

Franchement, tout ce remue-ménage autour du remaniement nous est incompréhensible.
D'abord parce que, même si nous ne pouvons attendre grand-chose d'un gouvernement tant que l' "effraction" Emmanuel Macron est Président de la République, nous croyons néanmoins que la France, même à l'ère jupitérienne, ne mérite pas de rester tant de jours sans Ministre de l'Intérieur.
Certes, du haut de son Olympe élyséen, le maître des horloges n'a que faire de s'encombrer de Ministres ; mais il reste préférable, au moins pour l'image, d'installer des figurants aux postes requis. D'ailleurs, sans nous faire d'illusions, nous faisons le voeu sincère que tout figurant qu'il soit, le meilleur Ministre de l'Intérieur possible soit nommé.
Incompréhensible aussi parce que nous nous étonnons qu'au sein du vivier macroniste, qui aux dernières législatives avait fait souffler le vent de la révolution et du passage au nouveau monde, que parmi cette foule de talents nouveaux et féconds, il ait été impossible jusqu'ici de choisir la pointure qui conviendrait à l'honorable Place Beauvau.
En outre, nous nous interrogeons sur le fait qu'il ait été possible que plusieurs personnes aient pu décliner une proposition de ministère ! Est-ce que le privilège de servir l'État, celui de travailler avec le génial Emmanuel Macron n'est pas assez rare et convoité (comme Christophe Castaner en a produit une brillante démonstration en mettant en jeu sa démission) pour pouvoir être refusé ?
Incompréhensible, enfin et surtout parce que les solutions les plus évidentes nous sautent aux yeux.
Qui de mieux placé en effet dans l'estime et la confiance d'Emmanuel Macron, qui de plus instruit en matière de sécurité, d'ordre public et de renseignement, qui de plus expert en coordination, quel homme d'action et de conviction plus à même de diriger le Ministère de l'Intérieur ... qu'Alexandre Benalla ?
Dans les épreuves qu'ils ont récemment traversées, Alexandre Benalla et Emmanuel Macron ont, l'un pour l'autre, fait preuve de la plus grande loyauté et du plus grand dévouement. À n'en pas douter, la cohésion est parfaite entre les deux hommes. Les qualités de chef d'Alexandre Benalla, son autorité naturelle, son aisance instinctive dans le domaine du commandement ainsi que sa fine connaissance des rouages du pouvoir et de ses secrets en feraient immédiatement le membre le plus respectable du gouvernement.
Pour le Ministère de la Culture, vraisemblablement concerné par ce remaniement qui ne vient pas, comme dans Beckett, nous proposerions tout naturellement Michèle (Mimi) Marchand.
Cette autre proche de Jupiter, forte d'une relation de complicité comparable à celle qui soude Emmanuel Macron et Alexandre Benalla, n'a pas seulement pour atout de connaître par coeur le fonctionnement de la machine médiatique : elle présente également l'avantage, fort précieux en macronie, d'une large expérience du milieu mafieu. En somme, elle constituerait une source d'inspiration intarissable pour les milieux du livre, du cinéma et de la télévision qui sont autant de piliers de la Culture contemporaine.
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