Pour le maintien de la qualité de l’accompagnement des jeunes sourds à l’INJS de Paris !

Pour le maintien de la qualité de l’accompagnement des jeunes sourds à l’INJS de Paris !

0 a signé. Prochain objectif : 500 !
Quand elle atteindra 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
FO UNSA a lancé cette pétition adressée à DGCS et à

Pour le maintien de la qualité de l’accompagnement des jeunes sourds à l’INJS de Paris !

NON à la suppression des 2 postes de Conseillers Techniques de service social (CTSS) à l'Institut National de Jeunes Sourds (INJS) de Paris !

NON à la réduction des moyens d’accompagnement éducatif et pédagogique !

 

La direction a décidé de modifier le fonctionnement des services à l’institut à compter du 1er janvier 2021, en plein milieu d’année scolaire et en pleine crise sanitaire. L’une de ces réorganisations est la suppression de 2 postes de chefs de service éducatif pour créer un poste de chef de service accompagnement éducatif, parental et social.

Actuellement, il y 2 postes de chefs de services, qui sont les points de contacts à la fois des éducateurs, des familles, et des élèves. Ils gèrent 50 éducateurs et surveillants ainsi que 240 élèves et familles.  Comment l'INJS peut-elle sérieusement envisager de supprimer un de ces deux postes, et renvoyer la charge de travail sur le chef de service restant ? Comment peut-elle soutenir que la qualité d'écoute et de service due aux familles et aux élèves sera la même dans ces conditions ? Cela serait une situation inédite : dans les autres établissements, les équipes éducatives de taille similaire sont encadrées et soutenues par 2 voire 3 chefs de service.

Déjà, les moyens mis au service de l'accompagnement des jeunes s'amenuisent d'année en année : il n’y a plus que 216 agents pour 243 jeunes et familles depuis la rentrée contre 235 agents pour 223 élèves et familles il y a 5 ans. Ainsi, plusieurs postes d'éducateurs et d'enseignants n'ont pas été renouvelés, d’autres remplacés par des formes d’accompagnement pas adaptées. Pourtant, de plus en plus de jeunes accompagnés par l'INJS s'orientent vers une inclusion en milieu ordinaire, ce qui nécessiterait de développer les moyens de les accompagner sur ces différents sites.

Aujourd'hui, les équipes sont de plus en plus confrontées à des situations problématiques constatant que des jeunes ont peu d’heures d’accompagnement et décrochent scolairement, certains jeunes ne sont pas accompagnés par des professionnels maitrisant le mode de communication du jeune, il y a de moins en moins d’inclusion « à la carte » c’est-à-dire modulable pour être au plus près des besoins de chacun (possibilité d’avoir certains cours en inclusion et d’autres en classe spécialisée, possibilité d’avoir des cours de LSF ou des ateliers de décodage (LPC)…). A cela s’ajoute un environnement scolaire pas toujours adapté (particulièrement en ce moment avec la crise sanitaire) et où certains jeunes souffrent d’isolement. Nous sommes par ailleurs particulièrement choqués d’entendre dire que ces jeunes, après tout, ont choisi l’inclusion alors que l’on sait que ça n’est pas toujours le cas, loin de là. Il s’agit pour un certain nombre d’un choix par défaut. De même, il est affirmé que l’INJS n’aurait pas à se substituer à l’Education nationale alors que tous ces jeunes bénéficient de la double inscription INJS/établissement Education nationale précisément pour pouvoir être accompagnés par des professionnels de l’INJS (et alors que l’Education nationale n’a pas les moyens d’assurer un accompagnement adapté). Alors que notre rôle justement, est de les accompagner pour une inclusion optimale, nous ne pourrions que répondre qu'ils doivent se débrouiller avec très peu ou pas d’accompagnement en inclusion ? Ce n'est pas la philosophie que nous, professionnels de l’INJS, souhaitons mettre dans notre métier et dans l'accompagnement de ces enfants et de ces familles.

Les CTSS, à l'INJS, ont un rôle primordial dans ce genre de situation : ils animent les réunions hebdomadaires, encadrent les échanges et apporte un regard et une expertise liés à la connaissance précise des situations mais également au recul que seul peut apporter "un tiers" dans la relation entre le jeune, sa famille et les professionnels. Ils sont les plus à même de conseiller les familles et coordonner les professionnels dans tout ce qui a trait au relationnel.

Ainsi, la réduction du nombre de postes d’enseignants et d’éducateurs et le projet de suppression des postes de CTSS suscitent incompréhension et colère chez les professionnels de terrain. 

Nous demandons donc à la direction de l’INJS de Paris de prendre la mesure de cette situation, de renforcer les moyens d’accompagnement pédagogiques et éducatifs et de maintenir les deux postes de CTSS à l’INJS de Paris. 

Il en va de la qualité du service rendu aux jeunes et aux familles ainsi que des conditions de travail des agents, déjà bien malmenées par la crise sanitaire, les différentes réformes et la compression des moyens.

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