Dignité et Protection des victimes de violences sexistes dans nos services publics !

Signataires récents:
Denis PRADE et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Nous, citoyennes et citoyens de Léognan, engagés pour la justice sociale, l’égalité et la dignité de toutes et tous, prenons aujourd’hui la parole sur un sujet qui dépasse les clivages politiques et les échéances électorales.

Le 22 mai 2025, la justice a reconnu coupable un agent communal de harcèlement sexuel répété à l’encontre d’une collègue placée sous sa responsabilité hiérarchique. Il a été condamné à 9 mois de prison avec sursis, à l’affichage de la condamnation en mairie de Léognan pendant deux mois, ainsi qu’à l’inscription de la peine sur le bulletin n°2 de son casier judiciaire. La gravité des faits établis ne laisse place à aucune ambiguïté : il s’agit d’une atteinte à la dignité humaine, commise dans le cadre du service public, et qui a durablement affecté la victime.

À ce jour, la collectivité n’a pas pris toutes les mesures attendues pour garantir, d’une part, la mise en œuvre effective de la décision de justice, et d’autre part, la protection pleine et entière de la victime dans son droit au travail et à la dignité. Dans un contexte où plusieurs alertes avaient déjà été émises sur un climat sexiste au sein de certains services, et où deux courriers de citoyennes et citoyens ont été adressés au maire sans réponse concrète, ce silence interroge.

Notre démarche n’est pas partisane. Elle ne vise ni à polémiquer ni à instrumentaliser. Elle s’inscrit dans une exigence républicaine : celle de protéger les victimes, de rappeler que la tolérance zéro face aux violences sexistes et sexuelles n’est pas une option, et que le service public doit rester exemplaire.

Nous demandons :

  • Le respect strict des décisions de justice ; mise à jour du lundi 29 septembre : L’affichage en mairie a été exécuté ce jour !
  • La mise en place de mesures concrètes pour garantir les conditions de travail et la protection de la victime et de ses collègues ;
  • La saisine du conseil de discipline afin que des sanctions adaptées soient prises en interne ;
  • L’adoption d’une politique de prévention et de tolérance zéro contre les violences sexistes et sexuelles au sein de la collectivité.
     

Nous posons une question simple, que tout citoyen est en droit de poser : dans une démocratie locale digne de ce nom, comment expliquer de tels silences ? Pourquoi retarder les mesures qui s’imposent, alors que la justice a parlé ?

Cette tribune est un appel à la vérité et à la responsabilité.

Un appel à replacer la dignité humaine au centre de l’action publique.

Un appel à dire collectivement : plus jamais ça.

Les premiers signataires :
Kitterie A., Olivier A., Hervé B., Hélène B., Julien B., Natalie B., Philippe B., Souad B., Antoine C., Françoise D., Marie F., Éric F., Claire G., Wahbi J., James L., Pascale L., Benjamin L., Catherine M., Véronique M., Xavier M., Franck M., Marilou P., Sylvie M., Gérard T., ...

Contact :
ethique.leognan@gmail.com

Le 9 octobre 2025, la mairie de Léognan a enfin pris la décision – attendue depuis de longs mois – de suspendre de ses fonctions l’agent communal condamné le 22 mai 2025 par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour harcèlement sexuel.

Cette suspension, effective à compter du 13 octobre 2025, intervient considérant que les faits révélés par le jugement correctionnel sont susceptibles de constituer des fautes graves, de nature à compromettre le bon fonctionnement du service et à porter atteinte à la réputation de l’administration.

Un conseil de discipline a été saisi sans délai, conformément au règlement de la Fonction Publique Territoriale.

Cette décision, bien que tardive, marque un tournant nécessaire. Elle vient confirmer que la gravité des faits reconnus par la justice ne pouvait rester sans suite administrative.

Nous saluons avec force le courage de la victime, qui a su tenir face à l’indifférence, aux pressions et aux tentatives d’intimidation. Nous exprimons également notre profonde reconnaissance aux citoyennes et citoyens de Léognan qui, par leur engagement, ont refusé le silence et se sont mobilisés pour que la dignité et la justice prévalent.

Il est désormais impératif que des sanctions disciplinaires soient également envisagées à l’encontre des agents cités dans les minutes de l’audience, pour leurs actes ou leurs manquements graves au devoir d’alerte et à l’exemplarité attendue du service public.

La tolérance zéro à l’égard des violences sexistes et sexuelles ne saurait se limiter à une suspension symbolique : elle doit s’appliquer à tous ceux qui, par action ou omission, ont contribué à banaliser ou dissimuler ces faits.

Nous dénonçons avec gravité les tentatives répétées d’inversion victimaire et les menaces de procédure-bâillon dont ont été la cible la victime et les citoyennes et citoyens qui la soutiennent.

Ces manœuvres constituent une atteinte inacceptable à la liberté d’expression et à la défense des droits fondamentaux.

Elles visent à faire taire celles et ceux qui rappellent pourtant des principes simples : la vérité, la justice, la protection des plus vulnérables.

Cette étape doit être l’occasion d’un sursaut collectif : celui d’une administration qui protège ses agents, soutient les victimes et affirme, sans ambiguïté, que le service public ne saurait être un lieu de domination ou de silence.

