Petition updateDestitution d'Emmanuel MacronOublier Benalla
Destitution DU PRÉSIDENTFrance
30 Sept 2018

Que l'on oublie Benalla et qu'enfin cette affaire rejoigne les oubliettes de l'Histoire : ce doit être l'un des voeux les plus chers à Emmanuel Macron, de retour d'un voyage mouvementé aux Antilles et après une envolée lyrique à l'Assemblée générale des Nations-Unies.

Pour aider à la concrétisation de ce souhait, outre le dévouement toujours aussi fidèle de ses courtisans, l'arsenal judiciaire lui est d'un grand service.

La justice est indépendante, et c'est Nicole Belloubet, Ministre, Garde des Sceaux et avocate d'Alexandre Benalla, qui le martèle. Il lui suffit d'étendre le champ de son instruction pour rendre caduc celui de la Commission d'enquête du Sénat.

Dans l'ombre de son "indépendance", forte du principe de séparation des pouvoirs - que l'ex-collaborateur de l'Elysée, tantôt agent de sécurité rapprochée, tantôt officier de police judiciaire, tantôt coordinateur des forces de sécurité, toujours paré des éclats de la Présidence de la République, semblait piétiner allègrement - à l'ombre donc de ces principes à géométrie variable, l'institution judiciaire noie le scandale dans l'opacité du secret de l'instruction et dans l'obscurité sacrée de la procédure.


Il est urgent pourtant de faire toute la lumière, de traiter les responsables en tant que tels.


En ce qui concerne M. Benalla lui-même, le mystère ne fait que s'épaissir. Le badge parlementaire de niveau H ne servait-il qu'à accéder à de banals équipements sportifs ? Comment peut-on soustraire à la saisie un coffre-fort entre deux perquisitions, et en restituer partiellement le contenu ? Qui sont les complices de cette étrange logistique ?

Quelle était exactement sa mission auprès d'Emmanuel Macron ? Pourquoi toutes les personnes interrogées se contredisent à son propos, le tout sous serment ?

Quels sont ces liens avec l'extérieur ? Pourquoi s'est-il rendu à Londres en compagnie d'un fiché S ? Pourquoi figurait-il en bonne place parmi les invités de l'Ambassade d'Arabie Saoudite, à quel titre, en quel honneur ? Nous voudrions rejeter avec force tout procès en complotisme, mais les circonstances sont hautement troublantes !

En ce qui concerne Emmanuel Macron, pourquoi entourer d'autant de prévenance un individu qui n'aurait eu que le malheur de déraper un peu, à titre individuel ? Est-il besoin d'exercer des pressions si explicites à l'encontre des sénateurs ? Pourquoi, dans une affaire personnelle, mobiliser le gouvernement, la majorité parlementaire, l'institution judiciaire, l'appareil d'Etat tout entier pour instiller des éléments de langage et égarer l'opinion publique ?

Dans ce scandale d'État, qu'un peu d'habileté, de transparence, même feinte, et surtout d'humilité auraient pu définitivement clore, Emmanuel Macron a commis la faute principale : en lançant son "Qu'ils viennent me chercher", il a exprimé son souverain mépris du ressentiment populaire, et rappelé son inviolabilité constitutionnelle.

En somme, un défi nous est lancé. Accepter et subir son impunité, et ce faisant son mépris, laisser la conduite de notre pays à une voyoucratie qui ne dit pas son nom.

Ou bien faire appel à la Constitution. Refuser que des forces obscures président aux destinées de notre pays.

La destitution est nécessaire. Si c'est à la Représentation nationale d'en initier la procédure, c'est à nous, citoyens, de la solliciter solennellement pour en crier l'exigence.

Signez et faites signer !

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