cette fermeture a généré un surcoût d’environ 10 millions d’euros.
Des estimations plus élevées, communiquées localement par des personnes ayant eu connaissance des comptes de la collectivité, évoquent pour leur part un coût pouvant atteindre 15 à 18 millions d’euros.
Quel que soit le montant définitif, une chose est certaine : l’absence d’anticipation de cette fermeture a eu un coût considérable pour les contribuables.
Cette situation n’est donc pas apparue soudainement en 2020. Elle est le résultat de décisions, d’arbitrages et d’un manque d’anticipation dont les responsables politiques doivent aujourd’hui répondre.
Richard Strambio, maire de Draguignan depuis 2014, est devenu président de DPVa en 2020. En tant que maire de la principale commune de l’Agglomération, il disposait déjà d’un poids politique majeur dans les décisions intercommunales.
Claude Alemagna, maire de Lorgues et vice-président de l’Agglomération avant 2020, puis deuxième vice-président durant la précédente mandature, était lui aussi au cœur de la gouvernance intercommunale.
Aucun des deux ne peut donc aujourd’hui se présenter comme un simple commentateur des décisions qui ont conduit à la situation actuelle.
- Le Pôle de Transition Environnementale : un projet abandonné après des millions engagés
Sous la présidence de Richard Strambio, DPVa a engagé le projet de Pôle de Transition Environnementale (PTE), présenté comme une réponse majeure aux difficultés de traitement des déchets.
Une structure a été créée. Des études ont été réalisées. Des procédures ont été engagées. Des engagements contractuels ont été pris.
Puis le projet a été abandonné.
La collectivité doit désormais supporter les conséquences financières de cet abandon. Le montant exact et consolidé de la facture finale n’a jamais été présenté de manière suffisamment claire aux contribuables.
Les éléments rendus publics permettent toutefois d’évoquer un coût de l’ordre de 5 millions d’euros, voire davantage selon les dépenses et indemnités finalement retenues.
Autrement dit : des millions d’euros engagés pour un projet qui ne verra jamais le jour.
Et aujourd’hui, ce sont encore les contribuables qui sont appelés à financer les conséquences de ces choix.
- Une taxe qui augmente, un service qui diminue
Cette hausse serait déjà difficile à accepter si elle s’accompagnait d’une amélioration majeure du service public.
Or c’est l’inverse que constatent de nombreux habitants.
La collecte en porte-à-porte a progressivement été remplacée par des points d’apport volontaire (PAV), avec une diminution du service de proximité et, dans certains secteurs, un nombre de PAV qui reste insuffisant.
DPVa reconnaît elle-même les difficultés rencontrées autour de ces dispositifs : problèmes de collecte, de propreté, de remplissage et dépôts sauvages.
Les habitants se retrouvent ainsi à devoir faire davantage d’efforts pour éliminer leurs déchets, tandis que leur facture augmente fortement.
Plus de contraintes pour l’usager. Plus de taxe pour le contribuable. Mais pas davantage de service.
Nous refusons d’être placés devant le fait accompli et de devoir financer, sans véritable droit de regard, les conséquences de décisions prises au nom de l’intérêt général.
Nous déplorons également le manque de transparence concernant les décisions prises, les dépenses engagées et les conséquences financières réelles de ces choix.
Nous ne demandons pas des excuses. Nous demandons des comptes.
Nous voulons savoir :
- Qui sont les responsables de la non-anticipation des conséquences de la fermeture du site du Balançan ?
- Qui a décidé d’engager DPVa dans le projet du PTE et sur quelles bases financières et techniques ?
- Combien ces décisions ont-elles réellement coûté aux contribuables ?
- Quels engagements financiers, indemnités, études, procédures et contrats restent aujourd’hui à la charge de DPVa ?
- Pourquoi les habitants doivent-ils aujourd’hui supporter une hausse massive de la TEOM pour résorber des déficits dont ils ne sont pas responsables ?
Nous réclamons :
1. La démission de Claude Alemagna de la présidence de DPVa, compte tenu de la responsabilité politique qu’il porte dans la gouvernance de l’Agglomération et de sa continuité avec les précédentes équipes dirigeantes.
2. Que Richard Strambio rende publiques les décisions, engagements et conséquences financières liés à sa présidence de DPVa et assume pleinement sa responsabilité politique. À défaut, qu’il en tire lui-même les conséquences et présente également sa démission.
3. La réalisation d’un audit général, indépendant et transparent de la gestion de DPVa depuis 2008, et non d’un simple audit limité au service des déchets.
Cet audit devra notamment porter sur les finances, les marchés publics, les grands projets, les déchets, les investissements, les études, les dépenses engagées, les contrats conclus et les conséquences financières des décisions prises.
4. La publication intégrale des résultats de cet audit, ainsi que des coûts réellement supportés par les contribuables.
Les habitants de la Dracénie ont droit à une gestion rigoureuse, transparente et responsable de l’argent public.
Les élus ont le devoir de prendre des décisions structurantes pour notre territoire en mesurant leurs conséquences financières et en protégeant les intérêts des contribuables.
Ce n’est manifestement plus suffisant aujourd’hui de demander aux habitants de payer davantage. Il faut d’abord leur expliquer pourquoi ils doivent payer.
Plus de taxes.
Moins de service.
Des projets abandonnés après des millions d’euros engagés.
Des déficits chroniques.
Et toujours aucune vision suffisamment claire de la responsabilité de chacun.
Le contribuable ne doit pas être la variable d’ajustement des erreurs de gestion publique.
Cela suffit.
Claude Alemagna et Richard Strambio doivent désormais en tirer les conséquences politiques.

Les décisionnaires
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Pétition lancée le 6 septembre 2026