

Notre pétition a été récemment communiquée à une cinquantaine de parlementaires, députés et sénateurs, appartenant ou apparentés à sept partis politiques d'opposition.
Elle a été notamment transmise, à l'Assemblée nationale, à M. Christian Jacob, président du groupe Les Républicains, à M. Olivier Faure, président du groupe socialiste, à M. Jean-Luc Mélenchon, président du groupe La France Insoumise, à M. Guillaume Larrivé, ex-co-rapporteur de la Commission d'enquête, ainsi qu'à M. Gérard Larcher, président du Sénat, à M. Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat (195 sièges sur 348), à M. Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, et à M. Philippe Bas, président de la Commission des Lois du Sénat, actuellement dotée des prérogatives d'une Commission d'enquête.
L'objet de cette pétition étant de demander le recours à l'article 68 de la Constitution par le Parlement, il nous a paru indispensable et naturel de nous adresser aux premiers concernés, à savoir les parlementaires. Encore une fois, nous apprécierions bien évidemment que des signataires attirent eux-mêmes l'attention de leur député ou sénateur sur le sujet, en sorte que notre action soit amplifiée.
Ci-dessous une copie du courrier introductif accompagnant le texte de la pétition.
Diffusez et faites signer !
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A l'attention de […]
[Mme/M. la/le … ]
Nous souhaiterions attirer votre attention sur la pétition ci-jointe, demandant que la procédure de destitution du Président de la République soit engagée par les parlementaires. Cette pétition a été lancée dans la foulée de l’affaire Macron-Benalla, de façon indépendante et unilatérale. Aujourd’hui, sans bénéficier du soutien d’aucune organisation militante ni de fonds dédiés, elle fédère près de 7000 signataires de tous bords (au 28 octobre 2018), dont la liste est jointe.
Nous estimons, concernant le Président de la République, que le « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat », tel que formulé dans l’article 68 de la Constitution, est largement constitué dans le seul scandale Macron-Benalla, qui reste d’ailleurs entouré du plus grand mystère. Les développements de l’affaire ont ensuite largement montré qu’Emmanuel Macron est indigne de la fonction de chef de l’Etat.
En réalité, il nous semble qu’Emmanuel Macron avait déjà produit la démonstration de cette incapacité et de cette indignité antérieurement au feuilleton Benalla, lequel pourrait se résumer à un accident malheureux, grâce auquel on découvre, ce qui est moins accessoire, un système parallèle marqué par l’arbitraire, la verticalité, les passe-droits et surtout l’opacité. Depuis ces révélations, et en de multiples occasions, Emmanuel Macron n’a cessé d’apporter des preuves supplémentaires de la nécessité de sa destitution.
Nous croyons inutile d’attendre que des révélations supplémentaires mettent en lumière une corruption plus profonde encore de l’Etat jupitérien. Alexandre Benalla n’a, sans doute, permis de révéler qu’une infime partie de cet univers conçu pour être impénétrable, ce qui expliquerait l’obstination du Président de la République, du gouvernement, des hautes administrations et de certaines autorités militaires et policières à lui assurer une couverture maximale. Infime partie, sans doute, mais trop déjà, le tout étant couronné d’une impunité insolente qui fait offense au peuple français.
Nous croyons qu’en tant que Représentant de la Nation, vous êtes sensibles à notre inquiétude ; nous croyons que vous vous faites une haute idée des institutions, et en particulier de la Présidence de la République. Ainsi, nous voulons croire qu’en dépit du faible poids d’une pétition en ligne de 7000 signatures (une parmi une cinquantaine, toutes demandant la destitution du chef de l’Etat), vous prendrez acte de la mobilisation des quelques citoyens que nous sommes.
Veuillez agréer, [Mme/M. la/le … ] …
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