Message aux signatairesVictime collatérale des dernières mesures de la séparation de l'église et de l'état
Toutes ces choses qui avaient un prix

Jean-Claude MICHONCholet, France

27 déc. 2017
Donner l'envie d'avoir envie
Le Maire de Cholet, Marie Joseph « Alphonse » DARMAILLACQ, suivant un document conservé aux Archives Nationale de Fontainebleau, lui rend hommage en ces termes :
« Pendant l’occupation ennemie, Monsieur DURAND a toujours eu une attitude d’excellent Français. Par sa fermeté dans la discussion il a pu éviter, à plusieurs reprises et parfois au risque de compromettre sa liberté, la réquisition totale de l’établissement au profit de l’autorité allemande ».
Comme l’écrit Xavier MAUDET dans un article du Courrier de l’ouest du 15.07.2017 : « Avec le docteur LANGERON dont on salue depuis des décennies les actes héroïques, Marcel DURAND prenait des décisions parfois audacieuses. Il s’emploiera ainsi à faire cohabiter dans l’hôpital les soldats allemands malades ou blessés, les choletais, les réfugiés, mais aussi des membres de la résistance ».
Scarlett MARTIN, Présidente de la société savante de Cholet (SLA), rapporte parmi d'autres résistants, que Pierre GRABOR sera ainsi accueilli à l’hôpital avec son armement.
Marcel DURAND en cette période aux restrictions alimentaires, allait lui-même à bicyclette, de ferme en ferme, négocier des produits de survie pour l’hôpital. Sa fille Claudine ajoute : "Avec l'ambulancier, nous reviendrons de Villiers-au-Bouin 37, ambulance pleine de pommes, afin d'approvisionner les cuisines de l'hôpital (Ce jour-là, j'y étais, à l'avant, calée entre le chauffeur et notre père) !
« Serviteur discret de la Résistance » : Il dactylographiait toutes les émissions de Radio-Londres. Les feuillets étaient ensuite récupérés par une dame BANCHEREAU.
Dans la limite de leurs possibilités le couple DURAND, comme beaucoup d’autres familles encore aujourd’hui méconnues, sera amené aussi à tenter de protéger (maintient en hospitalisation) et même cacher transitoirement quelque Israélite au sein de l’hôpital (on évoque un souterrain).
Au sortir de la guerre, dans cet établissement aux besoins croissants, toujours dans sa double fonction de directeur et d’économe, face à de nouvelles difficultés propres à tous les chefs d’établissements hospitaliers en France à l’époque : « d’une part, suivant les directives ministérielles : les Religieuses bénévoles, devaient être remplacées par des personnels hospitaliers non confessionnels; d’autre part les chefs de services et médecins, exprimaient des demandes de plus en plus pressantes en renouvellement d’équipement ».
Après l'occupation, dans ce surcroît d’activité, lui en particulier, pris dans le piège de sa double charge de directeur et d’économe, atteint d'urémie, isolé dans un hôtel, aurait mis fin à ses souffrances dès le soir de son arrivée à Vichy. En ce lieu chargé d’histoire, où le docteur LANGERON l’avait envoyé faire une cure. A l’annonce de cette dramatique nouvelle, le chef de service en question, n'arrivant pas à contenir sa peine; sachant parfaitement de quoi il en était, confiera à Germaine TREPAGNE, l'épouse du défunt : « ...sa maladie ne sera sans doute pas étrangère au fait de ses engagements et de tout ce dont à quoi il a dû faire face pendant la guerre, comme responsable de la gestion de l'hôpital, en ses multifonctions... ».
https://www.youtube.com/watch?v=5KmBe0Ux6G4
https://www.youtube.com/watch?v=NHolY7kftzI
https://www.youtube.com/watch?v=LXiYed2Elr4
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