Actualización sobre la peticiónVictime collatérale des dernières mesures de la séparation de l'église et de l'état

Confidences de Germaine TREPAGNE, entre 1965 et 1994

Jean-Claude MICHONCholet, Francia
5 abr 2018
"Il n'y a rien de pire que de ne pas savoir" (1) Auditeur alternatif, attentif et silencieux, durant presque 30 ans Parmi l'expression de la souffrance interminable de la veuve du gestionnaire de l'hôtel-Dieu (En référence à 1952), me reviendront en mémoire des points précis, plusieurs fois développés, se rapportant à la période 1939-45, dont : a) L'existence d'un sous-terrain, de l'ancien couvent des Cordeliers (non connu des allemands), qui partait de la chapelle Saint-Louis, près de l'entrée de l'hôtel-Dieu, rue Tournerit à Cholet (il débouchait initialement dans l’ancien cimetière du cloître, sur ce même lieu) . Des armes et des personnes y auraient été transitoirement cachés pendant l’occupation, dont un membre de la famille DE WIJZE (Silo, inconnu des archives choletaises, mais depuis généalogiquement parfaitement identifié° ). b) "Malade sous haute surveillance" : On n'est plus en mesure de situer le fait chronologiquement, mais un moment viendra où à l'hôpital (potentiellement au retour de la première rafle), une sentinelle allemande sera postée devant la porte de la chambre de Siegfried DE WIJZE (Traducteur de documents écrits en allemand, pour la chambre de commerce de Cholet). On fera passer artificiellement des infirmières dans la chambre, pour dissiper les doutes des Allemands. c) Pour tenter de limiter les risques : En journée l’établissement étant largement fréquenté par les soldats allemands, le gestionnaire, de l’hôpital, conseillera aux familles Juives, de venir rendre visite à leurs proches, de préférence en fin de journée, d) Projet de transfert vers la zone libre en ambulance : Marcel Louis DURAND, gestionnaire, responsable de l'hôtel-Dieu, sera amené à organiser le transfert, en zone libre, vers une destination restée secrète, de membres de la *famille DE WIJZE* (encore présents au moment à Cholet). Les instructions seront données pour que l'ambulance de l'hôpital, soit mise à leur disposition (Opportunité à l'époque, non retenue par le patriarche de cette famille) : - Ce fait, suivant des indications d'Albert, fils de Silo DE WIJZE, est évoqué dans un article du "Cahier des Mauges" 2004 (2). e) Après la libération des camps de déportation en Allemagne, à chaque fois qu'un train était annoncé pouvoir ramener quelques survivants, Marcel DURAND, était présent à la gare de Cholet, parmi ceux qui espéraient un possible retour de personnes connues f) Contexte des Hôtel-Dieu, en France, après la guerre de 1939-45 : A propos de la mort du Directeur de l’hôtel-Dieu de Cholet, le chef d’établissement thermal de Vichy, soulignera à sa veuve, le contexte global en France, dont le manque de moyens accru pour les gestionnaires de ces établissements en croissances, depuis la fin de la guerres 39-45 (3) : « il est le dixième directeur hospitalier à disparaître tragiquement dans ces conditions, depuis trois ans ». g) Fin tragique de Marcel Louis DURAND : "Retrouvé, à son hôtel, dans un bain de sang, la gorge tranchée, le lendemain de son arrivée à Vichy" Un doute jamais levé : - Un règlement de compte : En lien avec certains engagements pris pas Marcel DURAND, durant l'occupation, ou en lieu et place d'un homonyme (voir la longue liste des Marcel DURAND, répertoriés comme résistants aux Archives de Vincennes) ? - Le fait d'un rôdeur, au soir de l'arrivée de Marcel Louis DURAND dans un hôtel de Vichy, avant son accueil effectif le lendemain au centre de cure thermale ? - Le suicide (Rumeur et thèse officielle), sans que jamais ses proches (famille, travail et médecin prescripteur de la cure) n'aient été entendus, ni que personne à ce jour, n'ait pu avoir accès à un rapport de police, CR d'un médecin légiste, ni à aucun article de presse locale sur Vichy même (Le 03.04.2018, Jean-Luc LANGERON fils, à la retraite, médecin comme son père, indique que si l'acte est daté du jour du décès, qu'alors il est probable qu'il n'y ait pas eu d'enquête, ni donc de médecin légiste) !? Comment a-t-on pu dès lors conclure aussi légèrement, quatre jours après, en des termes identiques (en copie conforme), sur deux journaux, l’un départemental de l’Allier, l’autre régional, le 21 juin 1952 (le Journal du Centre et Montluçon) : « Il s'est tranché la gorge avec une lame de rasoir....Le désespéré, depuis quelque temps, donnait des signes de déséquilibre mental » !? Un dossier Marcel DURAND existe aux Archives départementales de l’Allier n°01109 du 20.06.1952 : « il est vide nous affirme-t-on » !? "C'est tout ce que je sais, mais ça je le sais" (4) https://www.dailymotion.com/video/x3tge Le 05.04.2018 Jean-Claude MICHON (°) https://gw.geneanet.org/persocholet_w?lang=fr&pz=jean+claude&nz=michon&ocz=0&p=silo&n=de+wijze (1) Citation fréquente de Louis RINEAU, psychologue à l'Institut-Médica-Professionnel (IMPro) de Cholet (1968-2000) (2) L'article du "Cahier des Mauges" de nov. 2004, page 52 : "La veille de l'arrestation de Johanna, ils virent en effet débarquer leur neveu, Albert 8 ans et sa mère sous une fausse identité. Mais l'officier allemand venu arrêter Johanna leur conseille de partir car "ils ne doivent pas rester cher des Juifs" ! Ils se réfugieront en Suisse après être passé par Paris, puis Lyon où Albert reconnaît par hasard son père; ce dernier fera envoyer une ambulance à Cholet pour chercher Abraham et sa famille. Mais ceux-ci refuseront de partir !..." (Témoignage recueilli par Franck Marché, d'Albert DE WIJZE, lui-même, lors de son séjour à Saumur, après la cérémonie de la commémoration de la plaque des déportés Juifs de la Tessoualle et de Cholet en 2000, posée place Creach-Ferrari à Cholet). (3) Historique de réalités qui perdurent ou ressurgissent : https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4tel-Dieu : …« De façon générale, les grandes villes souffrent d'une surpopulation hospitalière, d'une dégradation continue de l'hygiène depuis la fin du Moyen Âge, de difficultés financières se traduisant par un déficit aggravé des hôtels-Dieu tout au long du XVIIIe siècle, Les rapports critiques se multiplient. »… …« Les problèmes de gestions et de financements sont réglés à l'échelle locale, à travers un maquis juridique complexe. Les pouvoirs et compétences entre une ville et son hôpital sont remis en question, d'où une infinie diversité de situations dans tout le Royaume. Au fil du temps, des inégalités se creusent. Du fait de leur histoire, des petites villes en déclin se retrouvent avec un riche hôtel-Dieu (revenus fonciers de dotations anciennes) mais surdimensionné ; alors que des villes en expansion ont un petit hôtel-Dieu pauvre et surpeuplé, la charité médiévale se faisant de plus en plus rare. »… (4) Paroles de Jean-Loup Dabadie 1974, "Maintenant je sais" !... Texte fort bien interprété par le célèbre acteur Jean GABIN, qui se termine en conclusion : "maintenant que j'arrive à l'aube de ma vie, je sais qu'on ne sais jamais; mais ça je l'sais !"
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