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A mai 2018, le maire ne serait pas opposé à une plaque commémorative

Jean-Claude MICHONCholet, France

Jun 9, 2018
Nous vous informons que le nouveau dossier Marcel DURAND, est prêt à être transmis à Monsieur le maire de Cholet.
Nous ne prétendons pas nous appuyer sur les seules réalités de la tradition familiale, hormis celles validées par quelques historiens locaux; pas plus que sur celle de la rumeur; qui avec l’usure du temps ont vu disparaitre nombre de leurs acteurs, leurs témoins, voir des archives parfois même, on le sait, volontairement détruites. Trop de preuves objectives, qui nous seraient utiles, dont l’accès est rendu très compliqué, voire impossible.
Depuis le dossier initial AR du 11.09.2018, nous avons rencontré, écouté, plusieurs acteurs, discuté avec plusieurs experts locaux sur cette période tenté de suivre leurs conseils.
Le nouveau dossier s'appuie sur quelques nouvelles pièces et facilite la lecture des preuves objectivement démontrées et incontestables :
Marcel DURAND, 1er directeur en titre de l'hôpital de Cholet, représentant, de civils de bonne volonté, s'étant particulièrement dévoué pour la collectivité.
Le dossier complet destiné à Monsieur le maire Gilles Bourdouleix, sera déposé à la Mairie le 11 juin 2018.
Les signatures de soutiens restent ouvertes et peuvent être élargies à la famille et aux amis. Nous sommes preneurs de tout témoignage sur l'honneur, d'anecdotes ou de souvenirs de personnes encore vivantes, qui pourraient exprimer un avis sur l'image qu'ils ont pu retenir de l'hôpital de Cholet avant 1952, et de son directeur en place à l'époque !...
La famille
Son fils témoigne :
"A mon Père.
Je soussigné, Durand Jean-Charles, 3ème enfant et 2ème garçon d’une fratrie de 4 enfants, fils de Monsieur Marcel Durand, décédé tragiquement le 17 juin 1952 à Vichy, reconnais et certifie tout le développement des informations recueillies par mon beau-frère, Monsieur Jean-Claude Michon, ne cherchant pour ma part qu’à soutenir sa requête.
Epoux de ma plus jeune sœur, Marie-Claire Durand, Monsieur Jean-Claude Michon s’est passionné pour la généalogie qui l’a conduit au bout de nombreuses années à découvrir la personnalité de son beau-père Marcel Durand.
C’est en creusant toutes les explications de la famille la plus proche, les témoignages d’amis, des gens de connaissance et le recueil des archives, comme son dossier les met en évidence, qu’il a pu retenir l’exceptionnelle activité de cet homme.
En 1952, l’adolescent de 16 ans que j’étais n’a pas mesuré les conséquences de cette fin de vie de mon père. Il nous avait quittés, mais il ne fallait parler que de «crises d’urémie, de calcul, c’est à dire de coliques néphrétiques, mots savants, entendus pour ma part que beaucoup plus tard».
Très choqué de cette mort brutale je ne cherchais pas à l’analyser. J’avais, comme tout adolescent, une soif de vivre et voulais laisser cette histoire de famille de côté.
Ce n’est que plus tard que j’ai analysé les dégâts induits par les «non-dits».
Il ne s’agit pas de tourner ce témoignage en mélodrame mais de faire prendre conscience que pour ce départ tragique, même les circonstances de ce départ sont effacées.
- «Effacé» oui, comme Lui l’était. Homme de travail et de devoir.
- «Effacé» oui, modeste, conscient de ses responsabilités, soucieux du travail bien fait, que ce soit sur un plan administratif ou sur un plan humain.
- «Effacé» oui, ne cherchant pas les honneurs mais le bien de son entourage.
- «Effacé» aussi par obligation. Dans un travail hors de ses attributions, mais répondant cette fois à l’amour de son pays. Il se trouvait en effet impliqué dans un réseau de résistance que je découvrais durant cette époque de guerre 1939/1945.
Je me souviens que tous les soirs après dîner il s’imposait un sérieux temps de travail.
Après s’être assuré du calfeutrage des fenêtres pour ne laisser passer aucun rayon de lumière, (la défense passive, terme demandé par les autorités, obligeant tous les habitants à occulter toutes sources lumineuses); cette mesure de sécurité prise, il s’installait devant son poste de radio dans la cuisine , n’oubliant pas d’en éteindre l’éclairage. «L’œil magique», de couleur verte, en sur-luminescence, éclairait suffisamment les feuilles de papier sur lesquelles il allait copier tous les messages codés, émis par radio Londres.
Les jours suivants, jouant autour de notre habitation, je découvrais aussi qu’une femme d’un certain âge, vêtue de noir, venait prendre un paquet chez les concierges. Je ne savais pas qu’il y avait une relation avec ce que faisait mon père secrètement.
Après la guerre, il m’expliqua que toutes les notes écrites de sa main, il les tapait à la machine et brûlait les originaux pour ne pas laisser de trace de son écriture. Il les déposait chez Mr & Mme Soulard, (les concierges) et, la «Dame en noir», venait chercher le précieux paquet pour le remettre au réseau dans lequel, son fils (?), un parent (?), un ami (?), était impliqué.
- «Effacé» donc, c’est je crois le maître mot qui ressort du caractère de mon Père, mais aussi de son parcours. « A force de rester dans l’ombre l’homme finit par être ignoré » (R. Martin du Gard).
C’est pourquoi je tiens ici à vous redire combien je soutiens le travail et les recherches entreprises par Monsieur Jean-Claude Michon.
Sa passion de la généalogie l’a conduit à faire revivre la mémoire d’un homme, mon Père, qui aurait tant aimé échanger avec Lui."
Jean-Charles Durand
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