Laissez le sanglier Gaston dans sa famille !

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Depuis plusieurs mois, la famille Crevoulin, à Uzer, se bat pour sauver Gaston, un sanglier. Il est arrivé dans la famille il y a maintenant deux ans, lorsqu’en mars 2013, Jean-Michel Crevoulin l’a trouvé dans un fossé. « Il était tout petit, j’étais avec une collègue qui m’a persuadé de le prendre et je l’ai emmené chez mes parents, Denise et René. » Le lendemain, il l’emmène chez un vétérinaire qui prend la décision de le castrer. Les mois passent et Gaston vit toujours paisiblement chez Denise et René Crevoulin.

Un jour, des gardes de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) viennent frapper à leur porte. Détenir un sanglier est illégal et ils ont été dénoncés. Suite à cette visite, Denise et René reçoivent un rapport de manquement administratif des gardes de l’ONCFS, début décembre 2013. Suivront ensuite les courriers de la direction départementale des territoires (DDT) et de la préfecture, demandant à la famille Crevoulin de régulariser la situation. « On a fait toutes les démarches demandées, Gaston est même inscrit au groupement de défense sanitaire », précise Stéphanie Crevoulin, l’épouse de Jean-Michel. Contactée, la DDT n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Un recours en justice envisagé
En début d’année, la famille Crevoulin a reçu un arrêté préfectoral de mise en demeure pour la “procédure de régularisation de détention illicite d’un sanglier”. Et, aujourd’hui, il est question d’euthanasie. Denise ne comprend pas cet acharnement : « Je veux simplement qu’on me laisse Gaston, qu’on me laisse la possibilité de m’en occuper. » « C’est un animal domestiqué, il n’a jamais été dangereux », assure Jean-Michel.

La famille vient de faire parvenir une demande de recours gracieux au préfet de l’Ardèche. Elle dispose donc de deux mois supplémentaires, après quoi l’euthanasie pourrait être inévitable. Mais la famille n’exclut pas la possibilité d’un recours en justice. « Pour ma belle-mère, très attachée à Gaston, je crains que le préjudice moral soit trop important », explique Stéphanie. Alors, aujourd’hui, « on espère et on croise les doigts ».