

Pour la reconnaissance et la prise en charge du syndrome de Diogène
Le problème
Préambule
Je suis celui qui dit non aux confinements sociaux.
Nous sommes celles et ceux qui disent non aux confinements sociaux.
Nous demandons la reconnaissance du syndrome de Diogène comme maladie mentale pour empêcher que des milliers de personnes soient abandonnées dans le silence et privées de soins.
Notre demande
Nous demandons la reconnaissance officielle du syndrome de Diogène comme maladie mentale nécessitant une prise en charge coordonnée et spécifique.
Cette reconnaissance est indispensable pour :
1) Légitimer les personnes qui en souffrent, parce que c’est une souffrance et cette souffrance entraîne une dégradation de l’état de santé des personnes concernées. Elle empêche la possibilité de leur bien-être et de leur épanouissement.
C’est une maladie mentale et non une maladie psychiatrique car elle n’entraîne pas d’altération de l’état de conscience, et les personnes conservent toutes leurs facultés cognitives, intellectuelles et sensorielles. De plus, il n’y a pas de médicament pour soigner cette maladie.
2) Une meilleure prise en charge :
Puisque le syndrome de Diogène n’est pas considéré comme une maladie, aucune prise en charge n’est prévue pour les personnes qui en souffrent. Pour répondre à l’urgence, des mesures moins curatives que coercitives sont mises en place (signalement, expulsion, hospitalisation forcée, mise sous tutelle ou curatelle, perte de l’autorité parentale).
Ces mesures ne permettent pas une amélioration de l’état psychique des personnes, elles les privent de leur liberté et les séparent de leurs proches, ce qui renforce leur isolement.
Elles achèvent de rompre un lien déjà fragile avec l’entourage et les institutions.
Cette réaction institutionnelle ne permet pas d’apporter des changements durables à ces personnes. Sans accompagnement, une intervention de désencombrement et remise en état du logement est presque toujours associée à une rechute rapide.
Cette impuissance a un coût social, elle entraîne non seulement des risques pour la collectivité mais également une perte financière importante pour les personnes concernées, leurs proches et les pouvoirs publics dans le cas où des aides sont versées.
Une reconnaissance permettrait :
- un meilleur repérage des personnes concernées ;
- un accompagnement coordonné qui apporte une aide durable à ces personnes ;
- de mobiliser des financements pour assurer la prise en charge, notamment pour les personnes les plus démunies ;
- de développer la recherche sur ce syndrome encore insuffisamment étudié ;
- une meilleure formation des professionnels de santé, des travailleurs sociaux et des collectivités.
Qui sommes-nous et qui aidons-nous ?
L'association "Survivre à l'insécurité", fondée par Pierre Ludosky en 2021 après plus de 10 années d’expérience, vise à venir en aide aux personnes souffrant du syndrome de Diogène, un trouble du comportement qui se manifeste par une accumulation non maîtrisée d'objets divers dans leur domicile. Selon certaines études, ce trouble toucherait entre 2 et 6% de la population française. Les conséquences de ce trouble sont profondes, impactant les relations affectives et sociales des personnes concernées. Une personne Diogène, c'est peut-être vous-mêmes, un proche de votre famille, un ami, un voisin ... qui n'osera pas vous en parler.
C'est la raison d'être de l'association, de venir en aide à ces personnes et leur permettre de retrouver une vie normale.
Quels sont les enjeux ?
En 2022, la Santé Mentale était désignée comme grande cause du quiquennat. Mais sans moyens mobilisés, cette déclaration n’est qu’un vernis qui ne reflète pas les politiques publiques mises en œuvre en matière de santé. La santé mentale des citoyens et la prise en compte du syndrome de Diogène comme un enjeu de santé mentale méritent mieux que de figurer en postiche de l’inaction publique.
Nous avons écrit à Mme la ministre de la Santé Stéphanie Rist pour lui faire part des enjeux de prise en charge de cette maladie. Pour le moment, notre courrier est resté sans réponse. Aidez-nous à l’interpeler en signant cette pétition !
