Stopper la répression au Centre Hospitalier du Rouvray (76)

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Depuis des années, les agents du Centre Hospitalier du Rouvray (76) comme nombre de personnels hospitaliers se battent contre leurs directions et les ARS pour de meilleures conditions de travail, d’accueil et de soins des usagers : personnels supplémentaires, maintien et/ou ouverture d’unité hospitalière, matériel adéquat et suffisant, ainsi que des salaires décents.

Rappelez-vous déjà les grèves de 2016, 2018 et aussi 2019.

Printemps 2020 : alors que la planète entière se bat contre un virus, la direction du CHR fait le choix une fois de plus de s’attaquer à son personnel.

En avril 2020 : 8 agent-e-s lanceurs d’alerte, après avoir dénoncé un document scandaleux, ont été convoqué-e-s pour une enquête administrative et menacé-e-s de sanction administrative ou pénale. 

En mai, les choses se précisent. Une agente a déjà fait l’objet d’une mutation forcée qu’on peut qualifier de sanction déguisée. Et les convocations préalables à sanction disciplinaire s’enchaînent.

Ces 8 agent-e-s se battent à nouveau pour des conditions de travail décentes, sûres et saines. De quoi aujourd’hui sont-ils accusés ?

  • De propos injurieux tenus sur les réseaux sociaux envers la Direction.
  • De diffusion de document interne.
  • D’utilisation abusive du mailing de l'hôpital.
  • De « like » postés sur des commentaires sur Facebook…


Ces accusations interviennent après la diffusion sur les réseaux d'un mail provenant de la Direction des Soins, adressé à tous les cadres afin d'être diffusé à tout l’hôpital.

Ce document avait déjà été affiché dans certaines unités. Il n’était pas daté, pas signé. Il n'était pas non plus accompagné de la désormais incontournable mention : « strictement confidentiel, ne pas diffuser ».

Ce mail a déclenché un véritable tollé sur les réseaux sociaux, dans les unités et a été mentionné dans la presse, ici par exemple

https://actu.fr/normandie/sotteville-les-rouen_76681/covid-19-agents-lhopital-rouvray-victimes-dune-chasse-lanceurs-dalerte_33129852.html

Il était proprement scandaleux par :

  • la mise en danger des patient-e-s et des agent-e-s.
  • la discrimination à l'encontre des patient-e-s.

Les signataires condamnent l’acharnement exercé par la direction du centre Hospitalier du Rouvray à l’encontre de ces 8 agent-e-s. En usant de leur liberté d’expression, ces agents ont voulu alerter de la mise en danger d’autrui par une direction maltraitante qui méprise sa responsabilité de protection du personnel et des patient-e-s.

Les signataires exigent la levée immédiate de toutes sanctions déguisées ou non et l’abandon total de toute procédure administrative ou disciplinaire concernant cette affaire.