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Franck MARTINETLanceur de pétition

88

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Nous, citoyennes et citoyens de Léognan, engagés pour la justice sociale, l’égalité et la dignité de toutes et tous, prenons aujourd’hui la parole sur un sujet qui dépasse les clivages politiques et les échéances électorales.

Le 22 mai 2025, la justice a reconnu coupable un agent communal de harcèlement sexuel répété à l’encontre d’une collègue placée sous sa responsabilité hiérarchique. Il a été condamné à 9 mois de prison avec sursis, à l’affichage de la condamnation en mairie de Léognan pendant deux mois, ainsi qu’à l’inscription de la peine sur le bulletin n°2 de son casier judiciaire. La gravité des faits établis ne laisse place à aucune ambiguïté : il s’agit d’une atteinte à la dignité humaine, commise dans le cadre du service public, et qui a durablement affecté la victime.

À ce jour, la collectivité n’a pas pris toutes les mesures attendues pour garantir, d’une part, la mise en œuvre effective de la décision de justice, et d’autre part, la protection pleine et entière de la victime dans son droit au travail et à la dignité. Dans un contexte où plusieurs alertes avaient déjà été émises sur un climat sexiste au sein de certains services, et où deux courriers de citoyennes et citoyens ont été adressés au maire sans réponse concrète, ce silence interroge.

Notre démarche n’est pas partisane. Elle ne vise ni à polémiquer ni à instrumentaliser. Elle s’inscrit dans une exigence républicaine : celle de protéger les victimes, de rappeler que la tolérance zéro face aux violences sexistes et sexuelles n’est pas une option, et que le service public doit rester exemplaire.

Nous demandons :

  • Le respect strict des décisions de justice ; mise à jour du lundi 29 septembre : L’affichage en mairie a été exécuté ce jour !
  • La mise en place de mesures concrètes pour garantir les conditions de travail et la protection de la victime et de ses collègues ;
  • La saisine du conseil de discipline afin que des sanctions adaptées soient prises en interne ;
  • L’adoption d’une politique de prévention et de tolérance zéro contre les violences sexistes et sexuelles au sein de la collectivité.
     

Nous posons une question simple, que tout citoyen est en droit de poser : dans une démocratie locale digne de ce nom, comment expliquer de tels silences ? Pourquoi retarder les mesures qui s’imposent, alors que la justice a parlé ?

Cette tribune est un appel à la vérité et à la responsabilité.

Un appel à replacer la dignité humaine au centre de l’action publique.

Un appel à dire collectivement : plus jamais ça.

Les premiers signataires :
Kitterie A., Olivier A., Hervé B., Hélène B., Julien B., Natalie B., Philippe B., Souad B., Antoine C., Françoise D., Marie F., Éric F., Claire G., Wahbi J., James L., Pascale L., Benjamin L., Catherine M., Véronique M., Xavier M., Franck M., Marilou P., Sylvie M., Gérard T., ...

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Le 9 octobre 2025, la mairie de Léognan a enfin pris la décision – attendue depuis de longs mois – de suspendre de ses fonctions l’agent communal condamné le 22 mai 2025 par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour harcèlement sexuel.

Cette suspension, effective à compter du 13 octobre 2025, intervient considérant que les faits révélés par le jugement correctionnel sont susceptibles de constituer des fautes graves, de nature à compromettre le bon fonctionnement du service et à porter atteinte à la réputation de l’administration.

Un conseil de discipline a été saisi sans délai, conformément au règlement de la Fonction Publique Territoriale.

Cette décision, bien que tardive, marque un tournant nécessaire. Elle vient confirmer que la gravité des faits reconnus par la justice ne pouvait rester sans suite administrative.

Nous saluons avec force le courage de la victime, qui a su tenir face à l’indifférence, aux pressions et aux tentatives d’intimidation. Nous exprimons également notre profonde reconnaissance aux citoyennes et citoyens de Léognan qui, par leur engagement, ont refusé le silence et se sont mobilisés pour que la dignité et la justice prévalent.

Il est désormais impératif que des sanctions disciplinaires soient également envisagées à l’encontre des agents cités dans les minutes de l’audience, pour leurs actes ou leurs manquements graves au devoir d’alerte et à l’exemplarité attendue du service public.

La tolérance zéro à l’égard des violences sexistes et sexuelles ne saurait se limiter à une suspension symbolique : elle doit s’appliquer à tous ceux qui, par action ou omission, ont contribué à banaliser ou dissimuler ces faits.

Nous dénonçons avec gravité les tentatives répétées d’inversion victimaire et les menaces de procédure-bâillon dont ont été la cible la victime et les citoyennes et citoyens qui la soutiennent.

Ces manœuvres constituent une atteinte inacceptable à la liberté d’expression et à la défense des droits fondamentaux.

Elles visent à faire taire celles et ceux qui rappellent pourtant des principes simples : la vérité, la justice, la protection des plus vulnérables.

Cette étape doit être l’occasion d’un sursaut collectif : celui d’une administration qui protège ses agents, soutient les victimes et affirme, sans ambiguïté, que le service public ne saurait être un lieu de domination ou de silence.

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