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Le problème
Préambule
Je suis celui qui dit non aux confinements sociaux.
Nous sommes celles et ceux qui disent non aux confinements sociaux.
Nous demandons la reconnaissance du syndrome de Diogène comme maladie mentale pour empêcher que des milliers de personnes soient abandonnées dans le silence et privées de soins.
Notre demande
Nous demandons la reconnaissance officielle du syndrome de Diogène comme maladie mentale nécessitant une prise en charge coordonnée et spécifique.
Cette reconnaissance est indispensable pour :
1) Légitimer les personnes qui en souffrent, parce que c’est une souffrance et cette souffrance entraîne une dégradation de l’état de santé des personnes concernées. Elle empêche la possibilité de leur bien-être et de leur épanouissement.
C’est une maladie mentale et non une maladie psychiatrique car elle n’entraîne pas d’altération de l’état de conscience, et les personnes conservent toutes leurs facultés cognitives, intellectuelles et sensorielles. De plus, il n’y a pas de médicament pour soigner cette maladie.
2) Une meilleure prise en charge :
Puisque le syndrome de Diogène n’est pas considéré comme une maladie, aucune prise en charge n’est prévue pour les personnes qui en souffrent. Pour répondre à l’urgence, des mesures moins curatives que coercitives sont mises en place (signalement, expulsion, hospitalisation forcée, mise sous tutelle ou curatelle, perte de l’autorité parentale).
Ces mesures ne permettent pas une amélioration de l’état psychique des personnes, elles les privent de leur liberté et les séparent de leurs proches, ce qui renforce leur isolement.
Elles achèvent de rompre un lien déjà fragile avec l’entourage et les institutions.
Cette réaction institutionnelle ne permet pas d’apporter des changements durables à ces personnes. Sans accompagnement, une intervention de désencombrement et remise en état du logement est presque toujours associée à une rechute rapide.
Cette impuissance a un coût social, elle entraîne non seulement des risques pour la collectivité mais également une perte financière importante pour les personnes concernées, leurs proches et les pouvoirs publics dans le cas où des aides sont versées.
Une reconnaissance permettrait :
- un meilleur repérage des personnes concernées ;
- un accompagnement coordonné qui apporte une aide durable à ces personnes ;
- de mobiliser des financements pour assurer la prise en charge, notamment pour les personnes les plus démunies ;
- de développer la recherche sur ce syndrome encore insuffisamment étudié ;
- une meilleure formation des professionnels de santé, des travailleurs sociaux et des collectivités.
Qui sommes-nous et qui aidons-nous ?
L'association "Survivre à l'insécurité", fondée par Pierre Ludosky en 2021 après plus de 10 années d’expérience, vise à venir en aide aux personnes souffrant du syndrome de Diogène, un trouble du comportement qui se manifeste par une accumulation non maîtrisée d'objets divers dans leur domicile. Selon certaines études, ce trouble toucherait entre 2 et 6% de la population française. Les conséquences de ce trouble sont profondes, impactant les relations affectives et sociales des personnes concernées. Une personne Diogène, c'est peut-être vous-mêmes, un proche de votre famille, un ami, un voisin ... qui n'osera pas vous en parler.
C'est la raison d'être de l'association, de venir en aide à ces personnes et leur permettre de retrouver une vie normale.
Quels sont les enjeux ?
En 2022, la Santé Mentale était désignée comme grande cause du quiquennat. Mais sans moyens mobilisés, cette déclaration n’est qu’un vernis qui ne reflète pas les politiques publiques mises en œuvre en matière de santé. La santé mentale des citoyens et la prise en compte du syndrome de Diogène comme un enjeu de santé mentale méritent mieux que de figurer en postiche de l’inaction publique.
Nous avons écrit à Mme la ministre de la Santé Stéphanie Rist pour lui faire part des enjeux de prise en charge de cette maladie. Pour le moment, notre courrier est resté sans réponse. Aidez-nous à l’interpeler en signant cette pétition !
Les décisionnaires
Message aux signataires
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Pétition lancée le 10 juillet 2023